30.6.13

Calimero part en voyage

Tout ceci est absolument véridique!

Après avoir bien préparé le bateau pour que ma Skippette n'ait pas de problème (changement préventif de bouteille de gaz...), je pars en voyage pour retrouver mes enfants, en oubliant d'ouvrir la bouteille. Le train pour l'aéroport est facile: Leeuwarden est le terminus et donc le départ. On ne peut prendre un aller-retour, mais deux trajets au mème prix. Par contre le Wifi est gratuit dans tout le parcours! et un écran de TV nous indique chaque arrèt. Heureusement que c 'est écrit car la prononciation est incompréhensible. Contre toute attente je ne me perds pas et me retrouve au sous-sol de l'aéroport de Schiphol. En suivant les flèches je remonte au RDC et avise un stand de renseignements. Je chausse mon plus bel anglais et demande comment me faire rembourser la TVA sur mes achats en Hollande. Fin de non-recevoir, nous sommes en Schengen. Si j'avais été british...Pour enregistrer mon vol on m'indique un automate jaune, qui me redirige vers un autre automate jaune, qui me valide. Ouf! Je trouve notre zone de départ, et reçois sur mon téléphone un message de retard de l'avion pour cause d'intempéries. Il sera évident que je vais rater ma correspondance. Je reviens au stand de renseignements et parle français sans réfléchir, et le mème préposé que tout-à-l'heure me répond en... français! Il faut aller à un autre stand, où une hôtesse me parle anglais avec un débit de mitrailleuse, mais me dit que les autres avions auront du retard, et que c'est jouable. Je monte dans l'avion : vol secoué au point que ma voisine n'a pas eu le droit d'aller aux toilettes.Nous avons droit à un verre de jus de fruit et 4 petits gateaux que j'ai eu du mal à voir dans leur paquet, bien sùr impossible à ouvrir. 
Arrivée Paris CDG en gros retard, l'hôtesse me glisse que l'avion Paris-Nantes est retardé pour cause d'intempéries...Je cours néanmoins (Hall 2F, vous savez, celui qui fait 2 Km..), pour rien car une vingtaine de passagers sont dans mon cas. Longue attente, puis le Stewart nous annonce que "le logiciel de calcul de l'assiétte de l'avion ne parvient pas à calculer le poids, que c'est un nouveau programme pas très au point, et que la tour de contrôle refuse le départ"...Puis le commandant de bord nous signale que c'est la cargaison de Shit qui est mal placée...(sic!) une heure 30 après l'heure, nous avons enfin le droit de partir. Nouvelles turbulences, et on parvient à atterrir à Nantes où m'attend mon frère.
 Après notre joyeuse fète de famille et un détour à Lorient pour voir mon Papa, je repars pour Nantes en train, sans avoir pu valider la totalité de mes vols. A Nantes, on me signale qu'il y a eu un bug(!), et on me fait une seule carte pour les deux vols. Le retour est émaillé d'un début d'arrestation à la Douane: je transporte un kilo de poudre grise: de la farine de blé noir pour les crèpes!et du fil éléctrique pour le bricolage du bateau.IL a fallu tout déballer. Voyage sans histoire, je crains le pire. Je descends sous Schiphol pour prendre le train, j'avise un chariot pratique pour mon sac lourd, et je ne vois pas de machine à composter le billet. Je vais voir le contrôleur qui me signale que je suis en infraction pour utilisation frauduleuse du chariot! qui n'aurait pas dù descendre. Je parviens à lui dire que je l'ai trouvé en bas, et il me croit. Train de retour OK malgré un piège: la moitié antérieure du train ne va pas au terminus Leeuwarden mais j'avais été prévenu par un mail de mon indicateur anglais Clive.Dans le train l'écran TV indique les stations et la prévision d'arrivée, que je communique à ma Puce, mais le train retarde et l'heure change plusieurs fois. Et j'arrive enfin au bateau!

