29.6.14

Lac Malaren

Ce trés grand lac fait plus de 60 milles de long. Il est très boisé sur les bords. Pour faire plus joli encore Dieu a jeté plein de cailloux, d'ilôts et d'iles plus ou moins grandes, ce qui fait des années de ballades!Pas de courant, un niveau 1 m plus haut que Stockholm ce qui nous gratifie d'une écluse en plus de 2 ponts- levis, d'un pont fixe mais à 30 m et une ligne à trés haute tension à 33 m. Mais après, le terrain de jeux est passionnant, avec des zones sauvages et d'autres trés peuplées.
Nous avons donc voulu le voir!
Après 4 ponts  dont un levis, et une écluse (on connait!) nous rentrons dans cette splendide mer intérieure. 
 Après un court trajet sous génois seul, je trouve par hasard un havre sur la carte, à Fantholmen sur l'ile de Eckerö , derriére une colline boisée. On entre, et surprise, on trouve un petit ponton réservé aux visiteurs, gratuit pour deux jours.
facile à comprendre: port gratuit pour 2 jours


on est le plus gros du port, mais il y a 2 m de fond au "quai"
Un magasin d'alimentation à 500 m aprés une côte difficile. Pas d'électricité ni d'eau ni de toilettes ni d'internet, mais une école de voile, et une zone de chasse pour Pirate qui va en profiter. Quant à moi, je répare mon vélo qui est crevé, qui a deux rayons cassés et une roue voilée, (j'avais noté sur internet comment dévoiler une roue), et je fais des épissures sur ma nouvelle drosse de gennaker.
Deux jours après on reprend la "Mer" pour un mouillage forain à Hamnskår: pluie, temps gris, froid, qui nous oblige mème à une heure de groupe électrogène (batteries, chauffage, eau chaude, chargeurs...)
Et ce jour Dimanche sans vent nous arrivons à Mariefred, petit port en face du fameux chateau rouge de Gripsholm. Nous allons accueillir notre amie Nicola, rencontrée l'année dernière et encore une fois cette année à  Heiligenhafen.

Une Visite de Stockholm

  • Que dire de nos premières impressions sur cette ville? Deux éléments dominent, la roche et l 'eau.
    La Roche d'abord:
     -Stockholm a été bàti entre des montagnes de pierre noire. Les quais sont occupés par de nombreux batiments à flanc de colline, taillés comme à la serpe. Les travaux des rues montrent que la roche affleure partout, et le moindre égout oblige à des tranchées dans la pierre. 
    -le métro,est un exemple fantastique. Ils ont taillé si profond que par endroits nous étions au 5 eme sous-sol, et la roche est apparente partout, parfois habillée de béton projeté, mais très"nature".Je trouve d'ailleurs que le métro est une attraction à lui tout seul, propre, décoré, et plein de prouesses techniques. Je n'avais jamais vu un si grand escalator: 4 étages d'un coup. 
    -quand on veut un parking souterrain, on creuse la montagne...
     -les bàtiments n'ont pas beaucoup de style pour la plupart, très massifs et peu élègants, bien sûr tous en pierres. On est surpris parfois par un joli hotel particulier en briques, qui allège l'impression de lourdeur omniprésente. 

     L'Eau ensuite.
     Stockholm est appelée, elle aussi, la Venise du Nord, comme Amsterdam.Bàtie sur plusieurs iles ,reliées entre elles par des ponts, mais surtout par une foule de ferries qui s'entrecroisent dans tous les sens.Les paquebots de croisiêre remontent jusqu'au centre ville, les voiliers sont partout, dans une dizaine de ports .pour les ferries qui marchent dans les deux sens, il faut connaitre: parfois l'avant devient l'arriére, mais pas toujours, et il faut traverser le bateau avec les poussettes, les vélos, les touristes... 

