2.7.13
Cuxhaven
mardi 2 juillet, pas un souffle de vent. Cette fois nous prenons le courant descendant pour sortir , ce qui nous donne 3 Kn de plus en vitesse. On retrouve le système de Bretagne Nord: la mer monte 8 heures car il y a un décalage de 2 heures entre Norderney et Cuxhaven. Tant pis pour ceux qui redescendent vers la Hollande...Nous ne repasserons a priori pas par là la prochaine fois.
J'ai choisi le chenal Est, bien balisé (pas sur le traceur...) moteur moteur moteur, ras le bol.
Au passage on rencontre deux bateaux pilotes en stand-by très au large, dont un énorme. Je pense que les pilotes vivent à bord?Beaucoup de cargos au mouillage aussi.
On voit qu'on approche de Cuxhaven par la concentration de gros navires qui entrent ou sortent du fleuve.
Anecdote véridique: comme je m'ennuie à surveiller la route et le cap, je me lance dans une petite partie de Freecell (ma drogue) sur Ipad. Et j'entends un petit cri: je lève la tète et je vois deux phoques, puis immédiatement un remorqueur qui vient vers moi, en dehors du chenal! alors que je respectais bien les bouées vertes à babord , donc que j'étais moi aussi en dehors du chenal (vous me suivez?) Les phoques sont donc comme les dauphins chez nous et avertissent les marins distraits.
Hereusement le courant est montant car l'entrée est très longue. Nous arriverons à 20.10 au poste de la Segler Vereiningung Cuxhaven SVC; très bien installé, avec une harbourmaitresse femme, des installations luxueuses, mais une ville un peu triste. Gasoil à 1.61, je refuse, sans savoir que çà a dù augmenter partout, car ce sera plus cher plus loin...On va rester deux jours car j'essaie d'installer l'Iridium sur le PC et l'Ipad. Cà n'arrive qu'à moi, sur la clé USB de Julien il y a un programme d'installation qui est refusé par mon antivirus. J'arrète l'antivirus, j'installe le programme, et je redémarre l'antivirus: ALARME! Enquète faite sur le net: il s'agit d'un faux positif, donc pas d'un microbe mais d'une erreur de Avast mon antivirus. Ils sont en train de s'en rendre compte et de faire un correctif, mais en attendant tout est bloqué. Je passe sur les nombreux mails échangés avec Mailys ma délicieuse belle-fille qui doit en avoir marre d'un vieux chnoque comme moi, dépassé par la nouvelle cuisine informatique .
Vérification des niveaux du moteur qui a beaucoup travaillé, nettoyage des filtres, en attendant la vidange prochaine.
1.7.13
Lauwersoog-Borkum-Norderney
dimanche De bon matin (10 heures), nous passons la dernière écluse hollandaise. Surprise , le niveau de la mer est plus bas que dans la Lauwersmeer, et il ne reste plus que 1,20 m d'eau à la sortie. Une broutille pour nous, mais une mauvaise surprise pour nos amis anglais qui le lendemain iront dans la marina en dehors de l'écluse, et se planteront de 60 cm dans la vase.... Moteur OK, puis grand-voile et trinquette, puis un ris car le vent monte. Et on a le courant contre nous, et un chenal étroit, et des bancs de sable partout! Règle essentielle, respecter les bouées (changées tous les ans) et non la carte, qui est fausse d'une année sur l'autre. Puis le courant finit par s'inverser, et ètre favorable, nous aidant à faire une moyenen de 7,1 Nds sur le fond. La carte Raymarine est complètement fausse, mais pas la carte Navionics de l'Ipad (encore une fois). Le chenal principal est dévié à l'est, et le chenal secondaire est bouché. Enfin on revoit de l'eau verte! par contre très peu d'oiseaux. Nous passons près d'un gigantesque champ d'éoliennes en construction: j'en compte 20 arrètées, et une plate-forme en train d'en monter une autre. Et nous arrivons enfin à Borkum: grosse déception! marina abandonnée, mal équipée , mais payante. On apprendra demain que cette marina était privée, mais que les investisseurs ont complètement abandonné la gestion et l'entretien. l'ambiance est glauque.Douches communes mais propres. Aucun commerce a moins de 8 km.On attendra.
