31.8.14

Kuivasto

Samedi 30 aout après-midi,

Nous partons pour Kuivastu, conseil de la maitre du port de Haapsalu. C'est notre 3eme escale estonienne, sur l'ile de Muhu qui est en fait raccordée à la grande ile de Saaremaa par une langue de terre.

Nous sommes accueillis dans une marina nouvelle, de la société Saarte Liinid Ltd qui a fait 16 ports en Estonie, pour desservir ferries, petits cargos et plaisance: économies de structure, et excellente utilisation des fonds européens.

Juste avant l'arrivée, nous sommes hélés par les garde-côtes Estoniens qui nous interrogent de leur Zodiac, et prennent des tas de photos (?). Le port étant très sûr, nous louons facilement une voiture, pour une ballade de 200 km dans les deux iles.

La grande ile de Saaremaa. On commence par la visite du vieux village de Koguva, à l'ouest de Muhu: très vieux village de pécheurs, mais dont les maisons sont nettement séparées les unes des autres.Il est classé, donc aucune modification possible.



29.8.14

Haapsalu

Vendredi 29,

Nous partons très tôt pour Haapsalu, qui a l'air intéressant . Trajet de 70 milles sans histoire jusqu'au passage entre la terre et l'ile de Vormsi, passage où les fonds sont de moins de 3 mètres, et aucun balisage marqué sur le traceur Raymarine. Heureusement les bouées sont en très grand nombre et l'Ipad précis. Le circuit est un peu contourné, mais maintenant nous faisons une confiance totale au balisage. nous arrivons à ce port, ancien port de pêche, tombé en déclin car la mer est de plus en plus loin, même phénomène que pour Tallinn: l'envasement progressif est inéluctable, et oblige à entretenir un petit chenal dragué.

Le port est tout petit, mais très moderne, en travaux, tandis que l'ancien port indiquè sur les guides est... à vendre. Notre place est minuscule mais nous sommes bien aidés par un Estonien sur son motor-boat, seule personne vivante apparemment dans le coin.

La ville est très ancienne, fondée en 1279, et qui a connu un important essor du fait de la venue des riches Russes de St Petersbourg qui venaient « prendre les eaux » et les bains de boue.

Trompe-l’œil pour camoufler une ruine

27.8.14

Visite de Tallinn

De Pirita à Tallinn, il y  6 km, avalés en bus facilement.

Deux maitres-mots pour moi

-1- Terre de contrastes d'abord,
  • Avec de très modernes bâtiments jouxtant des maisons historiques.
    année 2003/années 1800

Tallinn

mardi 26 aout
8 heures 30,nous partons vers l'Estonie. Le vent prévu semblait favorable, 15 noeuds de NE. Eh bien nous n'aurons rien pendant 4 heures, au moteur, avec une houle désagréable de SW (?) . Je vais me coucher. A mon réveil le bateau file 7 noeuds sous génois, pointes à 8,2.La houle se calme à l'approche des côtes Estoniennes, tandis qu'un gros ciel noir nous menace, me faisant penser à l'ancien rideau de Fer.
Et nous arrivons à Tallinn, ou plùtôt à Pirita, ancien siège des JO de 1980, entièrement construit  à partir de rien. Au fond de ce port, le fief du KJK.
JO 1980, en pleine "occupation" Soviétique

24.8.14

Une petite visite de Helsinki

Comme avec Stockholm, plutôt que de tout raconter, je préfère noter mes coups de coeur, et il y en a eu beaucoup dans cette "Perle de la Baltique" (tiens, pour une fois on ne parle pas de la nième Venise du Nord)Il y a tant à voir et à raconter!
-Nous avons eu le privilège de faire la connaissance de la mémoire du NJK (Nÿlandska Jachtklubben), le plus vieux yacht-club de voile de Finlande, par la voix de Leif Strandström. Un vieux monsieur pétillant qui nous a tout raconté (en anglais) , nous a montré les archives, l'histoire du club depuis le XIXème siècle, sa fondation sur une ile de l'Archipel, le déménagement du premier bàtiment en bois sur la glace (!!!) sur l'ile actuelle de Breckholmen , plus proche du centre-ville, sa nouvelle construction il y a plus d'un siècle (plan de 1900), sa collection rarissime de plus de 300 fanions de clubs de voile du monde entier, son trésor de coupes de régates, de cadeaux de tsars et de mécènes, ses archives de livres et revues de Voile, y compris tous les Lloyd Registers of yachts...Et nous avons pu visiter de fond en combles tout le yacht-club y compris la tour.Les photos sont exceptionnelles et n'ont jamais été prises.Il a son propre pavillon Finlandais , un honneur.(1)
Pavillon de Leif: une bande bleue en plus en bas

21.8.14

Arrivée à Helsinki


Nous étions donc à Ekenas, "bloqués" par le mauvais temps, et pourtant on ne peut plus rester. Je veux partir, après tout nous ne sommes pas en haute mer par vent contre courant, çà devrait passer.
mais il pleut beaucoup:
Mais il ne faut pas tordre le coup aux idée reçues: ici comme chez vous il doit faire beau au moins deux fois par jour, il suffit de partir juste à ces moments.