     Si je devais choisir une troisième caractèristique, je dirais l'organisation. -Je n'ai pas vu d'embouteillage, mème aux heures de pointe. Pistes cyclables très bien marquèes au sol.Circulation fluide malgrè les nombreux travaux.
     -Dans chaque station de mètro il y a des magasins pratiques , pas seulement des petites èchopes comme à Paris. -des bureaux de Poste partout, dans les galeries marchandes, et oû la queue ne fait que maximum 3personnes...
     -les enfants en sortie scolaire sont tous habillés de gilets jaunes fluo avec de gros numéros de téléphone dans le dos, et du coup vont dans le métro...
     -un seul billet permet d'utiliser tous les transports, soit pour 1h30, soit mème pour 24 heures, ce qui nous a permis plusieurs visites, et mème un grand trajet avec 4 bus diffèrents. 
    -Le Musée Historique que j'ai visité avait , outre de très belles collections, une frise lumineuse au sol permettant de passer de l'an 1000 à l'an 2000 sans se perdre entre les salles. Derrière une porte en dehors de cette frise j'ai trouvé une future expo en cours d'installation: collection inouïe de retables des XIVème au XVIéme siècles. Il y avait aussi une expo sur les Vikings, qui complètait celle que j'avais vue à Copenhague.Malheureusement aucun livre en Français. 
    -la ville aux cent musées: il y a mème un musée consacré au groupe ABBA , pour les plus jeunes c'était un groupe de chanteurs et chanteuses Suédois célêbres dans les années 60 et 70.Valérie a aussi visité le Skansen, musée en plein air avec des reconstructions de maison, beffoi, église en bois... Et animations autour. 
    Et pour en remettre une couche, Stockholm nous tend les bras pour un hivernage en pleine ville...

22.6.14

trajet vers STOCKHOLM!!

Dimanche 22  juin,

Départ de Ornö à 7.30, (même pour nos vacanciers brestois,!) pour un trajet magnifique concocté par la Skippette sur l'Ipad, pour ne pas nous perdre. Partie voile, puis fini au moteur, en feu d'artifice pour les yeux.

C'est très simple.Respirez, puis suivez-nous.Vous laissez Ingarö à tribord, vous entrez dans un des chenaux classiques, mais vous bifurquez à bâbord après Saltjöbaden, marina du Kungl Svenska Segel Sällskapet, le célèbre KSSS, pour choisir le Baggenstäket: attention, certains endroits sont trop étroits pour que deux voiliers puissent se croiser!! Vous poursuivez par Ostervik, puis le Sturusundet, puis vous prenez à bâbord pour enfiler le Saltjön, en faisant attention à l'important trafic de vieux vapeurs, de ferries, de vedettes, de voiliers, de remorqueurs avec de grosses barges, et même parfois de paquebots de croisière. Tout ceci génère une mer très agitée, qui contraste avec les petits chenaux que nous venons de quitter.





Mais si, çà va passer!Si personne ne vient en face.



le hangar à bateau personnel pour ce bijou en bois










Première vision de Stokholm sous la pluie
Et  enfin, non sans une certaine émotion, nous arrivons à Stockholm, dans le Vasa Hamn, c'est-à-dire le port du Vasa. 723 milles parcourus depuis Kiel...

Si vous ne le savez pas, le Vasa était un fier navire qui a eu une existence étonnante: à peine lancé,en 1628, il a pu faire 1300m avant  de couler bas avec tout son équipage et ses invités. On pense qu'il s'agit d'une erreur de calcul de centre de gravité après l'ajout de canons. Mais 300 ans après, en 1961, il a été remonté à la surface et est maintenant exposé dans un grand musée dédié.

Mais déjà Patrick et Laurence vont devoir nous quitter, après une nuit dans ce port un peu magique et une visite rapide de certains quartiers de la ville. 

Je vous raconterai notre visite un peu plus tard.

21.6.14

Ornö


Samedi 21, 

Après une bonne nuit non bruyante vue l'absence de voisins, nous repartons dans les chenaux entre les iles, les ilots etc etc... et avions visé Dalarö. Finalement nous changeons d'avis, et après long trajet presque au moteur, nous choisissons sur l'ile de Ornö, le mouillage de Kolnäviken, autre port naturel mais cette fois plus connu et encombré. 

l'entrée est sur la partie droite de la photo!surtout pas à gauche!
beaucoup de monde
Après une entrée au ras des cailloux, nous expérimentons une autre technique suédoise, profitant de la présence de nos équipiers: mouillage arrière perpendiculaire à la côte, puis arrivée "à mourir" devant un autre plaisancier qui nous amarre aux arbres devant.
Il ne fait pas froid, mais le soir tombe...remarquez notre "arbre de Mai" en pot, sur la table
Nous pouvons descendre par l'échelle d'étrave, indispensable ici. Nous n'avons pas encore la petite ancre arrière à poste et la sangle sur bobine qui équipe tous les autres bateaux, et on comprend pourquoi ils les utilisent: pratiques, légers, toujours prêts; point n'est besoin d'avoir du gros matériel, les ports naturels sont tous protégés des vents.


19.6.14

Trosa. Fifang.

