16.12.20

les prises de ris sur Cybèle

 Nos réflexions anciennes sur les prises  de ris sur Cybèle ont été confortées par plusieurs articles , en particulier PBO  et Yachting Monthly , ce dernier en particulier est une "Masterclass" de Pete Goss...donc à suivre assidument!


 

4.11.20

petits coins, gros problèmes?

 Les toilettes à bord sont une "pièce" capitale , source potentielle de problèmes. Il ne faut pas paniquer mais au contraire comprendre, et surtout anticiper. Ceci va peut-ètre enfoncer des portes ouvertes pour certains mais pas pour tous...

 Je ne parlerai que des toilettes Jabsco mécaniques qui nous équipent depuis 8 ans sur Cybèle . La vie à bord à l'année implique une grosse utilisation et donc un entretien constant

 

25.10.20

Petite Note sur les réservoirs d'eau

 Sur  les  Ovnis les réservoirs d'eau sont intégrés à la coque, donc en aluminium. Quelques remarques sur leur utilisation

-Beaucoup d'Ovnistes ne boivent pas l'eau des tanks, qui pourtant n'est pas dangereuse. Les microparticules d'alu se retrouvent aussi dans les casseroles et cocotes en alu sans poser de souci. Il est toujours possible de collecter de l'eau directement du ponton dans des bouteilles de 5 litres  pour la boisson. 

  • La Corrosion des parois est due surtout au chlore contenu dans l'eau potable des ports. Des essais de peinture époxy alimentaire ne sont pas très concluants. Outre le fait qu'elles ne tiennent que quelques années, elles sont très difficiles à poser, nécessitant la dépose des trappes rectangulaires qui sont non seulement vissées mais collées au Sika!Deux précautions ont fait leurs preuves
    les chancres d'un réservoir non protégé

12.10.20

Castro Urdiales

 Après Santander, nous partons vers l'est , pensant avoir du temps et surtout pensant ne pas y revenir: ce n'est pas la route la plus fréquente quand on part vers le Sud.

Castro Urdiales semble tentante, même si ce ne sont que des mouillages derrière une digue et non des pontons. 

Route intéressante, avec des images nous évoquant un peu notre Norvège bien-aimée: des villages coincés entre mer et montagne.


10.10.20

Trucs de coffres


Il existe   de nombreuses façons de s'amarrer à un coffre 

Que ce soit par l'avant ou par l'arrière, l'essentiel est de fixer  d'abord "quelque chose"de solide  à la bouée ou au coffre .L'amarrage définitif vient après, dans le calme. Nous ne ferons jamais les acrobaties comme de viser directement l'anneau avec un bout  et le remonter rapidement.

  • -avec une gaffe : mauvais, car difficile  de maintenir le poids du bateau sur une seule main, il faut deux personnes, et on peut perdre la gaffe (ou l'équipier!).
  • -avec le grand mousqueton automatique Wichard: excellent pour s'amarrer transitoirement, mais à  remplacer rapidement par un bout par sécurité.La largeur de l'ouverture du mousqueton est suffisante pour la plupart des anneaux voire des chaines (St Mary aux Scillies...)

1.10.20

En flanant dans Santander

 La ville de Santander est notre premier contact de ce deuxième séjour Espagnol.(le premier en avril 2012)

Nous trouvons un excellent mouillage devant la "Playa los Peligros" (plage des dangers ! ), mouillage très rouleur mais de très bonne tenue, gratuit, et proche de la ville en annexe.

La grande batisse blanche est un hotel

 

19.9.20

Cybèle prend le mors aux dents (et mon clavier!)

Pour une fois, c'est moi , la belle Cybèle qui vais raconter mon coup de tète. 

J'en avais marre de n'avoir fait que 1000 milles depuis janvier, alors que je me sens bien ,au delà de 2500 milles par an.Je déprimais,  je broyais du noir. 

Ce qui s'appelle avoir "une araignée dans le portique"

 goutte d'eau qui met le feu aux poudres, hier "ils" ont fait 0,3 mille dans la journée!entre deux mouillages à groix!

Alors je me suis immiscée dans les pensées de mon skipper qui avait comme d'habitude regardé la météo (régime d'est pour plusieurs jours), et lui ai susurré à l'oreille:

 -"pourquoi pas l'Espagne? juste 252 milles au 184"

9.9.20

Histoire d'hélices

 Le bateau est monté d'origine avec une hélice Maxprop tripale, réglée à 20°. Elle se caractérise par une puissance en marche arrière aussi importante qu'en marche avant, répondant immédiatement, ce qui est capital dans les manoeuvres de port. Par contre je plafonnais à 6.7 noeuds à environ 2600 tours.

 

helice max prop classic 3 pales, max prop tripale

réglage initial

 

31.8.20

Chauffage Planar à air pulsé, installation et utilisation.

Dans la perspective de remonter dans le Nord avec pour objectifs Islande Féroé Greenland, nous avions voulu installer un chauffage utilisable sous voiles. Le très bon Refleks ne supporte pas les "courants d'air" déportés par les focs. 

Je me suis donc tourné vers un chauffage à air pulsé autonome, où 3 marques se partagent le marché: Webasto, Eberspächer et Planar. C'est ce dernier que j'ai choisi pour des raisons de prix et de simplicité. L'avenir (et ce blog) dira si c'était un bon choix. 

Ce document va être amélioré  au fur et à mesure de l'utilisation.

