30.10.15

Dehors, Dedans

Dehors, la nuit noire nous enveloppe, la lune n'est pas encore là. Une petite bise du nord refroidit encore l'atmosphère, alors que les gribs annonçaient du SW et le Navtex du SE. 

Dedans, Anne Gastinel nous berce en boucle avec son violoncelle et l'Elégie de Fauré, nous rendant nostalgiques. le poèle ronfle un peu mieux que hier, mais il faudra régler le gicleur du carburateur. 

Dehors, la petite anse de Koxviken nous abrite, au nord de l'ile de Biskopsön

Dedans, nous allons préparer un apéritif à la santé de toutes nos familles, enfants, petits-enfants, amis, de France, de Suède, de Norvége, de Finlande, d'Allemagne , de Suisse, d'Angleterre, de Floride, et j'en oublie sûrement. 

Dehors, ce matin , c'était la visite aux phoques de la "montagne aux phoques" ou Själberget, demain ce sera , si on peut, le retour vers le continent, en passant par Artipelag pour retrouver nos amis de Bélisama, puis nos amis du Wasahamnen.

Dedans, c'est Pirate qui se nourrit autant de caresses que de croquettes, la Skippette qui bouquine ou qui mijote un bon petit plat.Dedans c'est aussi le lien ténu du WiFi qui nous connecte faiblement au Monde: nous sommes loin, dans l"outer Archipelago", l'archipel extérieur. 

Dehors, c'est la Suède dont nous sommes tombés amoureux, dedans c'est notre bateau, notre maison, et nous y sommes heureux.Et nous voulons le partager.
 
PS les photos viendront après 

Dernières iles...

Nous sommes allés en bus et en métro  à Stockholm retrouver tous nos amis et notre cher Leif , prendre nos marques. Notre place nous attend, mais nousvoulons profiter jusqu'au bout!Puis à midi nous avons retrouvé avec joie Denis et Kaja, heureux propriétaires du nouveau 445 Bélisama (voir leur blog) . Intéressant de comparer les idées, les réalisations...

Mercredi matin il faut s'arracher à ce nième paradis de Smådalarö. Cybèle enlève sa tenue de camouflage:


29.10.15

Pirate reprend la plume

 Profitant de notre absence pour aller à Stockholm en bus et en métro, Pirate pour une fois fauche mon clavier et veut raconter son point de vue. Je le laisse s'exprimer.


 Nous sommes donc arrivés dans ce superbe en droit de Smådalarö, après une superbe manoeuvre du Capitaine, qui a fait entrer Cybèle dans un trou de souris (excusez, pas pu m'en empècher!) 
Je n'en crois pas mes yeux et mon flair: un PONTON, des ARBRES, des TAILLIS, des FUTAIES, de l'HERBE!! Je regarde mon équipage, qui ne dit rien, et je saute sur le quai . Magnifique terrain de jeu! La Skippette me regarde, pour la narguer je passe sur une poutre de 4 cm de large qui surplombe l'eau, juste pour la faire frémir.
 Permettez-moi de ne pas dévoiler mes techniques de chasse, mais j'ai pu faire des cartons! Retour au bateau juste pour un petit besoin (en bien-élevé, je ne vais que dans mes toilettes) et un petit en-cas de croquettes, et je repars. Et ce fut ainsi pendant 3 jours! excellent pour mes griffes, mes articulations, et mon cerveau qui s'encroûtait. 