Dokkum-Lauwersoog



Nous repartons enfin! Bonne météo, baromètre au plafond. Encore 4 ponts pour traverser Dokkum , paiement par le sabot au bout d'une canne à pèche, puis on prend un ponton en pleine campagne pour que Pirate se dégourdisse les jambes. Il saute , se met à l'affût, puis d'un bond gigantesque se précipite dans un fourré: il ressort avec un mulot entouré d'une grosse touffe d'herbe, et se met à croquer lentement sous les cris de la Skippette . Du coup il est privé de sortie le soir.
 Jeudi , nous repassons par Burdaard, avec ses deux ponts gardés par un seul bridge-keeper, qui fait la navette entre les deux à vélo et collecte le bruggeld (péage) avec son sabot. Aujourd'hui le deuxième pont est bloqué ouvert mais avec un feu rouge. Personne, on passe. Une avant-dernière écluse, puis un stop à la Marina de Lunégat pour renseignements sur un éventuel hivernage, les prix sont intéressants. Et on arrive à la Lauwersmeer, qui fait partie du Nationaal Park. On avise une ile équipée de pontons, on s'échoue à l'entrée (...) puis on entre en marche arrière et on prend un appontement. Pirate sort aussitôt, et revient nous offrir un mulot à moitié mort sur la moquette, sous les cris de ma Puce qui grimpe aux rideaux. Je jette le chat dehors, puis la souris, (morte sous les cris) . Pirate reviendra trempé car maintenant il pleut...La Puce en profite pour faire du pain pour la premiére fois. Il pleut toute la nuit. Le lendemain il ne fait plus que 13° dedans , j'allume le groupe et un radiateur.Il pleut toujours, mais nous voulons voir du pays.
 Vendredi on se ballade dans la Lauwersmeer, très belle malgré le temps gris: beaucoup d'oiseaux, quelques autres mouillages installés dans des petites criques, toujours propres. Le temps se gàte, on prend un ponton au sud de la Marina qui jouxte l'écluse, pour voir venir la meteo.Helas pas possible d'avoir un internet correct, il est limité, nous permettant juste de capter Météofrance:pour la zone German ils annoncent du NW 5 a 6, avec rafales à 7 virant ouest. Notre ponton est exactement orienté au NW donc nous restons la nuit Samedi, vent force 7, ma Puce fait la comptabilité pendant que je change la commande du winch électrique , que je repique du courant pour alimenter les liseuses de notre cabine,et autres réparations. Nos amis Clive et Jane sont a l'abri... Dans la marina tout prés de nous, mais je ne veux pas faire des manoeuvres de port dans ce vent. Aujourd'hui dimanche nous retrouvons Clive et Jane à la Marina pour prendre de l'eau et d'importants détails sur la route. Nous projetons d'aller à Borkum puis Helgoland.
Temps mitigé mais rien à voir avec hier... Photos suivront, mais pas le temps..

19.6.13

Il se passe toujours quelque chose

Nous sommes donc sortis de Leeuwarden pour gôuter le calme, le silence hors la ville,  et avons pris un ponton en pleine nature comme les Hollandais savent en implanter partout. Personne alentour, sauf quelques bateaux de passage car  nous sommes sur la Staande Mastroute, au loin deux superbes fermes immenses avec énormément de vaches Frisonnes. Mais vous ètes sur Cybèle 17, et rien n'est comme d'hab.
D'abord Pirate part en découverte dans les champs, puisque c'est pour lui que la Skippette a choisi cet arrèt. Il revient plusieurs fois, repart de plus belle, et se marre. Le soir , fier du devoir accompli, il vient prendre sa dose de càlins (les croquettes, c'est le matin). Une petite main lui caresse l'échine, et..................découvre une énorme tique!!Alors qu'il est vacciné et traité en préventif...
Appel d'urgence à Roscoff pour avis véto des parents de Valérie. Préparation de la table d'opération, désinfection des instruments, prémédication de la bète, règlage de l'éclairage, puis j'arrache la bestiole (la tique, pas le chat) avec sa tète et ses pattes, et la noie dans les toilettes. Na!
Le chat se remet vite, et veut ressortir! refus catégorique, il faut une convalescence.l'opérateur se remet de ses émotions avec une boisson ambrée non lactée.
Le lendemain, personne alentour, etc, etc... et soudain un vacarme tonitruant: un avion à réaction type Rafale, puis deux, puis 3 , qui font des ronds juste au dessus de nous, puis un avion-radar Awacs (quadriréacteur) puis deux, qui font des essais de décollage-atterrissage, tout près de nous! tandis que les avions continuent de vrombir..... et que le fermier fait son épandage de lisier! youpie!Nostalgie: on était bien au bloc opératoire, surtout que la journée s'annonce chaude voir caniculaire (au moins 28°).
On prend notre courage à deux mains et les vélos au bout des pieds, pour faire une balade dans les champs, mais il faut s'arrèter à chaque fois que le quadriréacteur fait du rase-mottes sur la tète de Valérie.
Epuisés, nous reprenons le chemin de Leeuwarden pour trouver une bonne place avant le soir, mais les ponts sont en pause de 16 à 18 heures...
Le soir pour se remettre, on met à l'eau l'annexe, on attelle le fringant moteur  et vogue la galère dans les canaux et sous les ponts, si bas qu'il faut presque se coucher dans l'annexe. Elle voulait faire Venise, mais on a fait Leeuwarden.
Et ce midi 19 juin qui voila? nos amis Anglais Clive et Jane! que nous accueillons pour une nuit, et qui nous invitent pour un diner chez eux ce soir.
Voila, j'arrète là la narration car je me prépare à revenir au pays. La suite à mon retour dans une semaine. Bises à tous, commentez!

