5.9.15

Sandspollen-Oscarsborg-Håøya

samedi 29 aout, déjà! que le temps passe vite.
Sortis de Skjæløy au moteur puis tout dessus au portant.
Entrainés par Jacques, nous nous laissons embarquer par la fièvre d'une régate et installons le gennaker.
Le temps est superbe, pas trop chaud, visi excellente, nous dégustons un très bon taboulé, tout va bien...
Non, un énorme ferry  est en route d'abordage.Il ne dévie pas d'un pouce alors que nous avons la priorité (puisque nous somes hors chenal).Pour que Cybèle ne lui monte pas  dessus et risque de l'esquinter, je choque le gennaker en grand , hélàs sans gants, et je me brûle 4 doigts.

Arrivée au mouillage de Sandspollen, très encombré, mais magnifique.
ici aussi on peut s'amarrer à couple de la montagne
 Nous mouillons dans 0,90 m d'eau (soit 1.50 sous la coque) sous les yeux étonnés des autochtones.Diner à l'abri de notre tente , et nuit réparatrice.






avantage du faible tirant d'eau: personne ici!




Et ce dimanche matin, encore une perle de rencontre inattendue. Après un petit déjeuner 5 étoiles en terrasse ,vue imprenable, une annexe s'approche: un Italien, pardon un Sicilien, marié à une Norvégienne, qui parle Français. On engage la conversation, puis on les fait monter à bord pour apprendre encore d'autres jolis lieux recommandés: c'est la Tour de Babel. Françoise parle italien, le Sicilien parle un  peu anglais, nous parlons français, anglais, italien...
nous sommes en eau de mer ici.çà flotte bien
Juste après ce beau mouillage  nous nous arrètons pour visiter la forteresse de Oscarsborg, haut -lieu de la  2ème guerre mondiale entre Allemands et Norvégiens.

petit port très encombré, avec un parcmètre: on paie pour 5 heures de stationnement

 

grand réseau de souterrains, expliquant l'absence de victimes pendant les bombardements







incessant ballet de paquebots


Un épisode très important  a eu lieu le 9 avril 1940. Le tout nouveau croiseur lourd Allemand Blücher arrive dans la nuit , profitant du brouillard, avec son escadre.
Le commandant de la Forteresse,qui n'a pas d'ordres écrits, prend sur lui d'arrèter le bateau en tirant un coup sur le poste de commandement, ce qui désorganise le bateau.Celui-ci poursuit sa route, mais des torpilles l'achèvent, et il coule par 90 m de fond. Ceci permet au Roi et au gouvernement d'évacuer Oslo.Mais le lendemain les Allemands bombardent le fort toute la journée, et il doit se rendre. Plus de 80 ans après on sent encore l'odeur d'huile sur la mer.


**Cette carte explique cette phase très importante de la guerre avec les Allemands. Elle met en valeur aussi une fantastique réalisation de 1874: la digue sous-marine entre la côte ouest du fjord et la batterie sud: dans des fonds de 10 m, 4 ans pour déverser des blocs de pierre de près de 2 tonnes sur 315000 mètres carrés et 1500 m de long!. On comprend l'intérèt stratégique. De nos jours une brèche de 50 m a été creusée pour permettre le passage des bateaux de plaisance.
La Forteresse est intéressante, mais on est impressionné par l'energie dépensée par les hommes pour détruire leurs semblables.On visite un grand musée des armes du XIX ème et XX ème siècles

Le soir, nous sortons de ce petit port de Oscarsborg pour prendre un mouillage tranquille sur l'ile de Håøya, à Dragsund. Un nouveau ponton en béton vient d'y ètre installé, très confortable.

 




lutte pour le Vie...

l'intérieur du port naturel


Et lundi 31 aout, aux aurores, nous repartons .....

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