 Mais le premier soir en les écoutant, j'ai compris que je causais du souci à mon équipage, pour mon retour en France. En effet je ne me déplace que par Air-France, et uniquement en cabine. J'ai entendu le trafic nécessaire: une soirée sur internet pour réserver les billets, Skippette au clavier et Capitaine à la Carte Bleue (aïe!)
 -le Capitaine me fait voyager le 16 décembre de Stockholm à Paris puis Brest le plus directement possible, je n'aime pas attendre (pourtant 5 heures à Paris..) Il faut retrouver la voiture le soir à Brest( avec ma litière, ouf) , puis partir dés le lendemain matin à Roscoff pour que je retrouve une de mes positions favorites: les genoux de Pol, ou le jardin rempli d'oiseaux de Fabienne .
 -La Skippette part en France par Norwegian, avant le Skipper, pour voir ses enfants ,puis part à St Martin, beaucoup trop chaud pour moi.Le Skipper la rejoint le 30 décembre par Air-Caraibes, ils repartent de là-bas le 9 janvier pour Stockholm. Et je ne reviendrai, toujours par Air-France, que fin avril!J'aurai ainsi évité les grands froids préjudiciables à ma santé et à mes petites pattes. Mais eux auront eu besoin de 3 compagnies d'aviation, de train, de taxi, d'amis, sans parler des logements.
 Je savais que je suis très important pour mon équipage, mais je n'imaginais pas le complexité des transferts. Les bateaux de nos amis du Wasahamnen  sont pleins de chats, mais qui sont habitués au froid, pas moi... 
 PS il n'y a pas d'image sur ce billet: avez-vous déjà vu un chat avec un appareil photo? Je vais rendre le clavier à mon Capitaine pour qu'il vous raconte la suite: ils en ont encore fait de belles, avec un superbe tout petit port naturel avec ponton, et seulement 1,6 m de fond! seule Cybèle peut y entrer.

26.10.15

Repos

Nous laissons le mauvais temps passer , et notre fier coursier se reposer. Pirate aussi!

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle... sur le pont


24.10.15

La récompense: Ranø-Smådalarö



En mer, on ne peut pas avoir que des difficultés. De temps en temps , comme pour s'excuser de nous avoir fait du mal, la météo s'assagit.
La journée commence par une ballade en ville où nous retrouvons notre Tunisien qui vend des fleurs sur le marché, et qui a de bonnes fraises (Belges),puis  nous montons  à bord de Selena de nos amis Anne et Bruno, seuls Français de l'année,pour un très sympathique déjeuner.Ils vont hiverner à bord ici.

 J'en profite pour passer un petit message personnel: leur beau Séléna est à vendre, après 10 ans de loyaux services. Sa visite vaut le détour , entre autres par le nombre d'astuces . Pour tout renseignement et dossier technique: leur adresse mail : charnavas (at) gmail.com

Nous choisisons de partir le soir pour un petit mouillage forain, le premier depuis que nous sommes arrivés (enfin!) dans notre Jardin : l'Archipel de Stockholm


22.10.15

Deuxième épreuve!Nynashamn

On croyait avoir payé notre tribut à Neptune la semaine dernière.
Cette fois encore, pour le retour, nous prenons 3 météos. Les gribs par l'excellent Weather 4D Pro, le Navtex qui marche en permanence, et le Windfinder. Pas de Gale Warning sur zone, et rien ,suivi de SW montant jusqu'à 25 à 30 Kt dans les rafales; C'est jouable, d'autant que la mer était d'Est et donc sera plate au début.

1-Et çà commence pianissimo. Un festival des beautés de la Nature.
-D'abord, après un ciel magnifique et du soleil (si!) tout d'un coup un froid tombe et donc un imposant brouillard qui nous cache la sortie. Il repart aussi vite qu'il est arrivé.

20.10.15

Skillinge-Kalmar


Je passe rapidement sur le fait que nous sommes bout au vent, vous aviez deviné. Un saut jusqu'à Skillinge, qui nous avait donné quelques frayeurs il y a deux ans avec un balisage minuscule et deux traceurs erratiques en mème temps.




17.10.15

Ystad


La météo est toujours aussi mauvaise; Nous ne comptons plus le nombre de jours de vent de secteur Est...avec pluie... et çà va durer . Seule solution, des sauts de puce.
Après une dernière promenade en ville,




15.10.15

bloqués à Skanor


Tandis qu'une escadrille de ???  tente de s'envoler vers le sud en ordre très dispersé par le vent,


14.10.15

Back to Sweden??? çà suffit!

