31.5.13

Dordrecht


vendredi 31 mai.

Il faut s'arracher à Willemstad qui nous a vraiment plu, au point que nous avons envoyé un mail pour connaitre les conditions d'hivernage. On nous a accueillis en français! dans la marina de Batterij, qui reçoit souvent des bateaux vivant dans le port qui a l'avantage de n'ètre que très rarement gelé en hiver du fait ds nombreux passages de barges.
la pleine mer (!) étant à 13 h 13 on a le courant avec nous pour le moment. En fait ici le marnage * est de 40 cm!!moteur en avant lente et génois économisent le carburant. Il faut traverser le chenal des péniches le plus vite possible, pour naviguer en dehors des grosses bouées de chenal mais sous la protection des petites bouées. Vous-ai-je dit que ces centaines de bouées sont toutes enlevées en hiver pour ne pas ètre emportées par les glaces? Quel boulot! j'essaierai de vous faire une copie d'écran  des chenaux.
Virage à gauche pour le canal de Dordrecht, et là encore il faut croiser les deux rails de barges. Ici c'est comme traverser à pieds une autoroute le 14 juillet. Il faut bien viser, et traverser à 90°. Mais un très fort courant s'est levé et complique la tàche. On se serre sur le bas-côté de la "route" : à 10 m du bord il y a au moins 4 m de fond. Heureusement car les péniches qui aussi serrent la côte pour éviter le courant.
On passe sous une ligne à très haute tension, perchée à 48 m de haut.
On arrivé à Dordrecht, noeud de communication entre trois fleuves, avec une circulation dans tous les sens. On voit mème un pousseur avec 4 barges!On passe aussi devant un ferrailleur qui découpe des énormes bateaux.
On arrive trop tôt: le pont n'ouvre que toutes les deux heures car il y a deux voies de chemin de fer et 4 voies de route.Il faut donc patienter sur un petit ponton en dérivation sur le fleuve principal.
A l'heure dite on se précipite. Pour une fois on est 6 ou 7 voiliers, et on a fort à faire avec le vent qui est monté à 5-6. Appel de la Skippette à la VHF pour s'assurer qu'il y aura assez de tirant d'air, mais en fait le pont va monter très haut.
Juste après, entrée dans une petite marina KDR&ZV, en pleine ville, avec une place dans un mouchoir de poche. Vive le propulseur, je me demande comment font ceux qui n'en ont pas. Il est vrai que cette marina contient surtout des motor-yachts.
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un vieux plan de la ville. Nous sommes au milieu du nieuwe port
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le Nieuwe port dans la ville
Visite de la vieille ville en vélo puisque Valérie n'a qu'un genou. Un  pot chez nos amis anglais du Talisman très bel Halberg-Rassy 37.Clive fait des aquarelles et nous a "croqués " à Middelburg. Allez voir http://www.offexploring.com/talisman/blog/netherlands/willemstad/2013-05-31%2019:56:38, c'est nous!

Demain si RAS, On monte à Gouda.
* marnage: différence de hauteur d'eau entre basse mer et haute mer. En Bretagne c'est plutôt 4 m...

30.5.13

Willemstad


Nous descendons la Veersemer, au moteur appuyé par la trinquette comme beaucoup de plaisanciers. Pas de grand-voile car il faut rester très manoeuvrant pour laisser passer les péniches, les cargos, les trains de pousseurs,
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le petit bateau pousse la grosse barge

...Nous voyons au loin le gigantesque pont Zeelandbrug entre Colijnplaat et Zieriksee, que nous n'aurons pas le temps de visiter . Ce sera pour une autre vie.
et on arrive à l'énorme Krammersluisen: complexe de 2 écluses pour yachts et deux pour les bateaux de commerce. mais celles des yachts sont surmontées par une autoroute. La Skippette interroge les surveillants du complexe: notre tirant d'air * est de 21 m, il faut donc absolument passer par l'écluse des professionnels, dont un des bassins est surmonté d'un pont ouvrant. Entrée difficile car le vent est monté à 6 et les écluses fonctionnent en permanence. Finalement on peut entrer après plusieurs péniches de 100 m de long( le bassin fait 280m et elles se rangent deux par deux).
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le gros bateau porte plus d'une centaine de camionettes sur 2 étages
Vidange du bassin: toutes les péniches passent sous le pont, qui ne va se lever que pour nous, interrompant l'autoroute!
On se retrouve dans une zone à marées. Nous decendons le Volkerak, et arrivons aux écluses Volkeraksluizen . Mème punition, il faut passer par le côté professionnel. Cette fois le surveillant ne parle que Allemand, mais ma Skippette aussi! J'ai bien fait de l'amener avec moi ;-). Nous allons être seuls dans une écluse de 326m de long sur 24m de large... ici aussi l'autoroute sera coupée pour nous.
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on est bien seuls