14.6.13

repos à Leeuwarden



bonsoir
Ce jour nous prenons du repos dans ce cadre champètre en plein centre ville, pour visiter et aussi combler mon retard de photos. Vous pouvez revenir en arrière du 31 mai au 2 juin, c'est fait. Soyez indulgents pour le reste, c'est très long. Pour vous faire patienter, voici notre arrèt d'aujourd'hui
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oui, on est à la fois en ville et dans le Haven (port, aménagé!)
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La OldeKerk au fond
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Bébé va bien mais Maman est un peu gàteuse

A bientôt sur vos écrans!

13.6.13

encore bloqués


13 juin, nous sommes encore coincés par ce vent qui tourbillonne et qui rend très difficiles mes manoeuvres. Je préfère rester à quai, mème si le trafic continue sur le canal. Nous avons découvert que la prise de courant est bloquée en position "on"  ce qui a permis à la skippette de faire des lessives. De mème la carte achetée au départ pour payer tous les services, fonctionne gratuitement pour les douches. Hélàs elle est débitée si on veut de l'eau.
3 énormes vieux gréements viennent d'accoster tout près de nous, et on doit un peu reculer pour leur laisser de la place.
Finalement le wifi lui aussi est débité par tranches de deux heures, mais répétitives! Merci à l'antenne de Julien qui nous donne un fort signal alors que le harbourmaster, pardon le Havenmeester nous avait parlé d'un signal très faible.
Sortie des vélos pour faire un petit tour en ville. J'échappe à la tournée de shopping voulue par Valérie et nous faisons le tour des canaux. Je monte à la tour emblème de la ville: la Oldehove. Devinez: elle est ...penchée. Triste histoire de cet architecte qui s'est trompé dans son implantation. Elle a commencé à giter pendant la construction, il a essayé de finir le haut de la tour en redressant les murs ce qui lui donne un air tordu, et finalement a abandonné et est mort dans la misère.Le reste de l'église n'a jamais été construit: plus personne ne voulait faire de don. Les travaux ont commencé en 1529, et elle n'est pas encore tombée. L'escalier est difficile à prendre car il penche beaucoup au départ. Mais au bout de 167 marches le spectacle est très beau . Le vent très violent m'oblige à me cramponner pour faire les photos.Ma Puce n'a pas voulu m'accompagner...
Retour au port après le supermarché, qui a comme partout ici une collection de vins étrangers étonnante.On apprend que la 4ème nuit consécutive est gratuite; ce pourrait ètre un bon plan pour Valérie qui va rester quelques jours seule avec Pirate pendant que je reviens en France pour le mariage de mon fils Jean-Marc et de Nadège. En plus il y a des trains Leeuwarden-Shiphol Airport (Amsterdam), des commerces de proximité, et un confort +sécurité.
Allez, vous avez été patients et j'ai du réseau, je mets quelques photos sur les pages précédentes si Pirate qui est sur mes genoux ne m'empèche pas de jouer avec ma souris...
Bises à tous. Demain météo plus favorable,  tentative de vidange des eaux noires et sortie pour un mouillage secret en dehors de la ville.

