Il existe de nombreuses façons de s'amarrer à un coffre
Que ce soit par l'avant ou par l'arrière, l'essentiel est de fixer d'abord "quelque chose"de solide à la bouée ou au coffre .L'amarrage définitif vient après, dans le calme. Nous ne ferons jamais les acrobaties comme de viser directement l'anneau avec un bout et le remonter rapidement.
- -avec une gaffe : mauvais, car difficile de maintenir le poids du bateau sur une seule main, il faut deux personnes, et on peut perdre la gaffe (ou l'équipier!).
- -avec le grand mousqueton automatique Wichard: excellent pour s'amarrer transitoirement, mais à remplacer rapidement par un bout par sécurité.La largeur de l'ouverture du mousqueton est suffisante pour la plupart des anneaux voire des chaines (St Mary aux Scillies...)
| le mousqueton monté sur la gaffe |
- "gaffe automatique " je n'aime pas, très chère, souvent vue en panne,le principe étant de passer directement un bout dans un anneau en un seul mouvement.
- -Sur le mème principe, le passe-amarre Jolly Hook fixé sur une gaffe, astucieux, pas cher, mais fragile. Je l'emploie pour passer une amarre quand je suis déjà fixé.
- - Crochet Suédois, ou Bojkrok très pratique pour prendre à la volée une bouée arrière
| utilisation du crochet suédois |
- -au lasso, avec un bout suffisamment lourd pour ètre facilement lancé. On le fixe aux deux éxtrémités après avoir fait une boucle de 2 mètres environ.
Deux familles de manoeuvres
-Par l'arrière, l'avantage est que le barreur voit exactement l'arrivée.Un bout est paré depuis l'avant, à l'exterieur de tout, et vient sur l'équipier sur la plage arrière par le côté au vent .On s'amarre d'abord par l'arrière avec un bout court, le bateau est stoppé , puis on passe l'amarre avant. Facile, il faut juste penser au rayon de giration quand le bateau va faire tète sur la bouée.
- par l'avant, il faut impérativement une communication entre l'équipier et le barreur qui ne voit rien. Nous experimentons les oreillettes bluetooth, car il est contraire à l'étiquette navale (et à l'efficacité) de crier. Le bout d'amarrage est fixé du côté choisi et paré pour une des méthodes ci-dessus. J'ai une préférence pour le mousqueton Wichard qui n'a jamais failli. Il est ensuite remplacé par 2 (deux) bouts séparés, jamais coulissants. Attention le mousqueton ne peut ètre retiré que s'il n'est plus sous tension.Attention aussi sur l'Ovni l'ancre proéminente oblige à laisser molles les deux aussières venant directement des taquets sans passer par le davier.
-Cas particulier, embossage sur deux bouées . En général en rivière, donc orienté dans le sens du courant, mais pas toujours. On commence par la plus facile, AV ou AR puis on se laisse culer. Mais si on part de travers, il vaut mieux le faire en marche arrière, puis redresser l'étrave avec le propulseur (attention au bout flottant...).Parfois on a la chance d'avoir deux grosses bouées au milieu, comme une haltère, ce qui permet d'ètre "à couple" d'un autre bateau sans défenses. Mais attention au départ, çà coince parfois! (exemple, le Bono ou Ploumanac'h)
Reste à préparer l'apéro et à vérifier l'usure des amarres, qui peut ètre rapide si çà swingue...
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