 Nous nous étions quittés au sortir de Lindojä par une splendide voie entre iles, ilots et cailloux, difficiles à décrire autrement que par des photos. Ce périple nous amène à Trosa, petit port ancien reconverti très joli quoique un peu encombré et envasé. Nous n'avons pas osé entrer au fond du port, car c'est demain la Midsommarfest, (chez nous fête de la St Jean) prétexte à des beuveries incroyables. (A Stockholm nous verrons un panneau à l'entrée d'un café : closed for Midsommarfest madness!)
Petit tour en vélo pour reconnaitre la ville, avec de très vieilles maisons.


"l'Arbre de Mai", pour féter la mi-juin (!?!)

travaux de marins : baderne, martinet, dans le petit musée
Et le lendemain vendredi 20 juin, arrivent nos amis Laurence et Patrick, direct from Brest même! Quelle joie de nous revoir, de parler français, de recevoir des nouvelles du pays. Et très vite pour les plonger dans notre rêve, nous partons vers un petit port naturel dans une réserve du même nom, sur l'ile de Fifang.

Laurence et Patrick vont découvrir l'une des techniques de mouillages à la Suédoise, le long d'un énorme rocher, amarres fixées à des anneaux plantés là il y a longtemps. Barbecue s'en suit sous la surveillance de Pirate qui a eu la permission de sortir. Nous visitons la réserve: toilettes sèches parfaitement organisées, balisage des sentiers, propreté des lieux, oiseaux en tous genres dont un cygne portant sur son dos son bébé...














18.6.14

Lindoja

Mercredi 18 juin

La Skippette aux fourneaux n'oublie pas l'homme de quart

Nous sommes bien surveillés



Non  ce n'est pas le Golfe du Morbihan


Nous partons a 08.20, toujours avec le même vent irrégulier. Sortie par le chenal nord, puis nos routes divergent: Fleur d'Iroise choisit la route intérieure en empruntant des chenaux, et je préféré partir au large car je suis au près serré et j'aurais du mal à virer. Dernier au-revoir par VHF, puis nous nous perdons de vue.Mais le Monde est petit! nous nous retrouverons certainement, et au moins à Douarnenez ou à Bénodet!!
Le régulateur travaille bien, pourvu qu'il y ait du vent. Mais on passe de 5à 22 Kn, et il a du mal à être régulier. Plusieurs fois je dois rouler le génois pour la trinquette, puis le remettre... Vers 16 heures nous traversons une curiosité géologique: Alors qu'ici partout les roches sont usées par les anciens glaciers, je passe dans une fosse de 75 m de fond avec des montagnes sous-marines: certaines roches sont à 5 m de la surface, et il y en a tout un champ.

 
Et le soir, après de nombreux méandres dans les cailloux, nous arrivons a 22 heures dans le magnifique mouillage de Lindoja. Premier amarrage à couple d'un caillou à nous deux seuls, sans aide à terre comme la première fois. La Puce a sauté de l'échelle d’étrave et a réussi à ne pas se planter. Pirate piaffe déjà, et a le droit de sortir, avec la planche car cette fois le rocher est oblique. Nuit calme mais les mouches ne sont pas parties. Les moustiques sont peu virulents, mais nos piqures précédentes se font rappeler à l'ordre!?

17.6.14

Idö

Mardi 17 juin,
au premier plan, Fleur d'Iroise.
"le Ciel peut attendre" ;tout un programme!


Nous voulions aller ensemble à Vastervik. Le vent en a encore décidé autrement, et après une irrégularité à la fois en force ( de 8 à 18 nœuds) et en direction (de NWà SE...) nous choisissons de nous replier sur Idö, petite ile plus au large, ne nous obligeant pas à remonter un long fjord. 
 
Vers 16.30 nous arrivons à un charmant petit port, dominé par un restaurant panoramique. Le port était auparavant sans doute utilisé pour des carrières, car il y a encore des rails de petit chemin de fer sur l'ancienne digue.Paul-Henri trouve une place le long du quai intérieur, mais je suis trop gros pour le suivre, et je reste à l’extérieur provisoirement, puis nous nous déplaçons à l’intérieur du quai extérieur, étrave à quai et pendille (*) à l’arrière, ce qui nous protégera du vent d'ouest. 10 minutes après ce changement le vent se lève de l'ouest! On paie la taxe au restaurant et on part faire un petit tour dans l'ile, assaillis par des moustiques.





Quelques jolies maisons de vacance typiques, et un vieux phare. La vue est splendide. Et le soir, excellent diner de saumon à bord de Cybèle, et encore des récits de croisières.


(*)pendille: mode d'amarrage par l' arrière fixé à un mouillage déjà installé par le port, dont l’extrémité est fixée au quai, et qu'il faut récupérer en mettant l'étrave au quai.