12.5.14

Lubeck - Travemunde - Bolenhagen

Lundi 12 mai

Finalement nous partons de Lubeck à 9 heures  sous la pluie glacée, et descendons la rivière rapidement avec le courant. Nous passons Travemunde avant midi, et filons vent arrière (pour une fois) 1 ris et génois, avec des pointes à 9 kn. Du coup je descends jusqu'à Boltenhagen, dont la baie nous offre un abri sûr .



NDLR en attendant des photos, voici le port de Boltenhagen (source Wikipédia)

9.5.14

Lubeck 2

Plutôt que de raconter nos divagations dans les rues de Lubeck, laissez-moi vous narrer deux gros coups de cœur inattendus.

Hier soir, je veux essayer le Schiffergesellshaft, l’ancêtre de nos yachts-clubs, 1535 tout de même.
Le Shiffer Gesellshaft
On peut le traduire par Association des Marins. Dehors, une façade ancienne avec une girouette
représentant un vieux voilier en or.

J'avais vu  plusieurs personnes entrer hier. 




Ce soir nous entrons carrément: quel choc! 3 immenses salles pouvant accueillir 350 personnes. La première salle est majestueuse, avec une cinquantaine de maquettes de bateaux au plafond en poutres énormes. Murs recouverts de bois sculpté et décoré. L'installation est particulière (je crois avoir traduit...). L'entrée est en chicane pour éviter les courants d'air. La première rangée de tables est haute car c’était la place des anciens qui pouvaient surveiller l'assemblée, guider les visiteurs et éconduire les importuns. Ensuite plusieurs grandes rangées de stalles avec de nombreuses places assises, qui correspondaient à la fois aux différentes régions de navigation, et aux différentes corporations de marchands. On imagine l'utilité des échanges , vu le peu de cartes au XVIème siècle. Ensuite deux autres salles plus hautes et plus discrètes. C'est devenu un restaurant très couru. Cuisines énormes, 20 personnes pour nous servir, et on a très bien mangé.Je ne sais si les photos rendront bien. 

Allez voir le site http://www.schiffergesellschaft.com, je ne l'ai pas vu.




Ce matin, après avoir rencontré la femme d'un petit shipchandler qui parlait français (!) et dont le rêve est de faire les canaux français en bateau (!!) nous avisons un très vieux bâtiment recouvert d'échafaudages.  J'essaie de rentrer: deuxième choc! c'est le vieil Hôpital du St Esprit Heiligen-Geist Hospital (1286), qui contenait une église et une gigantesque salle voûtée en bois.

La voûte
L'ancienne église 

Et un de ses trésors...
Au départ c’était une salle commune, puis elle a été aménagée en petites " cabanes " individuelles pour se transformer en maison de retraite, avec un chauffage central. L'église a été désaffectée en 1806, mais les fresques sont restées. J'espère vous montrer des photos. L'Hôpital était équipé en cimetières, garde-manger, enclos de bestiaux, maisons pour les soignants, et illustrations murales du Christ souffrant pour aider la guérison des patients?..














Derrière un "gang"
Et bien sûr partout de vieilles maisons biscornues, des "gangs" c'est à dire des petits couloirs entre deux maisons permettant d'accéder à d'autres maisons en retrait,
des vestiges de la richesse de la ville (maison des douanes, porte d'honneur...) par contre de très nombreuses rues sont pavées: imaginez les trajets en vélo.

Il re-pleut, et le vent se remet à souffler. Je vais envoyer ce message à mon webmaster pour publication, et ensuite chercher à dégoter une bougie de rechange pour mon hors-bord.

Demain nous devrions (....) repartir pour Travemünde, et + si affinités.

(NdW: photo illustration: www.shiffergesellshaft.com)

6.5.14

Lubeck 1




L'embouchure de la Trave à Lübeck-Travemünde - Illustration Wikipedia
Mardi 6 de bon matin par temps gris, nous remontons la rivière Trave par des méandres très variés, alternant la Nature sauvage et les quais utilitaires sans transition. Il y a en effet plusieurs ports de déchargements de bateaux mais aussi des plaines tranquilles avec nombreux oiseaux, et au moins 5 petits ports de plaisance dans un bras de rivière, mais trop près du chemin de fer pour nous  intéresser pour un hivernage éventuel.