Lundi 1 juillet Départ prévu à 10 heures pour bénéficier du courant: le vent force 5 nous écrase sur le ponton, et nous empèche de partir malgré manoeuvres sur garde avant ou arrière, et le propulseur très insuffisant. Il faut alors gréer l'annexe, monter une aussière de 60 m sur le ponton opposé juste entre deux passages de bateaux, puis hàler le bateau au winch pour le décoller, l'amarrer au ponton au vent, remettre en place l'annexe, au prix d'une dame de nage de l'annexe cassée, par mes efforts . Encore une réparation en perspective, mais le bateau est déplacé sans casse. Départ enfin , avec retard, destination Norderney, en passant par dessus des bancs de sable impressionnants., On arrive vers 17.45. Et le port est déja plein. Mais il est d'une autre classe! et prix... Et un peu plus tard nous retrouvons nos inénarrables Anglais navigant de conserve avec un autre Halberg Rassy, la classe. Après quelques courses à vélo, veillée d'armes et on décide de viser Cuxhaven pour des questions de courant et de timing: nous avons rendez- vous avec mon petit-fils Tom le 8 à Hamburg. Nous avons juste une heure de Wifi, donc pas encore de photos , mais on pense à vous tous.
30.6.13
Calimero part en voyage
Tout ceci est absolument véridique!
Après avoir bien préparé le bateau pour que ma Skippette n'ait pas de
problème (changement préventif de bouteille de gaz...), je pars en
voyage pour retrouver mes enfants, en oubliant d'ouvrir la bouteille. Le
train pour l'aéroport est facile: Leeuwarden est le terminus et donc le
départ. On ne peut prendre un aller-retour, mais deux trajets au mème
prix. Par contre le Wifi est gratuit dans tout le parcours! et un écran
de TV nous indique chaque arrèt. Heureusement que c 'est écrit car la
prononciation est incompréhensible. Contre toute attente je ne me perds
pas et me retrouve au sous-sol de l'aéroport de Schiphol. En suivant les
flèches je remonte au RDC et avise un stand de renseignements. Je
chausse mon plus bel anglais et demande comment me faire rembourser la
TVA sur mes achats en Hollande. Fin de non-recevoir, nous sommes en
Schengen. Si j'avais été british...Pour enregistrer mon vol on m'indique
un automate jaune, qui me redirige vers un autre automate jaune, qui me
valide. Ouf! Je trouve notre zone de départ, et reçois sur mon
téléphone un message de retard de l'avion pour cause d'intempéries. Il
sera évident que je vais rater ma correspondance. Je reviens au stand de
renseignements et parle français sans réfléchir, et le mème préposé que
tout-à-l'heure me répond en... français! Il faut aller à un autre
stand, où une hôtesse me parle anglais avec un débit de mitrailleuse,
mais me dit que les autres avions auront du retard, et que c'est
jouable. Je monte dans l'avion : vol secoué au point que ma voisine n'a
pas eu le droit d'aller aux toilettes.Nous avons droit à un verre de jus
de fruit et 4 petits gateaux que j'ai eu du mal à voir dans leur
paquet, bien sùr impossible à ouvrir.
Arrivée Paris CDG en gros retard, l'hôtesse me glisse que l'avion Paris-Nantes est retardé pour cause d'intempéries...Je cours néanmoins (Hall 2F, vous savez, celui qui fait 2 Km..), pour rien car une vingtaine de passagers sont dans mon cas. Longue attente, puis le Stewart nous annonce que "le logiciel de calcul de l'assiétte de l'avion ne parvient pas à calculer le poids, que c'est un nouveau programme pas très au point, et que la tour de contrôle refuse le départ"...Puis le commandant de bord nous signale que c'est la cargaison de Shit qui est mal placée...(sic!) une heure 30 après l'heure, nous avons enfin le droit de partir. Nouvelles turbulences, et on parvient à atterrir à Nantes où m'attend mon frère.
Après notre joyeuse fète de famille et un détour à Lorient pour voir mon Papa, je repars pour Nantes en train, sans avoir pu valider la totalité de mes vols. A Nantes, on me signale qu'il y a eu un bug(!), et on me fait une seule carte pour les deux vols. Le retour est émaillé d'un début d'arrestation à la Douane: je transporte un kilo de poudre grise: de la farine de blé noir pour les crèpes!et du fil éléctrique pour le bricolage du bateau.IL a fallu tout déballer. Voyage sans histoire, je crains le pire. Je descends sous Schiphol pour prendre le train, j'avise un chariot pratique pour mon sac lourd, et je ne vois pas de machine à composter le billet. Je vais voir le contrôleur qui me signale que je suis en infraction pour utilisation frauduleuse du chariot! qui n'aurait pas dù descendre. Je parviens à lui dire que je l'ai trouvé en bas, et il me croit. Train de retour OK malgré un piège: la moitié antérieure du train ne va pas au terminus Leeuwarden mais j'avais été prévenu par un mail de mon indicateur anglais Clive.Dans le train l'écran TV indique les stations et la prévision d'arrivée, que je communique à ma Puce, mais le train retarde et l'heure change plusieurs fois. Et j'arrive enfin au bateau!
