10.4.14

Premier contact avec SXM. Bucket Regatta

Atterrissage dans 27° pour 7 à Paris, ça choque un peu. Le vent est là qui atténue la douleur, et il faut choisir les endroits à courant d'air.

Ma Puce est venue me chercher avec la "caisse" de Julien et Maïlys, qui roule... dans des rues défoncées, jonchées de carcasses de voitures, et de maisons improbables et pas finies. Circulation fluide car on laisse passer même si on a la priorité, et on remercie à coups de klaxon. Et je retrouve les enfants, ainsi que Paul, le frère de Maïlys: le fameux équipage de la remontée de Lisbonne est reconstitué. Paul a cuisiné un excellent plat à base de cousin du lièvre, mais nous ne sommes pas en mer.

Quelques visites plus tard, quelques impressions qui seront toujours confirmées: énorme contraste entre le côté Hollandais très propre et bien équipé (mais sans panneaux indicateurs et sans marquage au sol) et le côté français b....lique mais bon enfant. De même abîme entre les immensément  riches et les autres: quartiers réservés et surveillés par caméras et gardes, vues imprenables, bateaux hallucinants, je vous en parlerai plus loin.

Beaucoup de voiliers plus normaux, voire bricolés! certains locaux, mais d'autres ayant traversé (!?!)
Je mettrai des photos plus tard.

Dimanche nous avons loué un bateau à moteur pour filer à St Barth, point de rencontre de milliardaires. Les embruns sèchent instantanément, nous ne sommes pas en BZH!

C'est la Bucket Race, une petite course autour de l'ile entre amis de 30 mètres minimum(!). Le plus grand faisait au moins 60m. Départ au handicap, donc les moins rapides devant, et au vent de travers donc sous spi pour la plupart. Inouï. Regardez la taille des équipiers... Un des grands craque sa têtière de spi et chalute, va y avoir des frais... Mais on sent bien que ce ne sera pas un problème pour le propriétaire.

Après le départ, un petit pique-nique dans une anse un peu encombrée, sous le soleil qui fait apprécier le bimini du bateau.Puis retour au port de Gustavia pour lâcher Paul qui part sur un cata vers la Guadeloupe, avant de retrouver son Rara Avis. Et nous revoyons les monstres à voile qui viennent se ranger l'un après l'autre dans le petit port, sans bousculade heureusement du fait de leur taille.

L'aéroport de Gustavia est très dangereux, vous verrez la photo d'un petit avion passant entre deux montagnes au dessus des maisons  pour atterrir.
Maisons superbes avec vue!

Retour chez nous après un tour complet de l'ile qui nous permet de voir certaines plages superbes, et aussi les suites des cyclones: nombreux bâtiments cassés et non reconstruits. Le cyclone Luis avait tourné sur l'ile pendant 3 jours, et les pertes humaines considérables.

Ma skippette continue ses séances de kiné, et nous nous baignons en visitant l'ile. Excellent diner au restaurant Ô Plongeoir sur une Anse, visite des marchés très colorés, une averse tropicale qui inonde la route, et aussi quelques emplettes pour le bateau qui a toujours besoin de tout.

Je ne raconte pas les visites nombreuses aux plages (plaignez-moi, mes frères) et un petit déjeuner sous les cocotiers suivi d'un ti-punch génial. (photos à suivre quand j'aurai du vrai wifi)

Finalement il faut repartir, avec ma Douce en béquille qui nous ouvre la route. Pratiquement aucun gag dans l'avion, sauf que sur toute la cabine éteinte pour nous laisser dormir, il n'y avait qu'une seule lampe allumée et dardée sur mes yeux (« l’œil était dans la tombe, et regardait Caïn») et ma voisine dormait sur la commande...

Arrivée à Roissy, on a droit au camion Help, équipé de 2 plateformes pour handicapés: l'une pour charger, à l'arrière, et l'autre pour nous décharger, à l'avant, et passer par l'issue de secours de l'avion! Retour Brest, "atterrissage court" comme a dit le pilote.

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