12.6.13

Leeuwarden



12 juin

Ce matin le vent s'est levé tôt, pour monter à force 5. Cela devient difficile de gérer les virages et les manoeuvres de « port » sachant qu'avec le peu de fond je dois remonter la dérive. Il fait chaud : 21 ° dehors. La route devient très fréquentée aussi bien par des plaisanciers que par de très grosses barges. Les carrefours sont un peu stressants car il n'y a plus les panneaux indicateurs de sens giratoires. Nous entrons dans la Sneekermeer, et remarquons un changement de dialecte : les mots changent comme Watchsteiger (zone d'attente avant un pont) qui devient watchplaat.

Nous embouquons le PrincesMargriet Kanaal et le vent monte à 6! Comme il y a de nombreux virages, on ne peut mettre la trinquette et le moteur poursuit vaillamment. Pourvu que çà dure.

A une attente d'écluse le vent nous écrase sur le quai d'attente. Le départ difficile laisse une trace de peinture de Cybèle comme signature, sniff...pourtant on avait acheté 3 défenses de plus pour le protéger.

On arrive à Grouw, carrefour si grand et complexe qu'il y a des panneaux indicateurs! On se perd quand même , car il y a des divergences entre le traceur à la barre et l'Ipad, qui est plus précis. Comme il faut aussi regarder tout autour les autres bateaux et aussi le guide nautique (en hollandais) on n'est pas trop de deux.

On passe sous deux lignes à très haute tension (à 28 m de haut) et sur une autoroute par un « Aquaduct » à Himpens. Puis des Hollandais francophones nous ouvrent la route en nous traduisant les indications des pontonniers, car il n'y a pas d'indication de VHF. On butte sur deux ponts avec voies de chemin de fer, puis un pont en construction, et l'heure tourne! On est précédé par un énorme vieux gréément hollandais.

Nous arrivons à la périphérie de Leeuwarden, où le paiement des ponts se fait par un sabot tendu au bout d'une canne à pèche par le pontonnier à notre passage, ce qui oblige à ralentir, difficile avec le vent qui me met en crabe. Or pour ne pas rater ce passage qui se ferme à 20 heures, j'ai doublé le vieux gréement qui me colle au train et qui a un énorme bout-dehors!Il est 19.55 et les ponts s'arrètent à 20 heures. Nous devons nous arrèter en pleine ville après ce premier pont, dans un quai assez joli. Le Harbourmaster se matérialise bruquement au volant de son vélo, et nous explique le paiement par automate. Pas cher, mais tout se paie: douches, eau, electricité (1KW) par carte.

Et on n'a que 2 heures de Wifi, je n'aurai donc pas le temps de monter les photos. Ce texte est tapé hors ligne . Il est tard, bises à tous.

11.6.13

Markermeer-Ijselmeer


Mardi 11 juin

Pour la première fois depuis 15 jours, on part et on peut mettre les voiles!! çà ne devrait pas durer, mais on en profite. On sort même le gennaker, sur un délicieux vent de sud est force 3, chaud;Puis évidemment cela tombe et on remet le vaillant moteur .Nous passons devant les marinas d'Enckhuisen

Nous  passons l'écluse Spoort sans attendre, en passant par dessus l'autoroute empruntée hier avec nos amis. Ils appellent çà un Naviduct.Nous quittons ainsi la Markermeer pour entrer dans l'Ijselmeer. Une escadrille de gros moustiques (qui ne piquent pas ) fond sur nous, et s'écrase sur le pont. Nous sortons les prises anti-moustiques, et aucun ne rentrera dans le bateau. De toutes façons Valérie les attire, elle est mon meilleur répulsif.

Cette mer intérieure très vaste est plus profonde que la Markermeer. Un calme blanc s'installe, avec une brume de chaleur. Valérie se baigne, puis nous prenons une douche chaude sur la plage arrière.

Notre sortie de l'Ijselmeer se fait par l'écluse Margrietsluis, puis le lac Grutte Brekken, balisé comme d'habitude par de très nombreuses bouées, alors que c'est tout droit. Ecluse de Spanneburg, puis une nouvelle mer, la Koeverdermeer, puis un pont suivi d'une écluse où nous entrons avec une péniche. L'écluse s'ouvre, la péniche passe sous le pont qui reste fermé. On demande à l'éclusier quand il va ouvrir, et il répond avec le plus grand sérieux « to morrow morning! ».Puis il l'ouvre avec un grand signe de main, comme tous ceux qu'on a rencontré.

