20.7.13

Agersø havn


Et après rangement du bateau nous partons vers le port d'Agersø Lystbådehavn.Nous passons devant le port: nous sommes sifflés par le maitre du port qui nous voyait dépasser l'entrée et nous engager dans une zone de faible fond. Nous sommes accueillis au quai principal de ce tout petit port,par le haven master, pardon le HavnFurher ,qui parle français! Cette place est une chance pour nous car toutes les places entre pieux sont trop petites, et il n'y a que très peu de quais.
Finalement après avoir trouvé un wifi gratuit, nous resterons ici deux jours, profitant d'un billet groupé pour 3 ports et 4 jours.
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le port
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l'entrée du port est entre le grand voilier et le petit avec son foc en pare-soleil!
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BBQ sur le quai, habitude typiquement Scandinave
Toutes les installations sont à disposition
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Entrée du village depuis le quai
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déco vieille maison de pécheur
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La plus vieille maison du village
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la maison du maitre du port

17.7.13

Marstal-Avernakø

Bonjour. Je vous écris avant de défaillir, il fait 30,8° à l'ombre!
Nous sommes restés lundi et mardi matin à Aeroskøbing, pour une visite de ce vieux village, quelques courses, et une visite de Marstal en bus gratuit. Les impots danois sont parmi les plus élevés du monde, mais ils s'en servent bien! Et il parait que tout le monde est content de cette omniprésence de l'état .
Mercredi  17, départ pour Avernakø, laissant la belle ile de Drejø à tribord, mais il faut faire le choix. nous passons devant un joli mouillage au sud de cette ile d'Avenakø, assez encombré, et remontons vers le "port" si minuscule qu'on ne pourra pas y entrer. Qu'à cela ne tienne, un mouillage forain nous tend les bras, ou plutôt les algues.Je vous passe le sdétails sur un mouillage dans les règles, etc, etc.Nous visitons le port en annexe (3.20m, çà rentre facile).
Jeudi activités multiples au mouillage, vent faible,coupage de cheveux pour moi.Mais le baro descend...Tentatives multiples d'attraper les fichiers météo par Iridium: négatif. Il reste ce que j'avais enregistré il y a quelques jours sur l'Ipad, mais  qui sont toujours optimistes. Ils prevoyaient 15Kn, on en a eu 22 à 25.
Et Vendredi 19 à 5.30 je suis réveillé par les rafales, Il faut partir avant que le bateau ne décide de se faire la belle.Il a commencé sur 20 m (trace sur la carte de l'Ipad) mais je veillais.

