Ce passage correspond
à la partie presque la plus ouest de la côte Norvégienne.Le
Stadlandet s’avance comme un doigt dans la Mer de Norvège. Il est redouté depuis
la nuit des temps : les Vikings n’hésitaient pas à porter
leurs navires par dessus le Dragseidet (240m de haut) pour éviter ce
passage en cas de mauvais temps.
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| remarquez la grande variabilité des profondeurs |
| ciel chargé habituel |
Il est aussi prévu
depuis des années de créér un tunnel pour les gros navires, à
travers le Stadlandet .Une école de pilotage forme déjà des
capitaines à ce périple sous terre. Enfin parfois des convois de
petits bateaux sont accompagnés par le RednningSelskapet (homologue Norvègien de la SNSM).
Le guide Imray
signale « it can be a particularly difficult cape to round
in bad weather, and can create its own badweather even when
conditions in the sounds are gentle. «
Nous avions passé
Stad il y a deux ans à la remontée , au moteur ! Sans vent.
Cette fois-ci, des
vents persistants de SE nous avaient fait prendre des précautions.
- Barentswatch prévoyait 1,50 m de creux, malheureusement sans indiquer la période.
-Nous avions choisi
le flot (avec un petit marnage), qui s’additionnait au courant
général pourtant au nord.
-Vent prévu pour
les heures suivantes, SE 15 nœuds (je rajoute toujours 1 degré Beaufort aux GFS), donc venant « de terre », contrôlé par Windy.
-Génois et un ris.
Tout amarré sur le pont, vélos rentrés dans le cockpit.
Rien à signaler au
début, un peu déventés par la côte, courant contraire. On passe
le cap, puis un grain s’annonce. On le salue en passant à la
trinquette. Rafales à 20 puis 25 nœuds, burtalement. Un deuxième
grain très localisé nous oblige à prendre deux ris de plus et
gréer la bastaque au vent, tandis que la mer devient très hachée et se creuse.
30 nœuds. Près bon plein dérive un peu relevée, car le près
serré nous arrète avec les vagues.3ème grain énorme, sans
visiblilité. La houle de SE arrive,pourtant avec un fetch très
court et se mélange avec le courant général pour faire des
« crossing waves » de plus en plus courtes. Deux fois on
va planter l’étrave, et de l’eau verte va envahir les passavants
et la capote. Rafales à 38 noeuds . Un cargo qui allait à 11 nœuds
auparavant , doit ralentir à 6.
Nous devons faire un
très long bord de près bon plein, pour revirer vers la terre et
aller nous abriter dans la baie de Sildegapet. Le bateau se comporte
remarquablement bien, s’ébroue à chaque vague, reste toujours
contrôlable malgré la mer forte. La capote et la tente de cockpit
résistent bien et sont d’un confort fantastique.
Dès que nous
embouquons la baie, le vent se calme!
Nous finissons au moteur
dans le mouchoir de poche du tout petit port de Osmundsvåg, sur un
vieux quai en bois avec 1,60m de fond… juste fait pour les Ovnis !
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| Un havre comme on les aime! |



1 commentaire:
Mais que la tente est belle!
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