La remontée se poursuit dans des paysages changeants mais tous magnifiques: oiseaux pialliant, poissons sautant hors de l'eau, petite brume, calme blanc toujours,tout nous incite à un petit apéro bière à la framboise (merci Laurence!) et zakouskis divers.

A 21h 10 nous arrivons à une petite ile aménagée comme dans le Kagerplassen, idéale pour que Pirate se dégourdisse les jambes, ce qu'il fera jusqu'à 4 heures du matin.

Au bilan, 160 milles depuis Breskens, 750 milles depuis le départ.

10.6.13

Re-Amsterdam et tourisme



9 et 10 juin

De bon matin, nous partons en voiture pour A-Dam tous les quatre. Arrivée près de Sixhaven car nous pensions pouvoir garer la voiture et poursuivre en ferry: raté, zone bleue partout. Difficile de trouver une place. Puis arrivée devant le Canal bus Hop-On Hop-Off, bateau de touristes qui se paie par un billet valable la journée et qui permet toutes sortes de trajets. On va réussir à sillonner preque tous les canaux, voir les vannes qui servent à nettoyer les canaux 3 fois par semaine,passer devant tous les monuments, dont vous verrez les photos bientôt, et nous donner envie d'y revenir.
Bon repas hollandais puis poursuite à pied dans la foule cosmopolite, puis reprise du bateau. Un peu rincés en fin de journée,  nous trouvons le courage d'aller à Marken, encore plus beau que Volendam et surtout plus typique et moins envahi de touristes.Marken était auparavant une ile, dont les maisons étaient montées sur pilotis pour laisser passer les vagues. La création des digues en a fait une presqu'ile plus protégée,ils ont gardé les maisons surélevées, mais ont fait des murs en briques sous les pilotis. Petit port plein de charme.Retour base pour repas et nouveaux projets. En fin de repas, Pirate revient! se jette sur ses croquettes, sans aucune explication.Il est ensuite mis aux fers, traduisez enfermé jusqu'à notre départ.
Le lendemain, calme preque plat, nous partons toujours en voiture pour Edam puis Hoorn puis pour faire un bout de la digue de la Markermeer. Photos vont suivre. Tout est superbe , tout penche, tout est propre, bien rangé.
Mais il faut revenir, les Brestois nous quittent en faisant des projets de nouvelles escales.

8.6.13

Volendam , nouvel équipage.



Après une bonne douche, au moment réglé, le bateau derrière nous se déplace de quelques mètres tandis que Clive et Jane nous font des adieux touchants. Ils se préparent à partir pour la région de Montpellier pour un mariage, puis une semaine dans un gite tenu par une certaine Madame Dupuis! Mais la mer est si petite que nous nous reverrons.
Pour ne pas perdre la main, nous traversons le port en diagonale entre les ferries , les péniches, les barges, les autres plaisanciers, les petits canots, les pècheurs, et arrivons.... à une ecluse, l'Orangesluis. Attente au watchsteiger (ponton d'attente) et rencontre d'un Hollandais dans un vieux gréément typique qui nous raconte qu'il a fait le Gotha Kanal, mais en deux mois! Nous pensions le passage plus rapide, mais il nous apprend qu'il y a une foule de beaux endroits qui tous méritent un arrèt, et que de toutes façons on paie une fois à l'entrée, et que tout est gratuit ensuite: mouillages, barbecues, écluses, et mème saunas.
L'écluse s'ouvre, et nous nous retrouvons dans la Markermeer.Imaginez un lac immense  avec seulement 2 à 3 m de fond en dehors des chenaux, et seulement 1,5 m aux bords. Le vent vient bien entendu strictement de face et la surface de la mer est striée de trainées d'écume comme on en voit dans les forces 8 alors que nous avons juste un bon 5. Le moteur nous propulse directement à l'ile de Marken qui n'est plus qu'une presqu'ile (voir demain) . Impossible de mouiller, on contourne Marken et on rentre dans le Gouwsee devant Marinendam. Un petit mouillage forain "bien abrité" nous tend les bras, par 1.5 m de fond.nous mouillons 20 m de chaine, un amortisseur, un crochet suisse , et malgré cela les rappels dus au vent sont un peu brutaux.L'éolienne seule comble nos besoins électriques!
Samedi nous entrons dans Volendam où nous avons rendez-vous avec nos amis Brestois Laurence et Patrick.
C'est l'entrèe.
Le harbourmaster ressemble à s'y méprendre à notre maire de Brest Mr Cuillandre pour sa coiffure.
Il se déplace dans un minuscule petit canot à moteur , et gère le remplissage rapide de ses places car nous sommes samedi. C'est un mélange de plaisance actuelle et de vieux gréements, dont certaines grosses goélettes hollandaises de plus de 20 m qui nous font des manoeuvres superbes. Heureusement car leur volume est impressionnant .