14.7.13

Aeroskøbing-le retour

Vous ètes nombreux à demander des nouvelles fraiches. En voici , avec du sang.
Hier donc, le bateau est parti sans nous, mais avec le chat. Rodéo pour le ramener au bercail, changement de mouillage, 35 m de chaine, gros test, vent force 4 rafales à 5 ,pas de mer. On se couche après un frugal repas, épuisés par le devoir accompli. Nuit de 1/2 sommeil (je ne dors que d'un oeil). Ce matin 06.00 , sans savoir comment, je "sens" que çà ne va plus: je me lève d'un bond: vent NW6, on dérape à  nouveau. La Skippette est déjà debout. Allumer le moteur, la dérive, le propulseur, le traceur, remonter en vitesse la chaine: c'est encore un  gros herbier. Là on n'a dérivé que d'une centaine de mètres. Je pars mouiller à l'abri de la petite ile en face du port: 3 m de fond, 40 m de mouillage, gros coup de marche arrière, etc...
On part se recoucher quelques minutes et on se réveille à nouveau à 10.15. Tout a tenu; mais le vent forcit et la mer se lève malgré l'abri partiel de l'ile. On n'a plus qu'à rentrer dans le port. Mais il est plein, et les plaisanciers partent au compte-goutte. Nous sommes le 14 juillet, seul français en piste, seul bateau alu, et surtout seul dériveur. Un premier tour pour rien, juste pour se présenter, puis nous jetons notre dévolu sur un fifty sympa qui est seul au quai à cet endroit, mais la place est un peu courte pour nous. Les autres plaisanciers sortent tous pour nous aider, et surtout pour protéger leur canots de notre char d'assaut. Je calcule au petit poil ma trajectoire, vent de travers. Mephisto est en attente, à la fois m'envoie une rafale à 22 noeuds et me glisse une aussière traversière (bien lovée pour ètre lancée au dernier moment) dans l'hélice. Plus de moteur, je vais m'écraser?? non, car au dernier moment le coupe-orin a fonctionné, et les défenses bien placées amortissent le camion fou. Des mains secourables nous poussent, nous tirent, nous mettent en biais (!!) dans l'emplacement.
Réglage des amarres dont une sur un pieu devant nous. le vent ne faiblit pas. En fait trois autres bateaux viendront nous passer dessus, deux 45 " et un 40". Notre petit voisin commence à rétrécir,écrasé sur le quai.
Pour ne pas voir çà , nous partons pour un fish and chips norvégien sur le port, puis  pour une très belle visite du bourg avec ses vieilles maisons du 17 ème siècle.
Au retour, le port est encore plus plein. Je médite devant un petit bateau de 8 m qui se gare dans un mouchoir et s'arrète du pied. Où est le temps où  nous faisions des marches arrières avec le Muscadet? Et le temps où  nous avions une quille, avec l'effet du pas de l'hélice qui nous faisait virer sur place? L'OVNI est un bateau de Mer, de Voyage, mais pas de petit port comme tous ceux qu'on voit ici.
Je suis épuisé par mon bras, mais Valérie a encore la ressource de faire une soirée crèpes. Nous allons nous coucher tôt car un de nos voisins qui fait plus de 15 m va partir demain à 9 heures, et il est au quai... Il faut donc déplacer toute notre rangée pour qu'il sorte de son trou. Heureusement la météo est un peu plus engageante, car ce soir j'ai encore du force 5...