Après avoir croisé sous la pluie glacée de nombreux bateaux poussés, mème à deux de front ou l'un derrière l'autre, nous atteignons Willemstad, sans doute la plus belle escale depuis notre départ. Nous allons y rester deux jours pour visiter et faire du vélo.Excellent shipchandler, petit supermarché peu cher et très propre, des douches grandes comme une salle de bains, un harbourmaster (maitre de port) super. On y retrouve nos anglais de Middelburg et des francobelges qui viennent prendre un café, tout en nous donnant des conseils pour la suite.
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Willemstad de jour...
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et de nuit
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J'ai visité ce bateau: marquetterie, finition hors pair, il marche comme une fusée dans 80 cm d'eau: parfaitement adapté au terrain.




*Le tirant d'air est la hauteur maxi du bateau au dessus du niveau de la mer. On comprend l'intérèt capital de connaitre ce chiffre pour passer sous un pont.



29.5.13

Middelburg-Spieringplaas




La visite de Middelburg a été très intéressante, à vélo. Beaucoup de pistes cyclables. La ville est empreinte d'Histoire, et même si elle a été démolie en partie par des bombardements en 44, elle garde des belles maisons du 18ème siècle.
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L'appel du « large » se fait sentir, et il faut partir. L'écluse juste après Veere est étroite, et le vent de travers ne facilite pas la tàche. Vive la défense volante et le propulseur et surtout ma Skippette!.
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ici les vaches regardent passer les bateaux

Petit pique-nique près du port de Veere, trop petit pour nous.
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le port est si petit que les "gros" bateaux doivent entrer en marche arrière
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Puis nous descendons la VeerseMeer vent debout donc au moteur . Il y a les bouées de chenal classiques, rouges et vertes, et aussi de toutes petites bouées de la même couleur mais plus près de la côte, là où il n'y a plus que 1,5m.Imaginez le Golfe du Morbihan, mais avec une signalisation tous les 300m!et mème des sens interdits.

Nous arrivons dans un véritable petit lagon , entre le Bastiaan de Langeplaat et le Spieringplaat. Vent de sud-est 4 sans souci, on s'échoue à l'entrée, banal.Grosse gaffe de béotien, encore! Remontée de la dérive et on rentre. Mouillage classique protégé du vent actuel car les deux petits pontons n'ont pas assez d'eau. Et... le baro descend, le chat tourne en rond, la pluie arrive, et brusquement le vent tourne au SW 5. Et on s'échoue encore, tout près de la rive! Je vois un beau cygne qui rigole.

Après la première pluie je descends l'annexe, et je vais mouiller l'ancre plate et son càblot de 30 m au vent, je me hale dessus au winch, et le bateau est déséchoué. Il se retrouve affourché *.

Juste après , des cataractes de pluie tombent, et le vent remonte au WSW avec une chute brutale de la température externe. Et le cygne est toujours là..En fait il doit couver.Le seul bon emplacement est bien sùr occupé par un Anglais. On va rester là cette nuit.
Le lendemain, il pleut encore, mais il faut avancer.On s'arrache du premier mouillage et on se hale sur le second, puis on range tout, on remonte l'annexe au winch (51kg + l'eau de pluie de la nuit...), on la fixe sur le pont, et vogue la galère (ce n'est pas une image!)





* affourché: mouillé par l'avant sur deux ancres à 40/60°, ce qui permet de voir venir. si le vent change de direction ou  de force.