Petit village et port sur la Trave


Nous arrivons au pont basculant signant l'entrée de la ville. Puis nous continuons vers la Hansa Marina dont nous venons d'apprendre à mots couverts la disparition du propriétaire: pas de réponse au téléphone, et une installation à terre détruite. Par contre il y a toujours eau et électricité au ponton!? Nous allons y rester deux ou 3 jours.
Premier contact: curieux mélange d'histoire XVIème et XIXème siècles


La ville n'apparait qu'au dernier coude de la rivière, sauf  les clochers doubles de l'église Ste Marie.



Derrière nous, le dernier bateau-feu Allemand
Un Bénéteau 21.7 avec une "calèche" comme on dit ici
La visite de la ville est très intéressante, malgré les problèmes articulaires de ma Puce. Nous essayons les chaussures de marche puis le vélo: RAS pendant les visites, mais des suites douloureuses le soir à l’arrêt.



La ville a été détruite par des bombardements alliés en 1942, mais de gros efforts de rénovation ont été faits, en particulier pour les églises.

L'Eglise  Ste Marie se remarque de loin avec ses deux tours de 125 m de haut, et des arcs-boutants de 38,5m.

La Musique, prélude à la Vie Eternelle...
Elle est aussi  impressionnante par une petite chapelle latérale qui a gardé les cloches cassées et fondues par le bombardement,
et aussi une stèle montrant Jean-Sébastien Bach jeune regardant sur l'épaule de son maitre Dietrich Buxtehude, qui était compositeur et organiste. D'ailleurs il y a de nombreux concerts dans cette église, dont une « semaine Buxtehude » cette année. Dehors, une statue de bronze raconte que le Diable surveillait la construction en croyant que ce serait une taverne, qui lui donnerait des clients. Avec sa protection la construction va très vite, jusqu'au moment où il s'aperçoit que ce ne sera pas du tout un lieu de perdition. Il veut la détruire, mais les ouvriers le persuadent de la laisser, en promettant de construire juste à côté une grande taverne, qui existe encore.
Nous voyons aussi des façades de Speichern, i.e anciens greniers (à sel, à grains...), dont beaucoup sont réhabilités en magasins de luxe ou en appartements.

La Cathédrale est encore plus impressionnante.





Fondée en 1137, Détruite elle aussi en partie, elle a été rénovée avec un parti-pris de mêler reconstruction fidèle à l'ancienne et modernisme, avec un superbe vitrail de fond 1963)

, et une séparation vitrée de haut en bas qui permet d'autres activités plus laïques! D'un côté des tombeaux de très anciens évêques et pasteurs, de l'autre des grands Orgues Marcussen de 1970. Au moment de notre passage, L'organiste répétait avec un flûtiste une musique moderne (Fauré?), ajoutant une note étrange à cette église. Le chœur est remarquable aussi par un gigantesque Crucifix triomphal  (1477) évoquant nos jubés bretons.
Et tous ces grands bâtiments sont en briques! Il n'y a pas de pierres.

La ville est entièrement entourée d'eau , et nous avons fait le tour à vélo, mais sous la pluie. Il y aurait encore des musées à voir, mais nous en gardons pour cet hiver.

Bien sûr outre les visites, la vie à bord continue avec son lot de pannes, dont celle de l'antenne WiFi BadBoy qui nous handicape. Finalement après contact avec notre agent commercial et Fils  Julien à St Martin et plusieurs manipulations, il faut réinitialiser l'antenne elle-même par un reset. Hélas, tous les spots ici sont verrouillés. Par contre en ville mon Iphone nous permet de trouver de bons réseaux gratuit, dont un près d'une excellente pâtisserie! Et nous joignons l'utile à l'agréable en envoyant nos messages au monde entier, à tous nos amis, et aussi à mon webmaster préféré qui met en ligne mes textes préparés à bord. Fantastique, de pouvoir recevoir des nouvelles de France, Açores (Eric et Marie-Andrée), Espagne du Sud (Loic et Marie) Angleterre (Clive et Jane, Mike et Sue), Allemagne (Stéphane, Bernd et Nicola, Jörn et Tanya), Danemark (Peter),Suisse (Hans et Danièle), quelle chance!
****
Petite digression pour les lecteurs qui croient qu'on peut s'ennuyer en bateau, un principe lu pour la première fois chez Antoine, navigateur-mathématicien. Tout matériel à bord d'un bateau oscille entre deux états:
  • Un état de marche M, instable, précaire, rare, malgré un long entretien.
  • Un état de panne P nettement plus fréquent, très stable
  • Le passage de M à P est aléatoire, inattendu, mais certain et en général au plus mauvais moment (Loi de Murphy)
  • Le passage de P à M consomme  une quantité importante d’énergie
J'en ai la vérification tous les jours. Je me demande même si ce postulat ne s'applique pas en ce moment à ma pauvre Skippette?


