12 juin
Ce matin le vent s'est levé tôt, pour
monter à force 5. Cela devient difficile de gérer les virages et les
manoeuvres de « port » sachant qu'avec le peu de fond je dois remonter
la dérive. Il fait chaud : 21 ° dehors. La route devient très fréquentée
aussi bien par des plaisanciers que par de très grosses barges. Les
carrefours sont un peu stressants car il n'y a plus les panneaux
indicateurs de sens giratoires. Nous entrons dans la Sneekermeer, et
remarquons un changement de dialecte : les mots changent comme
Watchsteiger (zone d'attente avant un pont) qui devient watchplaat.
Nous embouquons le PrincesMargriet Kanaal
et le vent monte à 6! Comme il y a de nombreux virages, on ne peut
mettre la trinquette et le moteur poursuit vaillamment. Pourvu que çà
dure.
A une attente d'écluse le vent nous
écrase sur le quai d'attente. Le départ difficile laisse une trace de
peinture de Cybèle comme signature, sniff...pourtant on avait acheté 3
défenses de plus pour le protéger.
On arrive à Grouw, carrefour si grand et
complexe qu'il y a des panneaux indicateurs! On se perd quand même , car
il y a des divergences entre le traceur à la barre et l'Ipad, qui est
plus précis. Comme il faut aussi regarder tout autour les autres bateaux
et aussi le guide nautique (en hollandais) on n'est pas trop de deux.
On passe sous deux lignes à très haute
tension (à 28 m de haut) et sur une autoroute par un « Aquaduct » à
Himpens. Puis des Hollandais francophones nous ouvrent la route en nous
traduisant les indications des pontonniers, car il n'y a pas
d'indication de VHF. On butte sur deux ponts avec voies de chemin de fer,
puis un pont en construction, et l'heure tourne! On est précédé par un
énorme vieux gréément hollandais.
Nous arrivons à la périphérie de
Leeuwarden, où le paiement des ponts se fait par un sabot tendu au bout
d'une canne à pèche par le pontonnier à notre passage, ce qui oblige à
ralentir, difficile avec le vent qui me met en crabe. Or pour ne pas
rater ce passage qui se ferme à 20 heures, j'ai doublé le vieux gréement
qui me colle au train et qui a un énorme bout-dehors!Il est 19.55 et
les ponts s'arrètent à 20 heures. Nous devons nous arrèter en pleine
ville après ce premier pont, dans un quai assez joli. Le Harbourmaster
se matérialise bruquement au volant de son vélo, et nous explique le
paiement par automate. Pas cher, mais tout se paie: douches, eau,
electricité (1KW) par carte.
Et on n'a que 2 heures de Wifi, je
n'aurai donc pas le temps de monter les photos. Ce texte est tapé hors
ligne . Il est tard, bises à tous.
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