27.5.13

Breskens-Middelburg


Après bon repos, quelques avitaillements et visites, on part pour Vlissingen. Courant de 4 noeuds de travers, la sortie est impressionnante. Il faut jongler avec les cargos entrants-sortants et les ferries babord-tribord.Il faut savoir que Vlissingen est le plus grand port de commerce sur l'estuaire de l'Escaut, et ce depuis le 14 ème siècle. On retrouve l'Astrid rencontrée il y a quelques jours au large. Et on fait notre première grande écluse à Vlissingen. Un énorme remorqueur juste devant nous se maintient dans l'écluse au moteur...
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on se sent tout petit...
Derrière cette écluse, un gros chantier de motor-yachts, qui en fabrique 3 de 40m identiques, un blanc, un gris et un bleu qui est dans le hangar. Sans doute un richissime qui laisse sa femme choisir la couleur?
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Puis ce sont 7 ponts, tournants ou levants, successifs sur un canal d'un calme comme une image. Il n'y a plus de surveillance aux postes de commande, remplacés par des caméras et la VHF: Big Brother vous regarde.
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ici un pont tournant
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là, un pont levant
La récompense est au bout: après quelques Km lisses comme un miroir, on tourne sur babord et on pénètre dans le superbe petit port de Middelburg.
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entrée de la marina
Arrivés un peu tard, on stationne sur le ponton d'attente sans doute pour la nuit, mais on a l'eau, l'electricité et le Wifi! le tout limités, mais on s'en contente.
La Skippette prépare un Saumon aux épinards, que je vais arroser d'un petit Sauvignon (en cubi) et nous irons ensuite flaner en ville.
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ce n'est pas une illusion, mais une très vielle maison!
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et çà , c'est un de leurs très nombreux bateaux du Patrimoine, qui naviguent +++
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22.5.13

Entrée en Hollande


mercredi 22 mai. La météo est bonne (enfin , prévu du W 5 ce soir), le courant favorable, on part.
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Red sky at night is the sailor's delight
La sortie de Dunkerque est un peu impressionnante, mais on est blasés depuis Fécamp.
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Courant favorable + vent = 9 noeuds sur le fond! vent de travers, la mailleure allure. Bien gités, sous pilote car je ne veux pas mettre le régulateur d'allures sur une zone très fréquentée. Tout fier de mon beau coursier, je me fais un petit en-cas, la vie est belle, soleil, ma petite femme se réveille....Patatras!En voulant prendre une bière je vois ........................... plein d'eau dans la cale tribord, donc sous le vent. Cette fois elle est "peu salée", je suppose que c'est le réservoir d'eau que j'avais bien rempli à Dunkerque. Et la pauvre bète pompait!
Après assèchement des cales et du gosier (la canette, suivez bien!) on s'approche de l'estuaire Westerschelde, et là, le courant devient contraire de 2 noeuds tandis que le trafic devient intense. Le guide Imray nous signale la veille VHF obligatoire sur le canal 31, qui n'existe pas sur mes deux appareils!ilfaut sans doute une programmation UK??
Tant pis, on choisit Breskens, que la Skippette attaque au téléphone. Vu le courant , le moteur est démarré,sous surveillance, et tourne deux heures sans aucune fuite. Et on arrive dans la Marina le soir sans difficulté supplémentaire. superbe installation, et pour une fois mon bateau est le plus petit de toute la panne!
bilan du jour: outre la fuite d'eau on a perdu une clavette de maintien du bout-dehors, et la commande électrique du winch de génois est en panne. Les vannes bec de canard des 2 WC fuient, l'antenne Wifi ne fonctionne pas car elle réclame un mot de passe, mais heureusement il y a 9 répétiteurs wifi dans le port, tous gratuits!
le lendemain, commencent les réparations. le winch: je trouve la panne, protection thermique bloquée. je reconnecte le bouton,sous les yeux admiratifs de ma Skippette et ........le winch démarre tout seul et ne s'arrète plus! Re-plongée dans le coffre AR, re-débranchement, inspection du bouton qui montre un minuscule petit trou dans le capot plastique.Il faudra le changer.
L'antenne Wifi: nettoyage de toutes les connexions, vérif des càbles, rien n'y fait jusqu'à ce qu'un coup de fil transatlatique avec Julien trouve la solution: mettre "password" comme mot de passe, et CA MARCHE!Du coup vous comprendrez qu'on puisse mettre à jour nos devoirs de vacances.
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anatomie d'une pompe à chose
On va payer la place de port: carte bleue internationale non acceptée. Je dessine quelques beaux billets  . Douche très bien sur jeton. Un Club-house sympa où pour une fois on va prendre un pot et le pouls de la région.
Le genou de Valérie étant hors circuit je vais faire quelques courses et un repérage .
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Bric-à-brac, mais c'est un bateau!
On va enfin pouvoir mettre à jour les photos du blog, réparer les fuites diverses, entretenir le bateau, combiner les escales futures, ranger les affaires d'hiver pour sortir celles d'été (concept purement féminin contre lequel j'ai depuis longtemps abandonné toute remarque: je suis habillé de la mème façon été comme hiver), faire la connaissace d'une belle poissonnerie , et essayer une pharmacie pour refaire le stock d'anti-inflammatoires .Il faut aussi essayer d'obtenir de notre organisme de leasing un certificat de situation vis-à-vis de la TVA ...
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lutte permanente contre les dangers de la montée des eaux