13.7.13

Nous avons perdu le bateau


Ce soir je m'interroge.
Hier, nous sommes arrivés à l'entrée du port de Aeroskobing. Etude de la carte, inspection des vents, météo, vérification de l'émérillon de la liaison chaine-ancre, mouillage de 25 m de chaine par 2 m de fond, ancre de 25 kg pour 13 tonnes (largement au dessus de la norme), amortisseur de chaine et crochet suisse, marche arrière pour crocher l'ancre.
Ce matin rien n'a bougé avec 20 Kn de vent. Rassurés, nous partons en annexe pour vister le port et prendre des repères pour demain. Charmant village typique, photos, détours dans les ruelles, petite incursion dans un supermarché Netto, puis retour tranquille dans l'annexe.On sort du port, et ....rien:le bateau a disparu.
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En quelques secondes,on imagine tout : vol, bris de la liaison chaine-ancre tarée à plusieurs tonnes,  et on se voit à la fois à l'hôtel ce soir et au poste de police ....
Nous avisons le bateau allemand près de notre ancien emplacement: Valérie engage la conversation en allemand, bien sùr je n'y comprends rien, sauf que le skipper est parti à la poursuite d'un bateau en alu,qui dérivait. Je vois très loin un bateau blanc avec une grand-voile blanche qui ne ressemble pas à Cybèle, mais qui a quand mème un portique arrière. Faible espoir. Puis nous voyons une annexe revenir du bateau au loin. Nous partons full speed: c'est bien le nôtre qui a été intercepté  par les allemands, qui sont montés à bord après avoir frappé à la coque, puis ont tenté de mouiller ma deuxième ancre avec mon cablot , sans succès.Et Pirate qui n'a rien dit, alors que le téléphone de Valérie était à bord! il devait encore dormir.
Je saute à bord, je sécurise notre petit fils, Valérie saute à la barre et démarre le moteur par 4 m de fond. Je remonte avec difficulté le mouillage principal puis le secondaire, sans pouvoir les remettre à bord. Sur les deux ancres une énorme quantité d'algues plates évoquant des posidonies, et de la vase; Nous sommes à  quelques centaines de mètres de la côte sous le vent;Remontée rapide tout en attaquant sauvagement les ancres avec la gaffe, nettoyage des algues, choix d'un nouveau mouillage, 35 m de chaine pour 3 m de fond, violente marche arrière, vérification multiple, puis deux bouteilles de vin du Domaine de la Solitude pour remercier nos amis allemands.
Quelques heures avant nous avions vu débarquer à bord deux équipiers sympa d'un autre bateau voisin, et nous avions conclu entre autres qu'une toute petite faute pouvait entrainer une catastrophe. Mais ici il n'y a pas eu de faute, et pourtant...
Un remontant pour le capitaine affecté par ce nouveau coup du sort, pendant que la Skippette rigole (!!) et nous prépare un excellent diner, et que Tom parle à  son père par Skype.
Vous qui nous lisez dans votre fauteuil, sachez que nous continuerons quand mème! Cela s'appelle sans doute du masochisme, mais l'overdose n'est pas encore atteinte!
Bises à tous

