13.8.14

Högsara

Mercredi 13,

Il faut s'arracher de cette belle escale et de nos amis Finlandais Bengt et Anü que nous remercions énormément pour leur amitié, leurs conseils, et le très bon restaurant. mais avant de partir il faut vidanger les eaux noires. Et pour ce faire il faut sortir de notre place entre pieux pour aller à quai.


12.8.14

Ruissalo. Naantali

Nous rentrons à nouveau lundi dans la marina de Bengt et Anü, qui nous ont donné l'adresse des deux webcams qui surveillent le port. Elles ont permis à la famille de nous voir arriver , puis repartir en voiture avec nos amis .Une anecdote à propos de ces webcams:un couple d'amis devait sortir en bateau avec Bengt; la jeune femme arrivée trop tôt en profite pour se changer en se cachant derrière une voiture garée là, juste sous la webcam du parking!!
Nous partons donc pour Naantali , avec son vieux quartier tout en bois.


11.8.14

Seili

Dimanche 10,

Nous nous extrayons difficilement de notre trou à rat , vent de travers Heureusement les autres bateaux près de nous , côté au vent, sont partis. Celui sous notre vent ne fait rien pour nous aider, jusqu'au moment où il voit que nous sommes très très lourds: il accepte alors de sauver son bateau en nous aidant.

Toujours sur les conseils de Bengt, nous choisissons Seili, petite ile tout près de nous, mais à l'histoire chargée. En 1620 Gustave Adolphe de Suède a décidé qu'elle servirait d'isoloir pour les lépreux (qui "encombraient" Turku), et ensuite pour les malades mentaux. Il a créé un hôpital et un village. Deux anses bien abritées, dont une nous accueille.

Nous visitons les lieux, en nous désolant d’être tard: tout est fermé. L’hôpital a été transformé en Institut de recherche sur l'Archipel, rattaché à Turku.
l'Eglise en bois

9.8.14

Nagu

Vendredi 8,

Nouveau trajet vers Turku pour des courses et enfin pour le ship, où je trouve le fameux enrouleur de sangle très pratique: 50 mètres, résistance 3800 kg.Je vous en parlerai dans mes trucs.
J'aime bien leur slogan:saves your money, nerves, marriage, and the planet!

Bengt vient nous voir pour le programme du weekend-end. Il nous propose Nagu, le St Tropez du coin.vent debout, évidemment! donc 3 heures de moteur entre les îles.


8.8.14

Ruissalo Marina

Jeudi 7 août,

le trafic est si important qu'il y a des radars automatiques sur les rochers (ici le pylone)

6.8.14

Rencontre Finlandaise.

Mercredi 6,

Départ vent d'est, orageux, avec une température à 34°, épuisante. Priez pour moi, mes frères Bretons, même mon appareil photo trop chaud s'est bloqué.on rentre dans le grand chenal vers Turku, avec nombre de ferries tous les 1/4 d'heures.

5.8.14

Houtskär: la pépite!


Mardi 5 aout,

Nous voulons aller à Turku, etape la plus nord de notre périple de cette année. Bien sûr le vent en décide autrement.

C'était bien parti pour les prévisions (sud-est) , mais le vent a forci avant de tourner à l'est, soit en plein dans le cap.Changements nombreux de toile avec les variations de vent, mais le génois est impossible à rouler correctement dans les rafales: je mets la trinquette, et je me déroute vérs un abri au largue, avec des pointes a 8,5 Kn. Nous choisissons Houtskär, qui nous avait été chaudement recommandé par nos Suédois Lars et Marianne.

Le port est sans particularité, et nous choisissons un mouillage forain un peu plus loin, tranquilles pour des bains a 28° ( vingt huit!).Le lendemain nous partons en annexe visiter le village et le musée: merveilles!

4.8.14

Kökar

Kökar: prononcez Chokeur. Plusieurs voileux nous l'ont conseillé. Nous partons donc de Bomarsund pour un long trajet à travers les iles, vous devinez. mèmes surprises des bouées cardinales, mais on comprend qu'il n'y ait pas beaucoup de latérales: celles-ci indiquent des chenaux allant vers un port, or il y a des chenaux partout, et parfois très encombrés. Je vous ai dit que seuls ces chenaux sont parfaitement hydrographiés, et j'ai très rarement vu des plaisanciers s'aventurer en dehors.
Après un long trajet sans histoire, ou presque (un finlandais veut entrer plus vite que moi, histoire classique ici, et un échouement-raclage du fond de ma dérive pour éviter un ferry), nou sentrons dans le port de Sandvik.Plusieurs particularités: le fond du port est une immense roche pentue mais lisse, et les pontons sont dans les cailloux (mais il y a 3 cardinales, dont la frite molle vue ci-dessus).