17.5.13

Incursion en Perfide Albion

vendredi 17 mai , on prend la météo, bien entendu pas fameuse, et on envisage Boulogne. Mais le vent en décide autrement, il monte et vient debout. Vous connaissez la définition du cap? c'est à la fois l'endroit où l'on veut aller, et d'où vient le vent.
On se détourne (encore, direz-vous) vers la GB . Brighton , où nous avons notre bon ami Loic, serait trop bas par rapport à notre cap. Nous choisissons donc Eastbourne. Valérie affute son anglais, et attaque le port au téléphone. Je suis admiratif.
Et nous arrivons à l'écluse à 22 heures 40, bien accueillis dans le lock (écluse) .Curieusement le ponton à l'intérieur est à 1 m de haut, ce qui rend très facile l'amarrage. Et on pénètre dans la Marina, de grand luxe! Elle fait partie du groupe Premier, qui en comporte 6. Douches exceptionnelles, organisation de classe, mais le prix est en rapport. Le chat est bien sùr attaché avec un harnais et une longe. Il est indiqué dans l'écluse d'arrèter moteur et radar et de ne pas débarquer d'animal.Visite dans un super-marché ouvert 24/24, mais tout est ... anglais.
Nous recevons la visite de Loic qui est en plein dans son carénage à Brighton. Il est venu en bus, et aura quelques difficultés pour rentrer chez lui (a 1 heure du matin...)Merci à toi de ta visite!
On fait un pleind  de gasoil à beaucoup moins cher qu'en France (1.16 livre). Puis on repart vers le Nord-Est. Le choix tombe sur Folkestone. Saynette  en anglais au téléphone entre la skippette et un représentant du port qui  ne comprend pas qu'on puisse entrer un aussi gros bateau (!!) dans un port qui assèche, et qui nous demande de prévenir les CoastGards!
Nous passons le cap de Dungeness, qui fait la séparation des eaux de Manche et de Mer du Nord.
On passe aussi devant Camber Sands, qui nous avait accueillis quand les chirurgiens avaient déserté la France il y a quelques années en lutte contre des mesures gouvernementales iniques.
Et nous entrons quand mème dans un port digne de WaterWorld: tout est cassé, abandonné, quais vides ,  rares pècheurs, le port a été désaffecté par le Tunnel sous la Manche et la prévalence de Douvres pour les ferries. Nous nous concertons sur le lieu de mouillage "à côté du Lifeboat" que nous ne trouvons pas , et pendant ce temps le drame se noue autour de l'hélice: un bout' flottant de 18 mm de diamètre recouvert d'algues. Le moteur cale.On mouille et on réfléchit.
Caliméro, vous dis-je .
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Dans mon malheur je me dis que  j'ai choisi un port d'échouage, et qu'on va attendre la basse-mer. Mais je ne savais pas que les sables étaient mouvants. Pour la première fois in the world je vais devoir faire de la spéléo, en combinaison de plongée.
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on remarque la traversière, et les safrans enfoncés du 1/3...
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on y est presque, mais le bateau descend...
le bateau au sec est bien enfoncé dans le sable, qui atteint l'arbre d'hélice. 6 tours de cette aussière sont coincés. Je creuse le plus vite possible, je défais les tours, et le sable comble le trou au fur et à mesure.Et le bateau descend lentement pour m'écraser... Le plus vite possible, on déplace le mouillage pour mettre tout du mème côté.L'Hélice Maxprop n'a rien eu, mais bien sùr le coupe-orin était dépassé. On réussit, le temps de remonter chercher le mouillage arrière du bateau et on sent que celui-ci  descend d'un cran! En fait il était dans le sens de la pente, et les deux safrans se sont enfoncés dans le sable mouvant.On ne s'ennuie pas ici!Vérification du presse-étoupe, de l'inverseur, de l'arbre d'hélice.
Le lendemain nous allons au quai payer la nuit (!) et sommes bien reçus par le Harbourmaster qui nous montre le Lifeboat: un vieux petit canot qui avait été rouge il y a longtemps, alors qu'on attendait un gros canot tous temps de la RNLI *. Malgré notre épellation du nom du bateau en code international, le harbourmaster écrira "Sea Bell"... Why?
Puis nous partons, sous fog patches (brouillard) et drizzles (crachins) qui se transforment en showers (devinez). Nous traversons la Manche à l'endroit le plus étroit, avec les rails descendant, montant, et en travers (les ferries qui passent de Douvres à Calais).Vive l'AIS** mais cela ressemble à un jeu électronique dont  nous sommes les victimes: nous allons à 6 noeuds et eux à plus de 16...et ils ne s'arrètent pas.
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chaque petit triangle est un bateau. Le nôtre est le noir à gauche de l'écran.
On voit les deux "rails" descendant et montant.
On arrive entiers à Dunkerque, ville triste aussi , abandonnée par les chantiers navals mais pas par les industries . Mais l'accueil est sympa, mème après les heures de bureau.Il réchauffe le coeur sous la pluie  et le ciel bas.
Le lendemain, ...........il pleut. Avant de se suicider on signe la feuille d'impôts. Repos, et hypothèses pour la suite. Le genou de Valérie devient de plus en plus pénible, et mes deux épaules sont coincées. Pour faire bonne mesure mes radiodermites des pouces m'empèchent de bricoler. Mais pour le suicide ce sera plus tard. On repart pour de nouvelles aventures.