19.8.14

Gast! C'est parti pour rester!

...Comme on dit en Bretagne!
regardez les gribs frais du jour:

Nous sommes sur le petit point bleu un peu en haut et un peu à droite de l'image
En ce momen précis (15.20 locales), 27 noeuds dans les rafales, nous  gitons! et une pluie diluvienne.
Cette nuit orage énorme avec éclairs et tonnerre.Ce matin entre les averses nous avons enfourché nos vélos pour quelques courses, en cas de blocage complet...

18.8.14

Bloqués à Ekenas

Hello,

Je vous ai laissés à Rosala, dont nous n'aurons pas un souvenir impérissable.Nous quittons sans regret ce port pour avancer vers Ekenas. Pas de vent , orages , pluie, et une route invraisemblable entre cailloux, très bien balisée mais je ne comprends pas toujours le choix. Juste un exemple, d'une portion de route sous la pluie: copie de l'Ipad

16.8.14

Rosala

Après notre belle ballade dont vous verrez les photos, nous décidons de ressortir par le même chemin et nous rapprocher de Helsinki par petites étapes, car du mauvais temps se prépare pour dimanche a mercredi au moins. 

Nous reprenons l'autoroute et à la voile mais juste sur la panne (*) ce qui est un peu désagréable et oblige à tirer des bords grand largue ou à empanner, entre toutes les bouées cardinales. 

On avait choisi le port de Rosala, mais on s'est perdus!! Sans carte de détail ,on avait les deux traceurs qui nous indiquaient des ports avec pour l'iPad deux localisations, et pour le traceur Raymarine deux noms différents. 

Après avoir tourné en rond dans des hauts-fonds on finit par héler des indigènes sur leur pirogue, pardon, des Finlandais, qui nous disent que ce n'est pas du tout là! Nous les suivons, et trouvons une troisième anse avec le port indiqué sur la photo de notre journal finlandais. En fait nous avions les coordonnées géographiques, et c'était une erreur de débutant de ne pas l'avoir cherché directement sur le Raymarine. L'iPad en effet n'indique pas les coordonnées. 

Et là, petite déception. Port vide (la saison est finie) mais tout est payant même la pompe à eaux noires: 4 €! Jamais vu! et la pompe à gasoil n'a même pas d'indication de prix. Et la propriétaire ne parle pas anglais. Heureusement Les finlandais qui nous ont aidés la connaissent et lui expliquent notre situation. Pirate qui avait attrapé le tournis dans nos allers-venues s'obstine à regarder sur tribord alors que nous sommes bâbord à quai: il ne voit pas le ponton et, bougon, va se coucher! Il se rattrapera cette nuit. Et ce matin, plus un souffle de vent! On va échafauder un nouveau plan... 

(*) sur la panne: exactement vent arrière.

15.8.14

Randonnée à Aspö

Et ce vendredi 15, nous faisons une magnifique randonnée, bien balisée, et avec une vue, non, des vues à couper le souffle. 

J’espère avoir vite de l'internet pour vous illustrer les paysages! De plus nous avons pris chez la harbourmistress un guide en anglais des îles de l'archipel. 

Passionnant, ce port a servi aux Vikings, aux Russes, aux Allemands, aux Finlandais, il était stratégique malgré sa taille, car central et bien protégé.



Aspö 

(Crédit cartographique: Google Maps)

14.8.14

Aspö

De notre correspondant en Mer:

Jeudi 14 août 2014 matin, nous sommes réveillés par un clapot bruyant: le vent a changé, contre toute prévision. Il est d'est! La météo est encore fausse, elle me fait penser au fameux petit vent de NE du matin a Houat ou Sauzon... (séquence Nostalgie). 

De plus le ciel est gris Breton. On ne se laisse pas abattre: départ au prés, puis changement de plan et choix d'un cap plus arrivé: nous prenons la direction de l'autoroute, ou plutôt la voie privilégiée vers le sud puis le SE, et nous verrons plus tard le point d'arrivée.
tout petit phare sur le bord de l'autoroute

13.8.14

Högsara

Mercredi 13,

Il faut s'arracher de cette belle escale et de nos amis Finlandais Bengt et Anü que nous remercions énormément pour leur amitié, leurs conseils, et le très bon restaurant. mais avant de partir il faut vidanger les eaux noires. Et pour ce faire il faut sortir de notre place entre pieux pour aller à quai.