31.7.14

Bomarsund

Et le 31 juillet au matin, nous voyons arriver Fleur d'Iroise et ses bouffeurs de milles: Paul-Henri et deux de ses garçons. Ils se mettent à couple de nous pour un petit café, mais repartent vite vers de nouvelles aventures, car les garçons n'ont qu'une semaine de libre. Vite, une photo pour rassurer la famille.

Une fois prêts, nous partons sous génois seul (au portant!!) pour Bomarsund: 10 à 20 nœuds de vent, idéal. Mais il faut soigneusement faire a navigation, car les bouées sont à 95% des cardinales (jaunes et noires) mais sans voyant! Et elles doivent absolument être respectées.
une grosse bouée SUD

Une autre balise SUD sur un caillou

ce n'est pas une cardinale, mais une balise radar avec un oiseau



En haut, une frite, pardon une bouée OUEST
Une balise EST fatiguée, dans le port de Sandvik

Vendredi 1 août, 

Nous prenons une place sur le petit port de Bomarsund, car il reste des vestiges des fortifications que nous ont vivement conseillé nos amis Suédois.
Instruits par Paul-Henri, nous n'allons pas au port mais plus haut dans une anse isolée. Après un bain à 27° nous essayons un barbecue, mais nous allons être envahis de minuscules bêtes noires qui rentrent partout, se noient même dans nos bougies à la citronnelle, et colonisent notre paquet de chips. Il faudra faire le tri entre l'annexe et le bateau.

Bomarsund est un site très important pour les Aland.
Pour résumer, La Suède doit céder la Finlande et les Aland à la Russie en 1809. Or ces deux pays sont ennemis traditionnels. La Russie laisse une garnison permanente, puis décide de bâtir une forteresse de 290m de long, des tours de défense, un grand hôpital, et une base navale; puis une petite ville pour subvenir aux besoins des garnisons. Et les constructions commencent, en briques et en granite, par plus de 2000 hommes enrôlés ou condamnés. Mais la Russie est aussi engagée sur le front Turc, et les Franco-Anglais commencent la (première) guerre de Crimée. Et ils envoient une armada en Baltique en 1854. La forteresse est inachevée, il manque de nombreux moyens de défense. 
L'armada alliée bombarde la forteresse, débarque et attaque les tours. Et le gouverneur russe doit signer le 16 août la reddition inconditionnelle, pour éviter un massacre. Les anglo-français font tout sauter avant de partir. IL n'y a plus que des ruines. Les Russes sont revenus après cette capitulation, mais en 1856 au Congrès de la Paix à Paris, on déclare la "Servitude d'Aland": aucune fortification ne sera jamais reconstruite. et c'est le prélude à la démilitarisation totale de l'archipel.
Cet épisode est d'importance capitale pour les Aland, qui font tout pour maintenir en état ces vestiges.
Si vous voulez approfondir, un site très intéressant  des troupes de Marine.
http://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/hist014.htm

Nous allons faire une longue ballade (4,5 km) à travers tous ces vestiges, et le genou de Valérie a tenu malgré le gros dénivelé.
Le plan du Site

L'arrivée grandiose (plus de 30 m de haut)

remarquez les impacts des boulets sur la muraille


Vue panoramique d'une des tours de défense.





les restes de la Forteresse
 
Le passage entre Bomarsund et l'ile de Prasto



Une des plages de débarquement des alliés

Vue de la Roche du Diable

trajet retour, bien aménagé.
Et le soir, avis de grand frais: F6 rafales à 7, de suroît. Le bateau peine au moteur à fond: 4 nœuds face à un méchant clapot. Nous changeons de cap, et je préfère me réfugier dans un mouillage isolé et protégé, d'autant que çà va souffler cette nuit.