*Royal National Lifeboat Institution, homologue anglais de la SNSM mais en bien plus riche.
**Automatic Identification System, qui indique sur notre écran les caractéristiques du navire qui va nous rentrer dedans, et mème le temps avant la collision.

5.5.13

St Vaast- Fécamp-Dieppe


Evidemment quand on veut partir, avis de grand frais qui nous fait différer le départ et doubler les amarres. Puis on craque et on part quand mème, mais pour St Vaast la Hougue car la météo Large indique un avis de coup de vent toutes zones de la Manche. Accueil très moyen , port très cher, plus que Cherbourg! . On visite un peu, surtout la maison Gosselin , "épicerie" renommée depuis 1889.Elle vaut le détour. allez voir www.maison-gosselin.fr
On sera encore bloqués une journée dans ce port, toujours par le temps. Dimanche 12 , on peut enfin partir  en faisant de belles pointes de vitesse sous Gennaker. Tout semble si beau qu'on envisage une navigation de nuit pour monter jusqu'à Boulogne ou plus. Mais le soir le vent monte encore, et finalement nous prenons la décision de faire route terre vers Fécamp. Le vent monte encore, trinquette puis un ris puis deux. On arrive à 23 heures devant le port: l'entrée semble impraticable vue la houle, puis entre deux vagues une petite accalmie. Trinquette bordée, moteur à fond , au surf, et on passe! mais c'est la pire entrée que j'aie jamais faite!Dans le port, un ressac important et permanent sans doute explicable par des murs verticaux partout. Heureusement le bassin à flot s'ouvre rapidement  et nous trouvons une place .
Bien sùr nous sommes bloqués deux jours...Je fais un pélerinage à vélo pour la chapelle Notre Dame , au sommet de la colline qui surplombe le port et glisse un petit mot sur le cahier de souvenirs dans la chapelle.Bonne Mère merci de nous avoir laissé passer...Je retouve aussi la Boudeuse, 3 màts à histoires, et aussi notre vieux Fromveur qui faisait le courrier entre Ouessant Molène et Brest.
Dans le port , impossible de prendre du carburant vu le ressac, puis la drisse de GV se retouve coincée dans le feu de pont, ce qui oblige à monter au mat pour la débloquer.On attend sagement la pleine mer pour sortir, direction Dieppe. Nous arrivons à minuit, après contact super par téléphone. Jolie ville, belle escale, belles installations , et en plus c'est pas cher!
En voulant surgainer la drisse de spi puis l'essayer, elle se coince puis le mousqueton s'ouvre à hauteur des barres de flèches basses: je dois encore remonter au mat. J'en profite pour changer le feu de pont, assuré par la drisse de spi aux mains de ma Skippette préférée qui a l'air de tenir à moi: elle n'a pas làché.
Ballade à vélo dans Dieppe, pour voir l'église St Jacques, la Basilique,le port.