Nous allons payer la place dans le bureau du Harbourmaster, qui est en fait une ancienne criée très bien rénovée.
le vieux gréément va entrer

Celui-là va se garer...




















...près des autres


Tandis que cet autre attend pour rentrer


Sandwiches excellents en terrasse pour voir les mouvements du port.
Et Patrick et Laurence arrivent! Ils ont dù garer la voiture loin car ce village de Volendam est très touristique  et tout est en zone bleue.
Ils nous apportent des souvenirs de France!
 Quelques canettes passent à la trappe, puis nous partons à pied (Valérie à vélo car par moments elle ne tourne que sur un cylindre un genou). Comme partout le village est plus bas que le niveau de la mer, et un réseau de vannes assure la sécurité. Donc il y a beaucoup de petits ponts levants.
Les hommes prennent un poste d'observation à la terrasse d'un café stratégique au carrefour de deux rues, et les femmes lèchent les vitrines, (sans rien rapporter!!!). Puis on prend un pot au bateau avant un diner de réflexions sur le programme suivant.
A part çà, Pirate a refait une fugue !
Finalement nous avons échafaudé un plan tourisme en voiture.

6.6.13

Amsterdam


Amsterdam:ville folle, autant de vélos que d'habitants, 175 nationalités, on avait besoin de décompresser mais c'est raté. J'ai comblé un rève (encore un...)  et je suis allé au Rijksmuseum




 de bon matin pour éviter l'affluence. Il faut d'abord prendre le ferry (gratuit) entre la Marina et la gare  centrale, ferry où on s'entasse comme dans le métro mais avec vélos, motos et scooters. la porte se referme sur les retardataires. passage de quelques minutes, et on déverse la cargaison sur le trottoir d'en face, avec une pendule qui égrène un compte à rebours!
Ensuite il faut trouver son chemin dans les pistes cyclables, mais avec des vélos en tous sens qui grillent les priorités et les feux rouges, slalomment entre les voitures et camions, et vont à  contre-sens. Valérie a craqué.
Je reviens au musée, superbe scénographie après 10 ans de travaux. Je me suis limité aux 16ème et 17ème siècles, mais il est énorme!
A la sortie,extraordinaire  exhibition d'étudiants d'une école de musique de la Haye, sur des engins cousins de l'anémélectroreculpédalicoupeventrombosoparacloucyle du Savant Cosinus (sic)(pour les anciens.)les "machines "sont propulsées par les pédales et font aussi de la musique concrète. Les deux machines viennent l'une vers l'autre sous la grande entrée du Musée , la synchro guidée par chauqe "conducteur". Géant!

Puis c'est le mélange des grandes villes d'art et d'histoire, vieux monuments et batisses ultramodernes.
leur slogan pour 2013: I AMsterdam.Ils fètent en mème temps les 400 ans de la ville, les 10 ans de  rénovation du Rijk, des anniversaires du Concertgebouw, des canaux, du Zoo...

Valérie n'en peut plus , on rentre prendre un pot chez Clive et Jane, et on va échafauder des projets pour demain.
Le soir, port plein comme un oeuf.Le Harbourmaster accepte  tous, alors que la nouvelle marina qu'on avait aperçue était à moitié vide.
Finalement je préfère partir demain, pour Vollendam si Dieu le veut, et si on peut sortir car j'ai sur mon arrière une grosse vedette de 45"...

4.6.13

Traversée d'A-dam de nuit.


4 juin 2013.