Arrivée Paris CDG en gros retard, l'hôtesse me glisse que l'avion Paris-Nantes est retardé pour cause d'intempéries...Je cours néanmoins (Hall 2F, vous savez, celui qui fait 2 Km..), pour rien car une vingtaine de passagers sont dans mon cas. Longue attente, puis le Stewart nous annonce que "le logiciel de calcul de l'assiétte de l'avion ne parvient pas à calculer le poids, que c'est un nouveau programme pas très au point, et que la tour de contrôle refuse le départ"...Puis le commandant de bord nous signale que c'est la cargaison de Shit qui est mal placée...(sic!) une heure 30 après l'heure, nous avons enfin le droit de partir. Nouvelles turbulences, et on parvient à atterrir à Nantes où m'attend mon frère.
Après notre joyeuse fète de famille et un détour à Lorient pour voir mon Papa, je repars pour Nantes en train, sans avoir pu valider la totalité de mes vols. A Nantes, on me signale qu'il y a eu un bug(!), et on me fait une seule carte pour les deux vols. Le retour est émaillé d'un début d'arrestation à la Douane: je transporte un kilo de poudre grise: de la farine de blé noir pour les crèpes!et du fil éléctrique pour le bricolage du bateau.IL a fallu tout déballer. Voyage sans histoire, je crains le pire. Je descends sous Schiphol pour prendre le train, j'avise un chariot pratique pour mon sac lourd, et je ne vois pas de machine à composter le billet. Je vais voir le contrôleur qui me signale que je suis en infraction pour utilisation frauduleuse du chariot! qui n'aurait pas dù descendre. Je parviens à lui dire que je l'ai trouvé en bas, et il me croit. Train de retour OK malgré un piège: la moitié antérieure du train ne va pas au terminus Leeuwarden mais j'avais été prévenu par un mail de mon indicateur anglais Clive.Dans le train l'écran TV indique les stations et la prévision d'arrivée, que je communique à ma Puce, mais le train retarde et l'heure change plusieurs fois. Et j'arrive enfin au bateau!
Dokkum-Lauwersoog
Nous repartons enfin! Bonne météo, baromètre au plafond. Encore 4 ponts pour traverser Dokkum , paiement par le sabot au bout d'une canne à pèche, puis on prend un ponton en pleine campagne pour que Pirate se dégourdisse les jambes. Il saute , se met à l'affût, puis d'un bond gigantesque se précipite dans un fourré: il ressort avec un mulot entouré d'une grosse touffe d'herbe, et se met à croquer lentement sous les cris de la Skippette . Du coup il est privé de sortie le soir.
Jeudi , nous repassons par Burdaard, avec ses deux ponts gardés par un seul bridge-keeper, qui fait la navette entre les deux à vélo et collecte le bruggeld (péage) avec son sabot. Aujourd'hui le deuxième pont est bloqué ouvert mais avec un feu rouge. Personne, on passe. Une avant-dernière écluse, puis un stop à la Marina de Lunégat pour renseignements sur un éventuel hivernage, les prix sont intéressants. Et on arrive à la Lauwersmeer, qui fait partie du Nationaal Park. On avise une ile équipée de pontons, on s'échoue à l'entrée (...) puis on entre en marche arrière et on prend un appontement. Pirate sort aussitôt, et revient nous offrir un mulot à moitié mort sur la moquette, sous les cris de ma Puce qui grimpe aux rideaux. Je jette le chat dehors, puis la souris, (morte sous les cris) . Pirate reviendra trempé car maintenant il pleut...La Puce en profite pour faire du pain pour la premiére fois. Il pleut toute la nuit. Le lendemain il ne fait plus que 13° dedans , j'allume le groupe et un radiateur.Il pleut toujours, mais nous voulons voir du pays.
