Depuis quelques jours, mon skipper n'était pas normal. Je sais bien qu'il était seul, la Skippette déjà partie (avec son accord) vers d'autres cieux plus cléments, mais outre les rangements du bateau il faisait des piles de vètements. J'ai compris ce qui se tramait quand je l'ai vu sortir mon sac de transport Air France.
J 'ai bien essayé de fuir, mais dehors il faisait nuit et froid (-3°). Mon estomac a été un peu retourné,(oups, sur la moquette) mais j'ai dù composer.
Mercredi 16 à 7h30 du matin, il se lève, me donne seulement 1/2 dose de croquettes (çà commence mal), avale juste un thé, et nous voila partis, lui chargé comme un mulet.
Encore -3° dehors, puis le bus , très chauffé, puis dehors, puis le métro à -40 m sous terre, chauffé et bruyant, la gare centrale souterraine bondée, un pain au chocolat pour lui et rien pour moi.Puis à nouveau dehors dans le froid pour attendre une navette de bus.
J'ai reconnu Arlanda Airport!! et j'ai compris qu'on allait vraiment loin.Alors j'ai essayé de me tenir bien, car je commence à avoir l'habitude des grands voyages.
Mon Boss m'a mis devant les fenètres de l'aéroport, et j'ai pu voir les pistes toutes blanches, et les énormes chasse-neiges dégageant les accès. On a mème procédé au dégivrage de l'avion!
Embarquement rapide, mais j'ai dù me glisser sous le siège devant nous.
J'ai entendu mon Skipper pester contre les sandwiches au papier màché garantis sans viande (dixit l'hotesse), et le yaourt!! que j'aurais bien essayé...
Atterrissage, je ne sais pas si c'était pour moi mais les contrôles étaient bien plus intenses que la dernière fois.
Et là, une attente interminable, heureusement atténuée dans un restaurant par la rencontre avec une charmante jeune dame qui était curieuse de voir le contenu de mon sac. J'ai pu faire le beau, et discuter un peu malgré le bruit. Par contre j'ai refusé à boire et à manger, vue l'incertitude sur les suites.
Nouvel embarquement pour Brest , encore Air France, en-cas microscopique pour le Boss, encore rien pour moi. Enfin nous arrivons en Bretagne, et je retrouve notre ami Patrick venu nous chercher? Comment a-t'il deviné que nous étions là? On ne me dit rien. Et j'ai enfin pu retrouver mes toilettes personnelles.
Et le lendemain nous sommes partis en voiture pour Roscoff!!! et j'ai retouvé un de mes coins favoris, les genoux de Pol! et le jardin plein de senteurs diverses, et les oiseaux, et les murs sur lesquels je vais pouvoir grimper!Enfin un climat normal, enfin on va s'occuper de moi,et je vais profiter . Je sais en effet que cela ne durera pas, je pense mème que le bateau finira par me manquer. J'ai bien compris que mon Boss ne m'abandonne pas n'importe où. J'espère que nous pourrons nous voir sur Skype, car je sais que lui aussi va faire un long voyage...
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