Départ de bon matin, 10 heures, (on sait vivre en retraite!) pour un joli tour dans le Kagerplassen,





puis retour sur nos pas par le mème canal qu'à l'aller, on ferme la boucle. On débouche sur un autre grand polder, le Westeinderplassen, pour un mouillage sympa pour déjeuner + sieste. Valérie contacte Sixhaven Marina et les ponts.
Nous nous apercevons encore que la cartographie Raymarine est fausse, nous faisant passer par dessus les bancs de sable, alors que Ipad sort vainqueur, très précis.Nous sommes dans le Ringvaart de Haarlemmermeerpolder!.Nous repartons vers le Aalsmeerderbrug, mais il n'ouvre que pour les commerciaux avant 18 heures. On se glisse derrière une grosse barge et on passe.
Puis nous entrons dans la Aalsemeer, maginfiquement bordée de maisons typiques avec toutes un garage à  bateau, pas de rideaux, jardins tirés au cordeau. On passe devant les célèbres chantiers De Vries, puis on doit s'arrèter pour cause d'horaires de ponts: Bosrandburg et Shipholdraaibrug, puis Schipholbasculebrug.
Nous arrivons à la Nieuwemeer vers 20 h 30, et attendons la formation du convoi qui traversera Amsterdam.
















                     
Nous prenons à couple puis faisons connaissance avec de jeunes Neerlandais qui proposent de traduire en Anglais les consignes très précises données par les techniciens des écluses et ponts.
J'ai droit à mon gateau d'anniversaire.
64 printemps ,-10 pour la réalisation de mon rève!
puis  nous faisons tous une petite sieste avant la procession.
Imaginez un camion de 14 tonnes sans freins, avec des pneus lisses, dans les embouteillages de la place de la Concorde à 18heures. Je n'ai pas eu le temps de prendre des photos, dommage!Mais ma Puce, qui a confiance, si!


Je suis un peu crispé...


Vous voyez les petites loupiotes blanches : c'est le feu de poupe des deux bateaux devant moi

réveil à 23 heures, le convoi se prépare en tournant en rond à 23.55 comme en régate, puis on fonce dans un entonnoir noir en suivant le feu de poupe du précédent, en espérant ne pas se faire rentrer dedans par le suivant? Je rappelle que je n'ai pas de frein, et que sans arrèt les bateaux accélèrent et ralentissent en fonction des 14 ponts et de l'écluse.L'inverseur est soumis à rude épreuve. Nous passnons devant de splendides appartements flottants, entièrement vitrés côté canal, tous éclairés et d'un luxe incroyable.
Amsterdam , la Venise du Nord, nous accueille juste avant le dernier pont à 02h15, car nous nous ne  voulons pas entrer dans le trafic du port qui ne s'arrète jamais.Nuit calme au bord du quai, moi gavé d'anti-inflammatoire. le stress tombe un peu, enfin. Dure expérience, mais il y en aura d'autres....
Pas plus tard que ce matin, 5 juin, sous un soleil fantastique  et avec 21 ° dehors: nous sortons du chenal , nous dirigeons vers Sixhaven , celèbre port de plaisance de la ville.
L'entrée du port est derriére cette digue


des bateaux dans tous les sens

le port est étroit!


le poste de contrôle du maitre du port: une cabine de cargo!

les pontons sont très petits
Entrée minuscule, et là nous sommes accueillis à grands cris par nos amis Clive et Jane, mais aussi  par les coups de sifflet du Harbourmaster: nous sommes trop gros pour la place que j''ai prise. Il faut repartir: j'embarque Clive et nous faisons un demi-tour sur place. Pour préciser, je ne peux faire correctement de marche arrière sans élan, et il n'y a pas de place. le bateau fait 15m hors tout 'de l'ancre au portique AR, et il n'y a que 14 mètres . Le portique passe par dessus l'arrière du bateau de gauche, et l'ancre rase les moustaches du bateau de droite. Clive reste très anglais avec la défense volante, Jane nous suit pour prendre les aussières, et tout se passe bien. Nous entrons dans le trou à rat, mais à 4 mètres du chantier du métro. On s'habitue.
Valérie voit un pavillon français  sur un RM 12 mètres qui vient de la Rochelle par la mer, traversée infecte.Et une partie de son équipage s'en va alors que le soleil vient! On va échanger des tuyaux sur l'hivernage en Suède cet AM.
Et le soir, nous invitons nos amis pour un repas français :foie gras,  magret , salades aux noix champagne pour re-fèter nos anniversaires, à Jane et à moi.
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3.6.13