Vendredi on se ballade dans la Lauwersmeer, très belle malgré le temps gris: beaucoup d'oiseaux, quelques autres mouillages installés dans des petites criques, toujours propres. Le temps se gàte, on prend un ponton au sud de la Marina qui jouxte l'écluse, pour voir venir la meteo.Helas pas possible d'avoir un internet correct, il est limité, nous permettant juste de capter Météofrance:pour la zone German ils annoncent du NW 5 a 6, avec rafales à 7 virant ouest. Notre ponton est exactement orienté au NW donc nous restons la nuit Samedi, vent force 7, ma Puce fait la comptabilité pendant que je change la commande du winch électrique , que je repique du courant pour alimenter les liseuses de notre cabine,et autres réparations. Nos amis Clive et Jane sont a l'abri... Dans la marina tout prés de nous, mais je ne veux pas faire des manoeuvres de port dans ce vent. Aujourd'hui dimanche nous retrouvons Clive et Jane à la Marina pour prendre de l'eau et d'importants détails sur la route. Nous projetons d'aller à Borkum puis Helgoland.
Temps mitigé mais rien à voir avec hier... Photos suivront, mais pas le temps..
19.6.13
Il se passe toujours quelque chose
Nous sommes donc sortis de Leeuwarden pour gôuter le calme, le silence hors la ville, et avons pris un ponton en pleine nature comme les Hollandais savent en implanter partout. Personne alentour, sauf quelques bateaux de passage car nous sommes sur la Staande Mastroute, au loin deux superbes fermes immenses avec énormément de vaches Frisonnes. Mais vous ètes sur Cybèle 17, et rien n'est comme d'hab.
D'abord Pirate part en découverte dans les champs, puisque c'est pour lui que la Skippette a choisi cet arrèt. Il revient plusieurs fois, repart de plus belle, et se marre. Le soir , fier du devoir accompli, il vient prendre sa dose de càlins (les croquettes, c'est le matin). Une petite main lui caresse l'échine, et..................découvre une énorme tique!!Alors qu'il est vacciné et traité en préventif...
Appel d'urgence à Roscoff pour avis véto des parents de Valérie. Préparation de la table d'opération, désinfection des instruments, prémédication de la bète, règlage de l'éclairage, puis j'arrache la bestiole (la tique, pas le chat) avec sa tète et ses pattes, et la noie dans les toilettes. Na!
Le chat se remet vite, et veut ressortir! refus catégorique, il faut une convalescence.l'opérateur se remet de ses émotions avec une boisson ambrée non lactée.
Le lendemain, personne alentour, etc, etc... et soudain un vacarme tonitruant: un avion à réaction type Rafale, puis deux, puis 3 , qui font des ronds juste au dessus de nous, puis un avion-radar Awacs (quadriréacteur) puis deux, qui font des essais de décollage-atterrissage, tout près de nous! tandis que les avions continuent de vrombir..... et que le fermier fait son épandage de lisier! youpie!Nostalgie: on était bien au bloc opératoire, surtout que la journée s'annonce chaude voir caniculaire (au moins 28°).
On prend notre courage à deux mains et les vélos au bout des pieds, pour faire une balade dans les champs, mais il faut s'arrèter à chaque fois que le quadriréacteur fait du rase-mottes sur la tète de Valérie.
Epuisés, nous reprenons le chemin de Leeuwarden pour trouver une bonne place avant le soir, mais les ponts sont en pause de 16 à 18 heures...
Le soir pour se remettre, on met à l'eau l'annexe, on attelle le fringant moteur et vogue la galère dans les canaux et sous les ponts, si bas qu'il faut presque se coucher dans l'annexe. Elle voulait faire Venise, mais on a fait Leeuwarden.
Et ce midi 19 juin qui voila? nos amis Anglais Clive et Jane! que nous accueillons pour une nuit, et qui nous invitent pour un diner chez eux ce soir.
Voila, j'arrète là la narration car je me prépare à revenir au pays. La suite à mon retour dans une semaine. Bises à tous, commentez!
14.6.13
repos à Leeuwarden
Ce jour nous prenons du repos dans ce cadre champètre en plein centre ville, pour visiter et aussi combler mon retard de photos. Vous pouvez revenir en arrière du 31 mai au 2 juin, c'est fait. Soyez indulgents pour le reste, c'est très long. Pour vous faire patienter, voici notre arrèt d'aujourd'hui
oui, on est à la fois en ville et dans le Haven (port, aménagé!)
La OldeKerk au fond
Bébé va bien mais Maman est un peu gàteuse
A bientôt sur vos écrans!
13.6.13
encore bloqués
3 énormes vieux gréements viennent d'accoster tout près de nous, et on doit un peu reculer pour leur laisser de la place.