4.5.14

La baie Pötenitzer Wiek

 (Pötenitzer Wiek - Image Source Wikipedia)

Dimanche 4 mai, après un dernier repas avec Bernd et Nicola, nous partons de notre trou à rat par une superbe manœuvre sur garde arrière puis marche arrière, pivotement sur le propulseur et sortie digne sous les regards admiratifs ds autochtones: c'est la Puce qui est à la barre.

Le vent a bien baissé, tout dessus! et encore au portant: ça cache quelque chose. En fait il va tomber quand nous rentrerons dans la Baie de Travemünde. Et nous allons dépasser ce port que nous connaissons déjà , pour aller dans la baie Pötenitzer Wiek, juste en amont sur la rivière. Calme complet, c'est encore une réserve naturelle et les mouillages sont limités à un grand quadrilatère marqué par des bouées.

Ce calme ainsi que le poêle ronflant va nous permettre de finir les rangements de l'intérieur, avec les musiques de Mendelsohn et de Ravel dans les oreilles, il y a pire. Mais la pluie s'annonce pour demain.

3.5.14

Helighafen-Grossenbrode

Samedi après-midi, nous partons de conserve avec Bernd et Nicola et leur beau Tabaluga, sous trinquette seule au portant, vers le pont de Fehmarn. 

Il y a une échelle de marée qui nous permet de connaitre le tirant d'air: Malgré les 22,50 m, (alors qu'il nous faut 21 m) ma Puce ne veut pas voir et s'enferme à l'intérieur. Un train passe sur nous avec un bruit d'enfer. Il fait froid pour ma Skippette qui finalement va dormir.. 11° dehors, vent avec rafales à 25-28 Kn à l'arrivée, qui promet d’être sportive?

Et nous arrivons le soir à Grossenbrode, port d'attache de Tabaluga, qui nous réserve la place d'honneur sous la grue du chantier Klemens (propriétaire de la Marina) : juste un trou à rat mais dans l'axe du vent. Heureusement car tout le reste des places est entre pieux!

Nous faisons l'apprentissage de la pratique de l'Anleger Bier: traduction littérale Bière d'amarrage. On se réunit entre bateaux amis pour fêter... l'absence de casse aux manœuvres? ou simplement la convivialité. Et cette fois on embraye par un casse-croute varié et consistant dans Tabaluga, en refaisant le monde et en admirant les boiseries massives du Najad.

Douches nickel gratuites, mais quelques problèmes avec les lave-linge et sèche-linge qui ne marchent qu'avec des pièces de 50 centimes. Et le substitut du maitre du port nos demande seulement 15 euros. Rencontre du premier Ovni 52?

Je n'avais pas vu les prises de courant, le poêle va marcher cette nuit.

1.5.14

Fehmarn-Heligenhafen

Le soir au mouillage forain de Mönckeberg nous avons encore l'internet du port grâce à l'antenne magique. Nuit calme mais comme nous sommes très proches de la terre et à son vent, je me réveille automatiquement toutes les 4 heures , et me rendors ensuite sans problème.

le lendemain jeudi 1 mai, , première vraie navigation vers Fehmarn avec un petit ennui intestinal du pauvre Pirate qui se résigne ensuite au fond de sa couchette. Du coup par sympathie la Skippette fait un don imprévu à Neptune ...

Arrivée dans la baie à l'ouest de Fehmarn, dans une zone autorisée comme mouillage, entourée de zones de Parcs Naturels, après un trajet rapide mais au près serré avec 1 ris.

Nous avons entamé une série de premières.
- Musique de haut niveau par l'Ipod chargé jusqu'à la gueule par les bons soins de Hervé: plus de 13000 morceaux de Musique classique, Jazz, chansons, Musiques du Monde....Merci Hervé de ton aide et de ton eclectisme!
- Utilisation de Talkies-Walkies, super pratiques vu notre extinction de voix commune et la longueur du bateau : il est beaucoup plus long quand il y a du vent

- Premier allumage du poèle , réussi au deuxième essai: agréable chaleur car le vent du NE est froid pour ma Puce.
- L'antenne WiFi capte un réseau à plus de 1 mille de distance, mais nous sommes limités à 5 minutes par le fournisseur d'accès, ensuie c'et payant.