12.7.13

Kiel-Bagenkop-Aeroskobing



Vendredi 12 soir:
Plantons le décor.il est 20 heures, je suis dehors avec l'Ipad et son clavier, devant le charmant petit port de Aeroskobing, le soleil baisse lentement, et se mire dans un petit verre de vieux rhum sur la table du cockpit. Il fait encore chaud, mais supportable . Les bateaux continuent d'arriver car c'est une des destinations favorites des Danois. Très peu d'oiseaux car il n'y a plus beaucoup de poissons. Mais cet après-midi nous avons croisé une escadre de cygnes au repos dans un haut-fond entre deux iles.
Je reviens sur le récit de notre aventure. Je vous ai laissés à Kiel, au port de plaisance de Durstenbrok, où nous avons trouvé un accueil remarquable, un ponton d'honneur à l'entrée juste pour nous, des Allemands sympa : Yorn et Anna, au point de nous accompagner en voiture au super-marché pour faire notre plein. Nous avons récupéré notre petit-fils à l'avion de Hambourg: Valérie a pris un taxi puis un car pour l'aéroport, puis est revenue par le mème moyen. J'ai pu trouver dans un schpichandler (à 4 km en vélo...) les pavillons de courtoisie* du Danemark et de la Suède qui nous manquaient.
 Mardi 9 juillet, nous partons pour le port de Strande, à la sortie du Kieler Förde pour trouver du gasoil pas trop cher (1,578 le litre) mais avec une pénalité de 4,52 euros pour paiement par carte. Devinez? mais ne riez pas:nous avons vidé la cuve. Mais le pompiste charmant nous a donné plein de détails, des idées de mouillage, et une carte de Wifi gratos de 1/4 d'heure. Nous partons prendre un mouillage forain un peu plus loin, par 1 m de fond. J'en ai profité pour étalonner le sondeur à la main: il a un pied de pilote de 50 cm.
Mercredi 10 départ à 05.45 heures pour revenir à la pompe,  finir le plein comme convenu avec le pompiste. Puis nous partons, ou plutôt je pars tout guilleret pour Bagenkop à 35 nautiques de là , avec 15 Kn de vent, puis 20 puis rafales à 25, avec deux ris et la trinquette, pendant que Valérie administre les derniers sacrements au chat et soulage l'anxiété du petit Tom avec une Nautamine qui le fera dormir; Pour moi c'est le premier jour des vraie navigation à la voile depuis longtemps. Nous sommes au petit largue, à 7 Kn de vitesse fond, sur la ligne des cargos qui rentrent à Kiel. Arrivée sur les chapeaux de roue à Bagenkop : pas de place. Nous nous garons à bord extérieur du quai de l'entrée, et attendons la sortie des derniers bateaux. à 11 H 30 un "gros" nous laisse une place à quai, et nous la prenons. En fait les bateaux ne vont cesser d'arriver toute la journée, et à la fin le port sera plein à craquer: je porterai 3 autres bateaux à couple, et il y en aura 5 à couple derriére moi. Paiement du port avec un automate qui délivre un ticket coloré à coller dans le gréement. Les habitués ont une petite planchette à l'avant , où ils collent tous les reçus de paiement. Je vais vous faire mal, du moins à ceux qui naviguent: la nuit à 27,49 euros couvre éléctricité , eau, WC, douches, lavage linge... et internet (faible) . Nous sommes accueillis par Kerstin, femme sympa navigant avec ses filles sur un beau voilier, et qui nous donne de précieux conseils sur la suite. Le harbour master se coupe en 4 pour nous aider: il nous prète une remorque pour l'atteler à mon vélo pour transporter Tom, et nous donne une "idée de ballade". Traduisez des côtes qui m'obligent à mettre pied à terre au risque de péter une durite, alors que Tom Nabab secoue l'engin pour aller plus vite.
Jeudi 11 on reste au port : le vent a faibli, on s'essaie pour la première fois à rentrer entre deux pieux écarté de 4,40 m alors que je fais 4,28 m de large. Bien accueillis par nos voisins sympa allemands qui viendront visiter le bateau. Pendant que Valérie va à la plage avec Tom en vélo (celui de Tom étant prèté par les voisins), je démonte entièrement le Lazy-bag décousu et déchiré par la prise de ris difficile . 4 heures de couture manuelle au Speedy Stitcher, petite merveille Américaine. Le soir, après le repas, petit concert improvisé par des jeunes avec des Cuivres sur la tour qui domine la Marina. Soleil couchant superbe. Mais le vent se lève, su Sud-est force 5.
Vendredi, Caliméro prend une douche. Je rentre dans une vraie salle de bains, gratuite, plus grande que à Brest, avec un robinet double mitigeur: douche froide. Damned! je souffre en silence, commence à me sécher, jusqu'au moment où j'avise un bouton discret marqué: "Press for warm water"! et je recommence! c'est plus confortable...
Premier départ d'entre les pieux: tout était prèt, le voisin nous aide gentiment, et au moment où je sors, une vielle caisse à boulons (traduisez un bidet à moteur) qui faisait des essais de moteur, se met juste derrière nous. Le vent contraire nous rabat sur les pieux, qui ont dù avoir mal avec notre coque. Nous partons à la voile, puis avisons une anse avec 1 m de fond. Précisons que je n'ai plus la carte de mon Ipad préféré, car le Danemark ne fait pas partie de l'Europe pour Navionics. Nous allons tester le fond avec la dérive, et nous arrètons en plein milieu de nulle part pour baignade de Tom , repas et sieste. Puis nous repartons voile puis moteur pour arriver ce soir à Aeroskobing. Non sans un échouement ** car il faut mériter notre réputation de rase- motte. Voila, le soleil va s'effacer derrière l'horizon, je vais mettre tout çà sur le net, et nous pensons bien à vous tous, présents ou partis. Bises
.
*pavillon de courtoisie: pavillon du pays visité, arboré aux barres de flèche tribord sur notre bateau , alors que notre pavillon national est à l'arrière. Bien sùr le pavillon breton, le vieux, pas le gwen ha du, est aux barres de flèches babord.
* *Echouement= involontaire, opposé à Echouage, qui est volontaire
PS je viens de télécharger la carte du Danemark pour l'Ipad, une merveille!