30.7.14

Mariehamn





Et du coup, de nouvelles rencontres sont venues enrichir notre collection et notre carnet d'adresses: 
-Lars et Marianne, tous deux chirurgiens de la main, venant de Stockholm, et qui nous ont entre autres prèté un pavillon des iles Åland "pour que nous soyons sùrs de nous revoir" cet hiver
 -Benko et Anu, Finlandais de Turku qui nous ont indiqué un tas de petits mouillages dans ces Iles;
 -Janice, Danoise qui a partagé la solitude de Valérie une semaine durant.
 -et l'équipage d'un superbe Boréal 47 Suisse déjà rencontré quelques jours auparavant. -sans oublier Victor, jeune franco-Suédois travaillant au port de plaisance, et qui m'a trouvé un taxi pour rejoindre Stokholm-Arlanda airport, et une foule d'autres conseils.
         Retour du skipper sur zone vendredi 25 soir, et départ dès le lendemain après un plein de gasoil. Nous n'allons pas loin: un petit mouillage forain en vue du port, mais calme et gratuit; nous nous baignons dans une eau à 30°: record battu.. Le dimanche, un canoé nous aborde: Philippe et Pia, couple Franco-Finlandais et leurs enfants. lui ancien marin connait bien Brest! Nous partons par un temps orageux vers Arholma, et des cataractes s'abattent sur le bateau. Nous arrivons au mouillage d'Osterhamn dans l'ile d'Arholma, car nous avons pris un rendez-vous avec nos amis Mike et Sue, anglais encontrés l'année dernière. Finalement ils arrivent le soir mème! après avoir essuyé des grains à 30 Kn. et c'est reparti pour un barbecue sur la côte, avec de nombreux échanges de secrets de navigation, et aussi hélàs des piqures de moustiques.... mais déjà il faut repartir.
Sortie d'Arholma.au fond, là-bas,à 30 milles, le large et les Aland
Et cette fois, le large nous attend (avec un petit l, car la route fait 30 milles seulement, mais c'est la première fois depuis longtemps que nous perdons la terre de vue).C'est aussi notre anniversaire de mariage, un beau cadeau, d'autant que nous allons passer le 60ème parallèle N !
 
 Un coucou aussi par SMS à Hervé Ceau dont c'est l'anniversaire: il nous répond de Camariñas! Changement de pavillon: nous entrons dans l'espace des Iles Aland qui appartiennent à la Finlande mais qui parlent Suédois. Changement d'heure aussi: UTC + 3.
Quelques mots sur les Iles Aland
6700 iles "nommées" mais en fait 20 000, répertoriées, dont seulement 60 habitées à l'année. Habitées par des chasseurs et pécheurs depuis 5500 ans avant J.C., puis colonisées par les Vikings, puis par les Suédois au 12 ème siècle. En 1809 les îles sont annexées à la Russie comme partie du Grand Duché de Finlande.
On verra plus bas le tournant de la défaite de Bomarsund.
Actuellement, Toute la zone est démilitarisée depuis 1921. Il y a un gouvernement provincial qui a beaucoup d'autonomie par rapport à la Finlande, mais la langue principale est le Suédois. Aland a son propre pavillon, ses timbres, l'Euro mais pas les taxes.Taux de chômage 3,1%!
Maison du Sauvetage en mer. La figurine au balcon est un mannequin.
Entrée du chenal de Mariehamn: 30m de fond à 50m de la tour.

Nous trouvons un superbe petit mouillage forain, un peu à l'écart des ferries qui passent toutes les 1/2 heures. Et nous voyons arriver... un bateau français! mieux que çà, Breton! en plus, immatriculé à Locmiquélic!!! mais Frédérique et Jean-François viennent de Kinsale!!! où Frédérique travaille. Du coup, apéro puis diner-partage à leur bord. 

       Et mardi nous partons à Mariehamn, pensant avoir épuisé notre lot de rencontres-surprises. Et bien non, il y a encore plus beau. En nous promenant à vélo dans la ville à la recherche d'une carte pour internet, je me fais interpeller par un jeune dans la rue: c'est Paul!!! notre équipier qui a participé à la remontée de Cybèle depuis l'Espagne, et qui passait par là avec le Rara Avis, un des bateaux du Père Jaouen! Cà se termine à bord avec un petit diner sympa où Paul nous raconte ses 5 derniers mois: on l'a quitté à St Barth, il a descendu l'arc Antillais, remonté vers les Bermudes, puis les Açores, les Scilly, l'Aber Wrach, les Anglo, Amsterdam, le canal de Kiel, Gotland, jusqu'ici...
"Seules les montagnes ne se rencontrent jamais"....
Cette curieuse maison a été construite ailleurs par un architecte connu, et plus tard a été transférée au port!
      

 Et à 21 heures locales un coup de canon et une sonnerie de trompette: il faut baisser notre pavillon national, on ne plaisante pas avec çà ici.