Finalement le wifi lui aussi est débité par tranches de deux heures, mais répétitives! Merci à l'antenne de Julien qui nous donne un fort signal alors que le harbourmaster, pardon le Havenmeester nous avait parlé d'un signal très faible.
Sortie des vélos pour faire un petit tour en ville. J'échappe à la tournée de shopping voulue par Valérie et nous faisons le tour des canaux. Je monte à la tour emblème de la ville: la Oldehove. Devinez: elle est ...penchée. Triste histoire de cet architecte qui s'est trompé dans son implantation. Elle a commencé à giter pendant la construction, il a essayé de finir le haut de la tour en redressant les murs ce qui lui donne un air tordu, et finalement a abandonné et est mort dans la misère.Le reste de l'église n'a jamais été construit: plus personne ne voulait faire de don. Les travaux ont commencé en 1529, et elle n'est pas encore tombée. L'escalier est difficile à prendre car il penche beaucoup au départ. Mais au bout de 167 marches le spectacle est très beau . Le vent très violent m'oblige à me cramponner pour faire les photos.Ma Puce n'a pas voulu m'accompagner...
Retour au port après le supermarché, qui a comme partout ici une collection de vins étrangers étonnante.On apprend que la 4ème nuit consécutive est gratuite; ce pourrait ètre un bon plan pour Valérie qui va rester quelques jours seule avec Pirate pendant que je reviens en France pour le mariage de mon fils Jean-Marc et de Nadège. En plus il y a des trains Leeuwarden-Shiphol Airport (Amsterdam), des commerces de proximité, et un confort +sécurité.
Allez, vous avez été patients et j'ai du réseau, je mets quelques photos sur les pages précédentes si Pirate qui est sur mes genoux ne m'empèche pas de jouer avec ma souris...
Bises à tous. Demain météo plus favorable, tentative de vidange des eaux noires et sortie pour un mouillage secret en dehors de la ville.
12.6.13
Leeuwarden
12 juin
Ce matin le vent s'est levé tôt, pour
monter à force 5. Cela devient difficile de gérer les virages et les
manoeuvres de « port » sachant qu'avec le peu de fond je dois remonter
la dérive. Il fait chaud : 21 ° dehors. La route devient très fréquentée
aussi bien par des plaisanciers que par de très grosses barges. Les
carrefours sont un peu stressants car il n'y a plus les panneaux
indicateurs de sens giratoires. Nous entrons dans la Sneekermeer, et
remarquons un changement de dialecte : les mots changent comme
Watchsteiger (zone d'attente avant un pont) qui devient watchplaat.
Nous embouquons le PrincesMargriet Kanaal
et le vent monte à 6! Comme il y a de nombreux virages, on ne peut
mettre la trinquette et le moteur poursuit vaillamment. Pourvu que çà
dure.
A une attente d'écluse le vent nous
écrase sur le quai d'attente. Le départ difficile laisse une trace de
peinture de Cybèle comme signature, sniff...pourtant on avait acheté 3
défenses de plus pour le protéger.
On arrive à Grouw, carrefour si grand et
complexe qu'il y a des panneaux indicateurs! On se perd quand même , car
il y a des divergences entre le traceur à la barre et l'Ipad, qui est
plus précis. Comme il faut aussi regarder tout autour les autres bateaux
et aussi le guide nautique (en hollandais) on n'est pas trop de deux.
On passe sous deux lignes à très haute
tension (à 28 m de haut) et sur une autoroute par un « Aquaduct » à
Himpens. Puis des Hollandais francophones nous ouvrent la route en nous
traduisant les indications des pontonniers, car il n'y a pas
d'indication de VHF. On butte sur deux ponts avec voies de chemin de fer,
puis un pont en construction, et l'heure tourne! On est précédé par un
énorme vieux gréément hollandais.
Nous arrivons à la périphérie de
Leeuwarden, où le paiement des ponts se fait par un sabot tendu au bout
d'une canne à pèche par le pontonnier à notre passage, ce qui oblige à
ralentir, difficile avec le vent qui me met en crabe. Or pour ne pas
rater ce passage qui se ferme à 20 heures, j'ai doublé le vieux gréement
qui me colle au train et qui a un énorme bout-dehors!Il est 19.55 et
les ponts s'arrètent à 20 heures. Nous devons nous arrèter en pleine
ville après ce premier pont, dans un quai assez joli. Le Harbourmaster
se matérialise bruquement au volant de son vélo, et nous explique le
paiement par automate. Pas cher, mais tout se paie: douches, eau,
electricité (1KW) par carte.