8.7.13

Maasholm

Dimanche on repart: on réussit à avoir les deux ponts dans le mème temps (il y à 7 milles entre les deux mais aussi un peu de courant sortant) et on commence à voir énormément de monde! C'est dimanche , les très nombreuses marinas du lac se vident en mème temps. Nous choisissons Maasholm un peu avant la sortie, pour trouver du gasoil. Bien sùr nous arrivons 1/4 d'heure après la fermeture; Qu'importe, le village est très beau, la petite marina proprette et accueillante . Valérie demande un petit détail à une skippette Allemande à côté de nous: voila-t'y pas qu'ils débarquent à deux avec son mari, une carte marine, un Ipad, et nous donnent une foule de renseignements sur le Danemark et sur Kiel. En plus cette sympathique Tanya s'offre à nous véhiculer en voiture demain à Kiel pour faire l'avitaillement!
l'après-midi,petit tour à vélo, et le plein d'eau gratuit à quai.
Petit intermède technique qui me pose question. Il n'y a pas de marée ici. Il y a donc un courant "sortant " du fond de la rivière vers l'extérieur, mais ce courant est inversé dans la marina après le premier pont: il est mème signalé comme dangereux.Il peut varier avec le vent, et mème faire monter le niveau du lac par fort vent d'ouest. Nous avons vu les dégàts causés par ce courant: une petite ile rongée côté amont avec les arbres qui tombent dans l'eau, et une vasière en aval.
 Intéréssant panneau d'information à l'entrée de Maasholm: en 800 après JC l'ouverture etait plus au nord, utilisée par les Vikings. Puis cette entrée s'est bouchée, et une autre s'est ouverte plus sud, jusqu'au 18ème siècle, pusi bouchée elle aussi. Une troisième ouverture, l'actuelle , est plus bas à Schleimunde qui au départ était une ile. Et on craint pour son devenir car le gros port de la Marine de Guerre de Olpeniz avec sa grande digue risque de l'ensabler. La Marine l'a abandonné... pour se replier sur Kiel, et on ne sait qu'en faire.
Le soir départ pour revenir à Kiel car demain Valérie va chercher le petit Tom à l'avion de Hambourg: il va rester avec nous 3 semaines. On prend encore 4 heures de moteur sans un souffle de vent,en croisant des milliers de petites méduses. Puis on s'arrète dans un mouillage forain en face de Kiel, avec le spectacle des multiples bateaux qui passent sans arrèt. Et il y a nettement moins de mouches!

Schleimunde

On peut enfin mettre les voiles, et pour une fois nous ne sommes pas au près serré! Cela cache quelque chose. Nous rencontrons un vieux gréément que Valérie connait bien, le Loth Lorien pour lequel elle a travaillé dans une autre vie. Un coucou VHF, puis on continue. Le vent commence à tourner, tomber, revenir de face, re-tourner puis se lever dans l'autre sens. On fonce enfin vers l'embouchure de la Schlei qui est l'ouverture d'un très grand lac magnifique.
Mon chapeau Tilley se saborde devant une ancienne marina de la marine de guerre allemande, mais nous réussissons à le rattrapper à la gaffe.  Le petit port de Schleimunde est bourré à craquer, nous entrons dans un chenal étroit (pas 20 m par endroits, et il faut respecter les bouées) et très encombré, on voit que le coin est touristique et prisé!
Nous passons le pont basculant de Kappeln qui ouvre toutes les heures  à 45mn, avec beaucoup de candidats au passage dans les deux sens en mème temps.Où est le sens de l'ordre allemand?
Nous trouvons un endroit sympa pour un mouillage forain, nous "plantons la pioche" c'est- à dire l'ancre. L'examen attentif de la carte après nous montre qu'on est au bord d'un ancien dépôt de munitions coulé là.Le rangement de la grand-voile me montre que le rail est en train de prendre un peu de jeu. Je monte voir, mais ne comprends pas le montage du rail qui n'est pas conforme à la notice.
Le lendemain nous remontons la Schlei , passons le deuxième pont basculant de Klappbrucke, et rentrons dans un univers encore plus beau. Il faut faire abstraction des nombreux campings, mais il y a aussi de très belles villas, beaucoup de bateaux de toutes sortes, et quelques coins sauvages; Cette fois on ne peut pas aller jusqu'à Schleswig qui est trop loin, on mouille dans un coin sympa pour repos complet, enfin presque car il faut que je répare le support de dame de nage de l'annexe, cassé à Borkum: démontage complet, nettoyage, préparation des pièces, rabotage, ponçage, collage Cyano, pressage, re-ponçage, ouf. durée 4 heures...
Et une attaque de mouches nous tombe dessus, envahit le bateau, et ne nous quitte plus.Elles sont très tendres avec nous, sans nous piquer, mais c'est un peu usant la nuit. et il fait trop chaud pour condamner toutes les ouvertures. Nous n'avons des mouche-tiquaires que pour les petites  ouvertures.