 

17.8.20

Particularités des manoeuvres de l'Ovni 445 (et d'autres ovnis!)

MaJ 03/10/2020 
 
Notre bateau a des réactions différentes des quillards et d'autres voiliers, de par ses caractéristiques particulières. Le fait de les appréhender permet de réaliser mieux nos manœuvres de port . Nous avons petit à petit appris à utiliser ces particularités.J'écris çà en réponse à quelques interrogations d'aimables correspondants ,en espérant que cela leur sera utile. On ne parle pas ici des principes applicables à tous les bateaux.

-Le gros fardage, associé au peu de surface mouillée par rapport au poids, impose la prise en compte lors des manœuvres dans les zones ventées. En particulier l'avant a peu de surface mouillée et dérape facilement. Le plan anti-dérive est bien plus faible que sur un quillard!

-L'étrave est très solide , sans peinture ni gel-coat et permet facilement de s'appuyer sur un ponton (en bois!) ou un catway


- l'arrière avec sa plage très près de l'eau facilite les prises de coffres ou de bouées par l'arrière, alors que l'étrave très haute impose des acrobaties...Sur Cybèle Le portique supporte un cordage vertical au milieu, qui sert de poignée pour les manoeuvres arrières et pour les descentes-montées dans l'annexe ++
La poupe est très large: les deux taquets arrières sont donc très utiles pour des manœuvres particulières en utilisant le bras de levier de près de 4 mètres (aussière d'un côté, et taquet de quai de l'autre côté)
-le centre de rotation  (centre de carène) du bateau me semble ètre loin derrière le màt, plutôt devant les safrans. A tenir compte lors de girations serrées: l'arrière peut ne pas passer!

-Le taquet d’embelle au maitre-bau est le plus utile dans les ports:Il est presque au point d'équilibre dont on verra l'utilité plus bas.

-Mon propulseur d’étrave est en puits, son axe de propulsion latérale très bas (> tunnel) très utile aussi pour diriger le bateau en marche arrière. Inconvénient, il faut plus de 10 secondes pour le descendre. Avantage , il avale moins d'algues flottantes par rapport au prop en tunnel . N'est-ce pas, Bélisama?

-les deux safrans rapprochés et verticaux : pratiquement pas d’effet de pas d’hélice (prop walk)

-La marche arrière est très utilisée : on voit mieux les obstacles éventuels, le bateau est "tiré" au lieu d'ètre "poussé" en marche avant. De plus le propulseur guide l'étrave comme un safran.


Préparation

-étude préalable avec guides de navigation et cartes

-systématique :les deux côtés pour les défenses, et les 4 taquets pour les aussières

+ une aussière volante pour le taquet du maitre-bau

-un tour pour rien:analyse des forces en présence : courant, vent, obstacles, mouvements des autres bateaux plaisanciers et professionnelsen particulier les bateaux acier ;-)

-le propulseur allumé en dernier car il ne supporte pas plus de 3 nœuds de vitesse

-sans hésitation mouillage extérieur si gros souci probable

L'amarrage

-Ponton :le premier contact est la cravatte au maitre-bau, lancée comme un lasso sur le taquet ou la bitte (une extrémité amarrée au bateau, l'autre volante). Si le vent porte au quai, elle est fixée immédiatement. Si le vent écarte du quai elle est volontairement laissée longue (plus de 1m) puis le moteur est actionné en marche AV ou AR selon la place disponible, ce qui colle le bateau au ponton. En cas de fort vent écartant, j'aborde le quai en marche arrière, aussière arrière fixée d'abord, puis marche avant + propulseur pour coller au quai.

-catway : en marche AV , jusqu'en butée sur le ponton, puis AV lente et barre vers le catway: on a tout le temps de mettre en place les aussières.En marche  arrière, souvent plus facile,  , on va jusqu'à l'appui sur le fond de l'emplacement  (avec une grosse défense ronde sur la jupe ) .

-quai avec marée : Aussières longues prises sur des taquets du quai le plus loin possible.

-A couple:Je me mets toujours dans le même sens que les autres pour des soucis de confidentialité,mais attention à la position respective des barres de flèches des bateaux! 

Le départ dépend des forces en présence

-vent écartant :larguer tout sauf la dernière et laisser pivoter le bateau

-vent poussant vers le quai : manœuvre sur garde AV (ou AR), ou propulseur  seul, avec une défense boule adéquatement placée. La manoeuvre  sur garde AV est très efficace, du fait du bras de levier (moteur loin du centre de rotation), pousser jusqu’à avoir le bateau à 45° ou +, puis larguer et marche AR. On peut aussi profiter de la grande largeur du tableau AR pour mettre une amarre depuis le tableau AR au vent , et actionner la marche AV. C'est la Spring-sprong des anglais 

Un mot sur l'hélice: il y a une grosse différence entre une tripale fixe et une Maxprop. Cette dernière permet des manoeuvres bien plus efficaces, en particulier en marche arrière. Je l'ai reconnu quand j'ai dù remettre la "vieille " helice fixe pendant le retour usine de ma Maxprop pour réglage ( après 2800 heures) . Voir la page correspondante du blog.Un violent coup de marche arrière est un frein très efficace, ce que ne fait pas bien une tripale fixe.


note: J'aime beaucoup un bon bouquin sur les manoeuvres d'un voilier au moteur , de J.Renouf, aux éditions Vagnon (2005). j'en ai lu bien d'autres peu adaptés à nos coques ou même farfelus.