14.5.15

Stora Nassa. Mésaventures!.

Jeudi 14, après un nouveau dérapage, impossible de laisser le bateau pour visiter l'ile. Ce sera pour une autre fois (vie?). Nous partons sous GV à un ris et trinquette, toujours temps bouché et gris et très froid. Nous choisissons le mouillage de Gubben qui semble un peu protégé de l'ouest. Cruelle bavure! Vous allez voir la suite.

Nous mouillons par l'arrière et deux aussières nous fixent à l'avant, un piton acheté exprès et un arbre. Tout est OK. L'annexe est mise à l'eau, coiffée de son hors-bord. Nous entamons une superbe visite de l'archipel , voyez les photos.

entrée de l'archipel



tout est très bas sur l'eau

végétation rare et basse




au centre de la photo Pirate s'apprète à 'embarquer...









dédale






























buisson ardent le soir






Le soir, le vent a forci mais le mouillage arrière tient bon, avec la remarquable ancre Fortress et la sangle de 50 m, résistante à 3500 Kg.Excellente nuit. Mais le lendemain...

Ici faites sortir les âmes sensibles, les enfants de moins de 15 ans et les risques d'AVC.

La version ci -dessous est expurgée de toute image dangereuse pour nos mères et nos enfants.

Le vent s'est levé à 5, mais de NW tendance N. Encore plus froid.
8 heures 30,  Je rajoute un bout de 60m sur un autre piton plus gros planté encore plus loin. Le premier piton s'est arraché. Ça ne se calme pas, loin de là. Avec l'annexe je vais mouiller au vent la grosse ancre, débarrassée de sa chaine (plus de 100 kg, impossible à porter en annexe) mais montée avec une aussière plombée de 50m. Je la remonte au guindeau grâce à un anneau à friction sur l'étrave, car nous sommes perpendiculaires à la traction.
11 heures 30 Nous nous retrouvons perpendiculaires au vent qui atteint 26 Kt en moyenne, en piètre posture.
14 heures Je tends la sangle arrière avec un winch électrique et un nœud de Prussik(1) qui permet de défaire le taquet arrière, et ramène la sangle sur l'avant: nous nous retrouvons affourchés à 40° sur deux très bons mouillages, mais pas du tout confortables. Les 3 amarres à terre ont été larguées. Le poêle en profite pour refouler un max, fumée ++ dans la cabine, sortir vite fait le chat, éteindre le poêle et fermer l'arrivée du gazole.
Là on est coincés, à 5 m de la roche juste derrière, 10m de roche sur bâbord, et 20 sur tribord. Heureusement pas de vague car pas de fetch. Que fait-on?

On s’arrête pour réfléchir, manger un peu, échanger, se reposer.

Et finalement,vers 16 heures,  après une grosse pluie, une petite accalmie avec "seulement" 14 nœuds de vent. Il faut partir .Moteur en avant lente à tribord, on récupère difficilement l'ancre plate et ses 30 kg de vase bien dense, puis très vite avant les cailloux on remonte l'ancre Delta et ses 30kg etc etc...
Juste après , le vent remonte.Remise en état partiel du bateau qui était en grand désordre.Il est 17 heures
(1) finalement ce n'est pas un Prussik, qui se fait avec une boucle. Le mien tient aussi bien sur un autre bout que sur la sangle. J'essaierai de faire une photo.

2 commentaires:

Mcg a dit…

Photos magnifiques

Mcg a dit…

Photos superbes