4.7.13

Canal de Kiel

Canal de Kiel

jeudi 4 juillet, nous partons très tôt (7 heures) pour avoir de la montante pour traverser le fleuve, et arriver à l'écluse. Gros trafic, pas de visibilité car crachin breton. Et on arrive juste pour ètre refoulés à l'entrée de l'écluse de Brunsbuttel, qui est pleine. On veut attendre sur le quai avant l'écluse, et une voix tonitruante nous l'interdit par haut-parleur, heureusement en Anglais. On tourne en rond 20 minutes, puis on rentre en premier. Dans l'écluse il y a des pontons flottants, ce qui facilite l'amarrage mais nécessite des défenses flottant au ras de l'eau. Et la porte s'ouvre.... sur 100 km de canal de Kiel. C'est très long , et interdit pour nous la nuit. Il y a des signaux lumineux à chaque virage important pour signaler l'arrivée de cargos, car le système marche en permanence à  double sens avec de temps en temps des arrèts dans les goulots d'étranglement. Tout est automatisé, et les maisons de surveillance du trafic sont abandonnées. Comptez aussi sur les nombreux bacs qui traversent, les ponts à 40m de haut, les lignes à haute tension... Heureusement quelques intermèdes bucoliques scandent la route. On croise une usine d'éoliennes qui tourne à plein régime et charge les cargos directement sur le fleuve, un chantier naval qui batit deux superbes motor-yachts dont un de plus de 40 mètres,beaucoup d'usines en marche et certaines abandonnées.
Le temps devient très long, on  s'arrète sur une petite ria, la Flemhuder See, où nous rejoignons une dizaine de voiliers qui rompent la monotonie du canal. ria sauvage, calme, silencieuse, et juste de temps en temps par l'entrée rétrécie on voit passer un paquebot, un porte-container, un méthanier...qui eux passent jour et nuit.
Vendredi 5 à 7h50 dernière partie du trajet. on arrive seuls (!!) à l'écluse de sortie, on paie sur une petite cabane entre les écluses qui s'intitule "shop", et la porte s'ouvre enfin sur le Kieler Förde, le port qui regroupe en fait les militaires, les paquebots, le commerce, et une douzaine de ports de plaisance dont l'ancien port des Jeux Olympiques de 1936 et mème le British Kiel Yacht Club,et le Britain's Army Sailing Training Centre!qui datent de l'après guerre. Nous passons devant de nombreux grands voiliers qui font du charter.Un peu de Wifi gratuit glané par notre antenne et nous partons à la recherche de gasoil à la marina Laboe en face de Kiel. Impossible de tourner dedans,  je refuse la manoeuvre hasardeuse,et nous partons pour la riviere de Schlei.

2.7.13

Cuxhaven


mardi 2 juillet, pas un souffle de vent. Cette fois nous prenons le courant descendant pour sortir , ce qui nous donne 3 Kn de plus en vitesse. On retrouve le système de Bretagne Nord: la mer monte 8 heures car il y a un décalage de 2 heures entre Norderney et Cuxhaven. Tant pis pour ceux qui redescendent vers la Hollande...Nous ne repasserons a priori pas par là la prochaine fois.
J'ai choisi le chenal Est, bien balisé (pas sur le traceur...) moteur moteur moteur, ras le bol.
Au passage on rencontre deux bateaux pilotes en stand-by très au large, dont un énorme. Je pense que les pilotes vivent à bord?Beaucoup de cargos au mouillage aussi.
On voit qu'on approche de Cuxhaven par la concentration de gros navires qui entrent ou sortent du fleuve.
Anecdote véridique: comme je m'ennuie à surveiller la route et le cap, je me lance dans une petite partie de Freecell (ma drogue) sur Ipad. Et j'entends un petit cri: je lève la tète et je vois deux phoques, puis immédiatement un remorqueur qui vient vers moi, en dehors du chenal! alors que je respectais bien les bouées vertes à babord , donc que j'étais moi aussi en dehors du chenal (vous me suivez?) Les phoques sont donc comme les dauphins chez nous et avertissent les marins distraits.
Hereusement le courant est montant car l'entrée est très longue. Nous arriverons à 20.10 au poste de la Segler Vereiningung Cuxhaven SVC; très bien installé, avec une harbourmaitresse femme, des installations luxueuses, mais une ville un peu triste. Gasoil à 1.61, je refuse, sans savoir que çà a dù augmenter partout, car ce sera plus cher plus loin...On va rester deux jours car j'essaie d'installer l'Iridium sur le PC et l'Ipad. Cà n'arrive qu'à moi, sur la clé USB de Julien il y a un programme d'installation qui est refusé par mon antivirus. J'arrète l'antivirus, j'installe le programme, et je redémarre l'antivirus: ALARME! Enquète faite sur le net: il s'agit d'un faux positif, donc pas d'un microbe mais d'une erreur de Avast mon antivirus. Ils sont en train de s'en rendre compte et de faire un correctif, mais en attendant tout est bloqué. Je passe sur les nombreux mails échangés avec Mailys ma délicieuse belle-fille qui doit en avoir marre d'un vieux chnoque comme moi, dépassé par la nouvelle cuisine informatique .
Vérification des niveaux du moteur qui a beaucoup travaillé, nettoyage des filtres, en attendant la vidange prochaine.