12.8.14

Ruissalo. Naantali

Nous rentrons à nouveau lundi dans la marina de Bengt et Anü, qui nous ont donné l'adresse des deux webcams qui surveillent le port. Elles ont permis à la famille de nous voir arriver , puis repartir en voiture avec nos amis .Une anecdote à propos de ces webcams:un couple d'amis devait sortir en bateau avec Bengt; la jeune femme arrivée trop tôt en profite pour se changer en se cachant derrière une voiture garée là, juste sous la webcam du parking!!
Nous partons donc pour Naantali , avec son vieux quartier tout en bois.


11.8.14

Seili

Dimanche 10,

Nous nous extrayons difficilement de notre trou à rat , vent de travers Heureusement les autres bateaux près de nous , côté au vent, sont partis. Celui sous notre vent ne fait rien pour nous aider, jusqu'au moment où il voit que nous sommes très très lourds: il accepte alors de sauver son bateau en nous aidant.

Toujours sur les conseils de Bengt, nous choisissons Seili, petite ile tout près de nous, mais à l'histoire chargée. En 1620 Gustave Adolphe de Suède a décidé qu'elle servirait d'isoloir pour les lépreux (qui "encombraient" Turku), et ensuite pour les malades mentaux. Il a créé un hôpital et un village. Deux anses bien abritées, dont une nous accueille.

Nous visitons les lieux, en nous désolant d’être tard: tout est fermé. L’hôpital a été transformé en Institut de recherche sur l'Archipel, rattaché à Turku.
l'Eglise en bois

9.8.14

Nagu

Vendredi 8,

Nouveau trajet vers Turku pour des courses et enfin pour le ship, où je trouve le fameux enrouleur de sangle très pratique: 50 mètres, résistance 3800 kg.Je vous en parlerai dans mes trucs.
J'aime bien leur slogan:saves your money, nerves, marriage, and the planet!

Bengt vient nous voir pour le programme du weekend-end. Il nous propose Nagu, le St Tropez du coin.vent debout, évidemment! donc 3 heures de moteur entre les îles.


8.8.14

Ruissalo Marina

Jeudi 7 août,

le trafic est si important qu'il y a des radars automatiques sur les rochers (ici le pylone)

6.8.14

Rencontre Finlandaise.

Mercredi 6,

Départ vent d'est, orageux, avec une température à 34°, épuisante. Priez pour moi, mes frères Bretons, même mon appareil photo trop chaud s'est bloqué.on rentre dans le grand chenal vers Turku, avec nombre de ferries tous les 1/4 d'heures.

5.8.14

Houtskär: la pépite!


Mardi 5 aout,

Nous voulons aller à Turku, etape la plus nord de notre périple de cette année. Bien sûr le vent en décide autrement.

C'était bien parti pour les prévisions (sud-est) , mais le vent a forci avant de tourner à l'est, soit en plein dans le cap.Changements nombreux de toile avec les variations de vent, mais le génois est impossible à rouler correctement dans les rafales: je mets la trinquette, et je me déroute vérs un abri au largue, avec des pointes a 8,5 Kn. Nous choisissons Houtskär, qui nous avait été chaudement recommandé par nos Suédois Lars et Marianne.

Le port est sans particularité, et nous choisissons un mouillage forain un peu plus loin, tranquilles pour des bains a 28° ( vingt huit!).Le lendemain nous partons en annexe visiter le village et le musée: merveilles!

4.8.14

Kökar

Kökar: prononcez Chokeur. Plusieurs voileux nous l'ont conseillé. Nous partons donc de Bomarsund pour un long trajet à travers les iles, vous devinez. mèmes surprises des bouées cardinales, mais on comprend qu'il n'y ait pas beaucoup de latérales: celles-ci indiquent des chenaux allant vers un port, or il y a des chenaux partout, et parfois très encombrés. Je vous ai dit que seuls ces chenaux sont parfaitement hydrographiés, et j'ai très rarement vu des plaisanciers s'aventurer en dehors.
Après un long trajet sans histoire, ou presque (un finlandais veut entrer plus vite que moi, histoire classique ici, et un échouement-raclage du fond de ma dérive pour éviter un ferry), nou sentrons dans le port de Sandvik.Plusieurs particularités: le fond du port est une immense roche pentue mais lisse, et les pontons sont dans les cailloux (mais il y a 3 cardinales, dont la frite molle vue ci-dessus).