Vendredi 2 mai, nous entrons au port de Helighafen: manoeuvre eprouvante car un Danois occupe deux places et doit bouger, très très laborieusement. Et le vent de 20 Nds écarte du quai : il faut entrer par l'arrière.On retrouve avec joie Bernt et Nicola, qui viennent prendre apéro et diner à bord, après queques courses à vélo.
Nous faisons la connaissance d'un SegelMachereï: sellier-voilier sympa qui va nous réparer en un clin d'oeil notre Lazy Bag, et qui nous fait un devis plus que raisonnable pour une "calèche", traduisez 3 parois amovibles qui viendront fermer entièrement notre bimini, rajoutant une pièce complète au bateau (au port, bien sùr).

Samedi, kaliméro sous la douche, 59ème épisode. Cette fois en tenue d'Adam je cherche à faire marcher cette P.... de douche: rien. Je ressors dans la même tenue: les inscriptions sont en Arabe et je ne lis rien. Avec les lunettes: pas mieux. Puis un gentil indigène me montre une machine à pièces: damned! Devant mon air contrit (et toujours nu) il me donne un jeton en échange de ma pièce. 30 secondes de plus pour voir que ce jeton s'introduit dans un certain sens... Ouf!
Et dire que j'ai une douche à bord!
L'internet est haché mais me permet quand mème de payer la fin de la facture du chantier Dick par virement.
Cet après-midi nous allons faire du vélo dans la Réserve, puis chercherons un autre mouillage forain, mais on attend 20 Kn de vent d'W, il va falloir passer derrière Fehmarn mais le pont a un tirant d'air de 22 m et nous en avons besoin de 21: ma Puce frémit déjà.

Une pensée d'Epicure pour finir:

« Ne gâche pas ce que tu as en désirant ce que tu n'as pas,
Mais souviens-toi que ce que tu as ,fut jadis parmi les choses que tu ne pouvais qu'espérer. »

30.4.14

Kiel suite

Et commence une longue litanie de remises en route multiples, ablation de la bâche d'hiver, (qui a très bien tenu)  rangements, remontages, récupération d'un peu de place dans le bateau. Tout en gardant deux nuits de chambre d’hôtel.

Nous avons aussi la joie de revoir Kerstin et son compagnon Fabian, qui vont même jusqu'à nous prêter une voiture et nous proposer un appartement à Münckeberg, banlieue chic de Kiel, pour la fin de semaine.

Nous louons une petite voiture (une Mini, la Puce en est folle) qui va nous permettre de faire les allers-retours en ville, les courses, les formalités d'achat d'une carte téléphone allemande,...
Ce que nous ne savions pas: le vendredi Saint est férié en Allemagne! ce qui retarde la réception de nos colis.

Pirate a voulu se rendre intéressant: il a fait une exploration des fonds du bateau sans me dire, et j'ai fermé l'accès aux pompes de l'avant. 3 heures après, toujours pas de chat, on appelle partout, et finalement un petit miaulement vient de dessous la couchette AV: je la rouvre, j'appate la bète, et il sort dignement!


17.4.14

Retour Kiel

Un des bons côtés de SXM a été le Chikou de ma Skippette, qui lui a fait oublier son genou! Nous avons eu le feu vert de notre cher Orthopédiste pour partir. L'articulation fonctionne bien, mais chevilles et poignets sont très douloureux.
  • Création d'un stock de médicaments antalgiques et anti-inflammatoires pour durer plus de 6 mois, comme l'indique le site de l'Institut Pasteur (gardons le moral, les douleurs peuvent aller jusqu'à deux ans.)
  • Emballage de 15 kg d'accessoires qui partiront par la poste finalisation des bagages et du chat
  • Nettoyage complet de la charmante maison d'été de ma petite Sœur et de mon cher Beau-Frère, qui nous ont accueillis si gentiment.
  • Échanges vifs avec le chantier qui a fini le safran mais ne l'a pas encore envoyé (!?#@*!!!) et pour lui demander d'envoyer directement en Allemagne la bague de raccord (re -!?#@*!!!)
  • Opération compliquée pour le transfert sans la voiture qui doit descendre chez mes parents

ET ON S'ENVOLE ENFIN! jeudi 17 avril, avec le chat qui sait parfaitement se tenir.