Pirate exige de prendre la parole, et je me dois de taper sous sa dictée.

Mardi matin, à 3 heures 45 (vous avez bien lu) je vois l 'équipage en train de prendre un petit déjeuner!alors que je me remettais juste de notre mésaventure du trajet Hornbaeck-Klintholm, qui n'a débouché sur rien puisque je n'ai pas pu revoir mes amis Allemands Nicola et Bernd.Je les entends parler de 3 météos concordantes pour dire qu'il faut profiter du futur vent de NE.. D'autre part ils ont bien préparé le pont, rien ne dépasse sauf l'annexe dégonflée
la lumière rouge et la bougie sont là pour ne pas abimer leurs pauvres yeux d'humains, bof...

13.10.15

Note sur la prise de ris


Je reviens sur nos aventures récentes. Nous avons dù prendre les 3 ris par vent de travers, sans pouvoir remonter au près pour la manoeuvre du fait des bouées de chenaux et des cargos. Or, vent de travers, la grand-voile descend très mal: pression des lattes forcées sur les haubans et sur le rail de màt, qui coulisse toujours aussi mal.
J'ai constaté la grande différence entre la prise du 2 ème et du 3 ème ris:
-le 2 ème était encore automatique: frottements très importants de la bosse dans ses 6 poulies de renvoi, et grande longueur de bosse à border.La GV étant mal descendue ajoute de la difficulté, d'autant que la nuit on ne voyait rien.
-le 3 ème n'est plus automatique depuis 2 ans: j'ai mis une bosse d'amure et une bosse de point d'écoute. Il a suffi de descendre à la main (très facilement puisque dans l'axe des chariots du rail de màt) la bosse d'amure, de la bloquer, de reprendre la drisse de GV au winch, puis la bosse de point d'écoute.Les deux bosses de ce ris sont « en simple » et côte à côte, reprendre le mou est deux fois plus rapide en prenant les deux dans une même main.
Conclusion, le deuxième ris va ètre modifié comme le troisième.

Fin octobre Cette modification a été faite sans aucun problème, sans rajout de matériel, puisque j'avais déjà récupéré un Spinlock du piano, celui de la drisse de génois qui est maintenant au màt.
Le résultat est très concluant. Dans un article de Attainable Adventure (que je ne peux reproduitre ici, le site est payant, mais je le recommande ) il y a une discussion intéressante sur ce système qui conclut à sa valeur.

11.10.15

L'épreuve.

Voilà . Nous sommes bien arrivés à Klintholm, mais est arrivée l'épreuve que nous redoutons tous, le gros  mauvais temps de nuit,  totalement  imprévu.Reprenons depuis le début.
Nous étions à Hornbaeck, surveillant la météo depuis plusieurs jours, à la fois par le Navtex et par les fichiers gribs de l'Ipad sur Weather 4D Pro. Seul souci, le vent d'est pour plusieurs jours, mais entre 10 et 20 noeuds maxi. Aucun gale warning. Nous décidons d'attendre un jour meilleur, quand nos amis de Tabaluga nous disent qu'ils envisagent de partir d'Allemagne pour nous rencontrer. Il est possible de se joindre à Klintholm, ce qui pour nous représenterait juste 1 heure de moteur, et du vent de travers ensuite, le tout pour un peu plus  de 80 milles. Et il faut arriver à Klintholm impérativement de jour , voir plus bas.

10.10.15

Hornbaeck

Temps maussade, vent debout comme de coutume, et il a fallu prendre plus de 1 heure pour nettoyer l'extérieur du bateau de toutes les saletés accumulées par les vents.
Du coup, nous sommes un peu paresseux. Un coup de moteur , et nous voilà 5 milles après, arrivés au petit port de Hornbaeck. Il n'est pas dans les guides, juste sur les cartes, mais il est renommé pour son charme. De plus c'est la patrie de Ilse Jacobsen . Comment, vous ne la connaissez pas? C'est une des icônes de la mode Danoise, et la Skippette en est folle. Depuis l'année dernière la Puce a des baskets, un maillot de bain, une robe, des claquettes, toutes bien sùr griffées.Heureusement ce n'est pas trop ruineux, car le bateau va avoir besoin lui aussi de frais: après l'anémomètre c'est la girouette qui vient de se faire porter pàle. Je pense au cable dans le màt...qui ne se trouve que chez un revendeur anglais, Rayamrine se contentant comme d'habitude de proposer un changement complet.