Kagerplassen


Quand? aujourd'hui! ce matin on apprend que le Juliana, devant nous, est réparé à 7 heures du matin, à grands coups de marteau, mais que le Spoortbrug, que nous avons passé hier, est cassé!
Après un au-revoir à nos amis Néerlandais,
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Nous virons à droite , passons le Molenaarsbrug,puis le Woubrugge, et entrons dans la Brassemeer, sorte de grand lac. Nos amis partent directement pour Amsterdam, tandis que nous voulons essayer le Kagerplassen. Il faut virer à gauche, passer le chantier d'un pont en construction qui ne laisse que 10 m de passage, et nous entrons dans un petit paradis.
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Les photos rendent mal la beauté du coin, très bien organisé avec pieux d'amarrage, douches très propres, canards en grand nombre,moulins, ambiance familiale, le tout surplombant nettement la campagne environnante. Ils ont confiance en leurs digues, très bien entretenues. Pirate en profite pour sauter à « terre »mais c'est une ile un peu marécageuse. Il reviendra les pattes crottées.
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en fait les très nombreux moulins servaient de pompes d'assèchement des polders

Seul signe de la civilisation, les avions qui passent à Schiphol toutes les 3 minutes.

L'organisation UVW qui supervise cette installation demande juste 10€ pour la nuit. Valérie apprend que d'autres complexes du même genre existent pas loin.

Nous passons une nuit très calme, mise à part mon épaule qui est complètement coincée.Pirate a bien rigolé.




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Quelques maisons au bord du canal. Cette dernière est vraiment penchée!
Demain mardi 4 juin, c'est mon anniversaire. On décide de se payer la traversée de nuit de Amsterdam plutot que le passage par Haarlem.

2.6.13

nous sommes coincés.


2 juin,

Ce matin, mauvais présage, Pirate a disparu après son petit déjeuner. Bien entendu il avait compris qu'il fallait que nous passions la première écluse à 10 heures.  Valérie l'a cherché, sans conviction car c'est son heure de sieste (le chat, pas Valérie). Nous en profitons pour faire moult réparations, redémontage du WC AV, butées d'étagères qui cassent toutes les unes après les autres, préparation de la planche qui servira à protéger les défenses dans les écluses "rugueuses", and so on.
Et notre Pirate revient à 12 heures, comme si de rien n'était. On lui passe un savon, il est vexé, et on l'attache avec son collier.
Après repas rapide, on prend le train de 14h27, traduisez l'ouverture du pont de chemin de fer.
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froid et beaucoup de vent...
Juste après lui, un pont tournant. Un porte-container nous ouvre la route!
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Deux autres ponts nous amènent à Booskop (comme les pommes). Le porte-containers s'arrète dans son port, et nous poursuivons avec 3 autres bateaux.
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à droite de l'écluse, une énorme porte pour se protéger des crues
Un "autre" pont, celui de Swaenswijksburg, nous oblige à un arrèt sur tribord, mais les arbres n'ont pas été taillés et je manque de perdre mon antenne VHF.Très belle  traversée d'un canal tout petit, bordé de maisons toutes plus belles les unes que les autres, et toutes occupées: on est dimanche.
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chaque maison a son petit ponton privé
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ici chacun suspend son bateau pour diminuer l'entretien, mème les quillards!
Nous passons facilement le Alphenseburg..................................................et on apprend que le pont suivant est cassé!!Cela vient de se passer car des bateaux passent dans l'autre sens. Si Pirate n'etait pas parti, si je n'étais pas Calimeroskip...
Nous devons donc nous garer en pleine ville , et faisons connaissance avec des Hollandais super sympa, qui traduisent pour nous les dernières nouvelles: il y en a pour 1 jour à une semaine, selon la dispo des pièces cassées! Ils prennent un pot chez nous, puis après le repas et avec un pont de singe improvisé
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Vous voyez la poutre sur laquelle, il faut passer pour aller au bateau devant. J'ai tendu une amarre entre les poteaux, (au péril de ma vie) pour sécuriser ma Skippette
 nous prenons un ou deux pots chez eux. ILs captent notre wifi gràce à l'antenne de Julien!Nos captons le MacDo gratuit.
La suite au prochain numéro, mais quand?