4.5.13

la transhumance continue.Cherbourg. Caliméro.

24/05/2013

Après un dîner chez Pol et Fabienne, on prépare le bateau. le samedi 4 mai le vent est portant!! depuis le temps qu'on l'attendait, un petit SW force 4 nous propulse en douceur vers la rivière de Tréguier. Nous y  mouillons dans un coude de la rivière juste en face du chateau, sur la vase à l'intérieur du virage. Bien entendu un Anglais prend la bonne place à l'extérieur du virage.
Dimanche, on passe à Sercq et on choisit une bouée visiteur au Havre Gosselin. C'est la numero 13!
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On aurait voulu essayer Port Gorey, mais la houle importante nous en a dissuadé. Poésie des appellations des cailloux de cet archipel: on passe entre l'ilot "Grande Bretagne" et la "Petite Baveuse"!Et en Français dans le texte! la carte!
La Skippette nous a préparé une lotte aux petits légumes!
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et j'expérimente un nouveau radar (bruyant...)P5051808.JPG
Lundi on repart et on essaie enfin le gennaker, superbe et qui tire comme un boeuf!
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C'etait trop beau, le vent tourne au NE puis tombe. Heureusement le courant prend le relais et nous pousse vers Cherbourg.On arrive à Port Chantereyne à 20 heures.
Et là recommence la série de galères, méfaits, pannes ,accidents, ennuis, qui me confirment dans mon rôle de Caliméro.
Premier épisode, en résumé, ON COULE! pendant que nos amis Yves et Marie-Claude arrivent tout sourire pour passer deux jours.J'explique.
-mon raton laveur veut faire une lessive: pas de démarrage. Je mets de l'eau: panne de groupe de pression. Je soulève les planchers et ô horreur, il y a 200 litres d'eau au fond! Je goûte, elle est salée , propre et froide. Fermeture de toutes les vannes de l'arrière, démarrage des pompes qui vidangent les fonds en 15 minutes. Je refais les connexions électriques du groupe d'eau qui étaient corrodées et noyées. La fuite ne remonte pas. On réfléchit, on prend un pot puis un diner avec nos amis et on va dormir.
Le lendemain le niveau n'a pas bougé, donc c'est la faute au moteur . Après appel d'un mécano du port qui ne peut venir de suite , on essaie de redémarrer le moteur après avoir ouvert tous les panneaux pour contrôle : accrochez-vous, c'est le tuyau du sommet du coude du siphon anti-retour du circuit de refroidissement  qui pisse à plein canal dans le fond: çà fait 15 litres en 2 minutes!
Arrèt, fermeture de la vanne d'arrivée d'eau du moteur (qui prépare la deuxième catastrophe, futur sur-accident)et démontage du tuyau incriminé: on retrouve deux petits fragments xx qui coinçaient le ressort de la valve en position ouverte .
les deux corps étrangers
Remontage, démarrage moteur, çà coule dehors mais plus dedans. Ouf, disent le Skipper et son conseiller technique.MAIS Le 2ème drame se prépare.
L'après-midi le mécanicien vient après la bataille mais j'avais aussi besoin de lui pour changer le càble de commande de l'inverseur, qui était en train de casser. Pour une fois on a prévenu une panne potentiellement grave. N'est-ce pas mon ami Hervé, qui a dù choisir entre un ponton et des bateaux avec son fier navire en Alu: le ponton n'a pas du tout apprécié!
Deuxième épisode:tout guillerets, nous partons pour un mouillage forain en extérieur, au moteur: et le drame se joue. tout d'un coup, je m'aperçois qu'il manque un bruit du bateau : l'echappement d'eau de mer; Je stoppe aussitôt, on fait 1/2 tour, rentre au port à la voile, et on aborde notre ponton sous trinquette seule!?!? sans rien casser.
Autopsie du rouet de pompe à eau: il est complètement mort. changement rapide, puis réouverture de la vanne et redémarrage et on revoit le joyeux glou-glou de l'échappement. Faute de débutant ! je me moquais de certains panneaux 40*40 fixés sur la barre de certains bateaux à moteur pour signaler l'état des vannes...

ce qui reste du rouet...

Les fragments de rouet ont dù passer tout le circuit. Mais d'où venaient les deux petits corps étrangers qui ont occasionné la première panne?