1.7.13

Lauwersoog-Borkum-Norderney

dimanche De bon matin  (10 heures), nous passons la dernière écluse hollandaise. Surprise , le niveau de la mer est plus bas que dans la Lauwersmeer, et il ne reste plus  que 1,20 m d'eau à la sortie. Une broutille pour nous, mais une mauvaise surprise pour nos amis anglais qui le lendemain iront dans la marina en dehors de l'écluse, et se planteront de 60 cm dans la vase.... Moteur OK, puis grand-voile et trinquette, puis un ris car le vent monte. Et on a le courant contre nous, et un chenal étroit, et des bancs de sable partout! Règle essentielle, respecter les bouées (changées tous les ans) et non la carte, qui est fausse d'une année sur l'autre. Puis le courant finit par s'inverser, et ètre favorable, nous aidant à  faire une moyenen de 7,1 Nds sur le fond. La carte Raymarine est complètement fausse, mais pas la carte Navionics de l'Ipad (encore une fois). Le chenal principal est dévié à l'est, et le chenal secondaire est bouché. Enfin on revoit de l'eau verte! par contre très peu d'oiseaux. Nous passons près d'un gigantesque champ d'éoliennes en construction: j'en compte 20 arrètées, et une plate-forme en train d'en monter une autre. Et nous arrivons enfin à Borkum: grosse déception! marina abandonnée, mal équipée , mais payante. On apprendra demain que cette marina était privée, mais que les investisseurs ont complètement abandonné la gestion et l'entretien. l'ambiance est glauque.Douches communes mais propres. Aucun commerce a moins de 8 km.On attendra.
 Lundi 1 juillet Départ prévu à 10 heures pour bénéficier du courant: le vent force 5 nous écrase sur le ponton, et nous empèche de partir malgré manoeuvres sur garde avant ou arrière, et le propulseur très insuffisant. Il faut alors gréer l'annexe, monter une aussière de 60 m sur le ponton opposé juste entre deux passages de bateaux, puis hàler le bateau au winch pour le décoller, l'amarrer au ponton au vent, remettre en place l'annexe, au prix d'une dame de nage de l'annexe cassée, par mes efforts . Encore une réparation en perspective, mais le bateau est déplacé sans casse. Départ enfin , avec retard, destination Norderney, en passant par dessus des bancs de sable impressionnants., On arrive vers 17.45. Et le port est déja plein. Mais il est d'une autre classe! et prix... Et un  peu plus tard nous retrouvons nos inénarrables Anglais navigant de conserve avec un autre Halberg Rassy, la classe. Après quelques courses à  vélo, veillée d'armes et on décide de viser Cuxhaven pour des questions de courant et de timing: nous avons rendez- vous avec mon petit-fils Tom le 8 à Hamburg. Nous avons juste une heure de Wifi, donc pas encore de photos , mais on pense à  vous tous.