Et on n'a que 2 heures de Wifi, je
n'aurai donc pas le temps de monter les photos. Ce texte est tapé hors
ligne . Il est tard, bises à tous.
11.6.13
Markermeer-Ijselmeer
Mardi 11 juin
Pour la première fois depuis 15 jours, on
part et on peut mettre les voiles!! çà ne devrait pas durer, mais on en
profite. On sort même le gennaker, sur un délicieux vent de sud est
force 3, chaud;Puis évidemment cela tombe et on remet le vaillant moteur
.Nous passons devant les marinas d'Enckhuisen
Nous passons l'écluse
Spoort sans attendre, en passant par dessus l'autoroute empruntée hier
avec nos amis. Ils appellent çà un Naviduct.Nous quittons ainsi la
Markermeer pour entrer dans l'Ijselmeer. Une escadrille de gros
moustiques (qui ne piquent pas ) fond sur nous, et s'écrase sur le pont.
Nous sortons les prises anti-moustiques, et aucun ne rentrera dans le
bateau. De toutes façons Valérie les attire, elle est mon meilleur
répulsif.
Cette mer intérieure très vaste est plus
profonde que la Markermeer. Un calme blanc s'installe, avec une brume de
chaleur. Valérie se baigne, puis nous prenons une douche chaude sur la
plage arrière.
Notre sortie de l'Ijselmeer se fait par
l'écluse Margrietsluis, puis le lac Grutte Brekken, balisé comme
d'habitude par de très nombreuses bouées, alors que c'est tout droit.
Ecluse de Spanneburg, puis une nouvelle mer, la Koeverdermeer, puis un
pont suivi d'une écluse où nous entrons avec une péniche. L'écluse
s'ouvre, la péniche passe sous le pont qui reste fermé. On demande à
l'éclusier quand il va ouvrir, et il répond avec le plus grand sérieux « to morrow
morning! ».Puis il l'ouvre avec un grand signe de main, comme tous ceux
qu'on a rencontré.
La remontée se poursuit dans des paysages
changeants mais tous magnifiques: oiseaux pialliant, poissons sautant
hors de l'eau, petite brume, calme blanc toujours,tout nous incite à un
petit apéro bière à la framboise (merci Laurence!) et zakouskis divers.
A 21h 10 nous arrivons à une petite ile
aménagée comme dans le Kagerplassen, idéale pour que Pirate se
dégourdisse les jambes, ce qu'il fera jusqu'à 4 heures du matin.
Au bilan, 160 milles depuis Breskens, 750 milles depuis le départ.
10.6.13
Re-Amsterdam et tourisme
9 et 10 juin
De bon matin, nous partons en voiture pour A-Dam tous les quatre. Arrivée près de Sixhaven car nous pensions pouvoir garer la voiture et poursuivre en ferry: raté, zone bleue partout. Difficile de trouver une place. Puis arrivée devant le Canal bus Hop-On Hop-Off, bateau de touristes qui se paie par un billet valable la journée et qui permet toutes sortes de trajets. On va réussir à sillonner preque tous les canaux, voir les vannes qui servent à nettoyer les canaux 3 fois par semaine,passer devant tous les monuments, dont vous verrez les photos bientôt, et nous donner envie d'y revenir.Bon repas hollandais puis poursuite à pied dans la foule cosmopolite, puis reprise du bateau. Un peu rincés en fin de journée, nous trouvons le courage d'aller à Marken, encore plus beau que Volendam et surtout plus typique et moins envahi de touristes.Marken était auparavant une ile, dont les maisons étaient montées sur pilotis pour laisser passer les vagues. La création des digues en a fait une presqu'ile plus protégée,ils ont gardé les maisons surélevées, mais ont fait des murs en briques sous les pilotis. Petit port plein de charme.Retour base pour repas et nouveaux projets. En fin de repas, Pirate revient! se jette sur ses croquettes, sans aucune explication.Il est ensuite mis aux fers, traduisez enfermé jusqu'à notre départ.
Le lendemain, calme preque plat, nous partons toujours en voiture pour Edam puis Hoorn puis pour faire un bout de la digue de la Markermeer. Photos vont suivre. Tout est superbe , tout penche, tout est propre, bien rangé.
Mais il faut revenir, les Brestois nous quittent en faisant des projets de nouvelles escales.
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