Nous arrivons donc le soir au port, charmant, et pas vide. Une place est tentante au bout du quai intérieur, et l'éléctricité fonctionne. L'automate de paiement attendra le lendemain.
Nuit calme, et ce vendredi noous prenons le temps de nous promener à vélo dans la forèt et dans le village, typique vieux village de pécheurs.


7.10.15

Mauvais temps

Depuis deux jours et deux nuits, le vent hurle  sans arrèt dans les màts.
Et ce soir, ces curieux nuages : que signifient-ils?





Il commence à y avoir du dégàt dans le port

tandis que les pécheurs sont plus  rares à sortir, et que la mer descend toujours.
La météo comencera à s'améliorer demain soir...
Mème le Harbour Master n'est pas venu. heureusement nous avons du courant électrique et ne manquons de rien, sauf d'un peu de soleil. 
A bientôt!






2 modif dans les pages bateau (poèle Refleks) et trucs (poèle ) le 08/10/2015





6.10.15

Gilleleje

Hello tous!
Comme nous sommes bloqués à Gilleleje par un gros coup de chien, je peux prendre du temps pour écrire, pendant que la Puce révise ses cours de Suédois.


les goélands volent à reculons, la mer est blanche

Nous étions déjà venus ici il y a deux ans, et avions apprécié le coin et la côte.


5.10.15

Anholt



Anholt nous a été chaudement recommandé. De plus c'est une merveille de la Nature, créée par les courants et les vents:seule  la partie ouest est rocheuse et montagneuse (47 m). De plus l'ile  est sur le chemin du retour, le Homeward Bound des Anglais.

2.10.15

Hals, fin du Limfjord


La météo semble potable. Nous partons.Il faut passer deux ponts pour sortir de la ville. Le pont de chemin de fer, qui ouvre 10 minutes avant...


il vient de fermer.                 



Visite de la ville de Ålborg.

Nous nous sommes laissés guider par l'office du Tourisme de la ville qui propose deux circuits pietonniers.
Bien nous en a pris, la ville est passionnante.Ce qui suit n'est pas un guide de visite, mais des souvenirs d'une flànerie...

- le plus beau trésor: la maison du riche marchand  Jens Bang (1642) , style Renaissance , 5 étages. 
Pour se venger de ses ennemis, il les a caricaturés sur ses façades.Et l'une des sculptures du côté sud le montre tirant la langue à la Mairie où il n'a jamais pu ètre élu.La maison a abrité une grande pharmacie pendant 300  ans.



 .

1.10.15

Tourisme côtier

Atle ayant loué une voiture pour leur séjour qui va durer deux semaines, nous partons sur la côte visiter quelques hauts lieux touristiques. Tous sont marqués par la lutte des éléments (vent d'ouest et mer) contre la terre, qui perd toujours la bataille.

-Løkken n'a pas de port, mais des pécheurs. Comme sur les côtes de Belgique et de Hollande, les bateaux sont tirés à terre par un ingénieux système de càble et de treuils; Nous avons vu la manoeuvre. Un très long càble est amarré à la quille du bateau, passe dans une grosse poulie au bout du quai (qui est rallongé au fur et à mesure que la côte s'ensable) puis sur un treuil au bord de la falaise. Quand un bateau gène le passage, celui qui descend à l'eau  fait comme un créneau gràce au càble dont la traction est modifiée par une poulie coupée sur un tracteur. Un ingénieux système permet de dégoupiller l'amarre quand le bateau flotte.
Mème sytème à l'envers pour remonter les pècheurs.