À l'arrivée, le soir à 20 heures, pluie, froid, bus jusqu'à Kiel puis taxi. Ma Puce dort à l’hôtel, et je poursuis vers le chantier avec Pirate et tous les sacs. Il pleut toujours...

Le bateau a bien résisté au froid et aux tempêtes: à priori on n'a perdu qu'une drisse de pavillon et deux pots de confitures d'airelles, oubliées dans les fonds. Le bateau a été sanglé sur son ber, ça a dû souffler! Il est toujours estropié, mais a une belle peinture sous-marine.




10.4.14

Premier contact avec SXM. Bucket Regatta

Atterrissage dans 27° pour 7 à Paris, ça choque un peu. Le vent est là qui atténue la douleur, et il faut choisir les endroits à courant d'air.

Ma Puce est venue me chercher avec la "caisse" de Julien et Maïlys, qui roule... dans des rues défoncées, jonchées de carcasses de voitures, et de maisons improbables et pas finies. Circulation fluide car on laisse passer même si on a la priorité, et on remercie à coups de klaxon. Et je retrouve les enfants, ainsi que Paul, le frère de Maïlys: le fameux équipage de la remontée de Lisbonne est reconstitué. Paul a cuisiné un excellent plat à base de cousin du lièvre, mais nous ne sommes pas en mer.

Quelques visites plus tard, quelques impressions qui seront toujours confirmées: énorme contraste entre le côté Hollandais très propre et bien équipé (mais sans panneaux indicateurs et sans marquage au sol) et le côté français b....lique mais bon enfant. De même abîme entre les immensément  riches et les autres: quartiers réservés et surveillés par caméras et gardes, vues imprenables, bateaux hallucinants, je vous en parlerai plus loin.

Beaucoup de voiliers plus normaux, voire bricolés! certains locaux, mais d'autres ayant traversé (!?!)
Je mettrai des photos plus tard.

Dimanche nous avons loué un bateau à moteur pour filer à St Barth, point de rencontre de milliardaires. Les embruns sèchent instantanément, nous ne sommes pas en BZH!

C'est la Bucket Race, une petite course autour de l'ile entre amis de 30 mètres minimum(!). Le plus grand faisait au moins 60m. Départ au handicap, donc les moins rapides devant, et au vent de travers donc sous spi pour la plupart. Inouï. Regardez la taille des équipiers... Un des grands craque sa têtière de spi et chalute, va y avoir des frais... Mais on sent bien que ce ne sera pas un problème pour le propriétaire.

Après le départ, un petit pique-nique dans une anse un peu encombrée, sous le soleil qui fait apprécier le bimini du bateau.Puis retour au port de Gustavia pour lâcher Paul qui part sur un cata vers la Guadeloupe, avant de retrouver son Rara Avis. Et nous revoyons les monstres à voile qui viennent se ranger l'un après l'autre dans le petit port, sans bousculade heureusement du fait de leur taille.

L'aéroport de Gustavia est très dangereux, vous verrez la photo d'un petit avion passant entre deux montagnes au dessus des maisons  pour atterrir.
Maisons superbes avec vue!

Retour chez nous après un tour complet de l'ile qui nous permet de voir certaines plages superbes, et aussi les suites des cyclones: nombreux bâtiments cassés et non reconstruits. Le cyclone Luis avait tourné sur l'ile pendant 3 jours, et les pertes humaines considérables.

Ma skippette continue ses séances de kiné, et nous nous baignons en visitant l'ile. Excellent diner au restaurant Ô Plongeoir sur une Anse, visite des marchés très colorés, une averse tropicale qui inonde la route, et aussi quelques emplettes pour le bateau qui a toujours besoin de tout.

Je ne raconte pas les visites nombreuses aux plages (plaignez-moi, mes frères) et un petit déjeuner sous les cocotiers suivi d'un ti-punch génial. (photos à suivre quand j'aurai du vrai wifi)

Finalement il faut repartir, avec ma Douce en béquille qui nous ouvre la route. Pratiquement aucun gag dans l'avion, sauf que sur toute la cabine éteinte pour nous laisser dormir, il n'y avait qu'une seule lampe allumée et dardée sur mes yeux (« l’œil était dans la tombe, et regardait Caïn») et ma voisine dormait sur la commande...

Arrivée à Roissy, on a droit au camion Help, équipé de 2 plateformes pour handicapés: l'une pour charger, à l'arrière, et l'autre pour nous décharger, à l'avant, et passer par l'issue de secours de l'avion! Retour Brest, "atterrissage court" comme a dit le pilote.